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« Le changement climatique s’accélère et s’intensifie du fait de l’activité humaine».

Une première fuite du 6ème rapport du GIEC (août 2021) nous permet de savoir que les scientifiques sont maintenant catégoriques : « Le changement climatique s’accélère et s’intensifie du fait de l’activité humaine».

Le 6° nouveau rapport du GIEC du 4 avril 2022 : Trois ans pour garder une planète « vivable »

Appel à contributions : avril 2022

Le groupe éducation CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance) qui s’inscrit dans l’appel de Raymond Millot de mai 2020 (voir ci-dessous) a décidé de lancer un vaste appel à contributions pour illustrer, nuancer, compléter les points de cet appel. L’école qui répondra à l’urgence environnementale, celle qui fera de chaque enfant, adolescent, un vivant parmi le Vivant, celle qui saura articuler les besoins et désirs de l’individu avec ceux du collectif, celle qui transformera notre société pour qu’elle soit plus juste, égalitaire, fraternelle devra […] Cliquer ici pour consulter l’Appel à contributions sur notre site.

L’Appel de notre collectif : mai 2020

Le Jour d’après, c’est celui que prévoyait le Manifeste de 2017, signé par 15364 scientifiques de 184 pays et qui se terminait ainsi : « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard. ».

Il aura fallu 3 ans pour qu’une majorité de Français, selon les enquêtes, prennent conscience du danger. Ils peuvent donc facilement concevoir que demain, leurs enfants vont devoir vivre dans un monde où la solidarité, la coopération, la mobilisation de toutes les formes d’intelligence, seront indispensables pour faire face, pour résister, pour trouver des solutions.

Notre système « éducatif » ne correspond en aucune façon à cet avenir.

Son but principal est de sélectionner les « élèves » pour répondre aux besoins du système capitaliste, avec pour horizon la consommation et pour résultat, l’accroissement des inégalités.

Il est donc urgent d’esquisser les contours d’un système éducatif alternatif et d’entreprendre des recherches-action le préfigurant. Divers faits d’actualité sont de nature à encourager un tel projet. 

Parmi les 4 objectifs que le débat permettra de compléter :

  • développer les capacités de résilience « en donnant la part belle à la coopération et la créativité, et au développement des sciences citoyennes et participatives (cf. les 35 propositions du livre « Retour sur Terre » Dominique Bourg et collectif. Puf mai 2020)
  • permettre au potentiel d’intelligence et de créativité de chaque individu de s’exprimer au service de son propre équilibre et du développement qualitatif de la société, notamment par la création dans le domaine artistique
  • favoriser les démarches émancipatrices et solidaires dans l’esprit des premiers temps du mouvement ouvrier
  • affirmer que l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement
Voir ici la liste des signataires de l’APPEL. Cliquer ici.

Vous pouvez encore signer

en écrivant à Raymond Millot : rr.millot@wanadoo.fr

ou à Nadine Lanneau : nadine.lanneau@laposte.net

avec vos qualités, vos références. Merci.

Des dates importantes

Avril 2022

Le groupe éducation CNNR qui s’inscrit dans l’Appel de Raymond Millot de mai 2020 (voir ci-dessus) a décidé de lancer un vaste appel à contributions pour illustrer, nuancer, compléter les points de cet appel. Cliquer ici pour consulter ce nouvel Appel sur notre site.

Voir le site du CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance)

6 mars 2022

Le livre « L’Education, un bien commun » a été recensé dans un article de Questions de class(e)s :

« L’éducation suffoque et celles et ceux qui croient ou qui osent encore croire à son caractère émancipateur se sentent orphelin·e·s ou bien impuissant·e·s à retrouver du collectif pour la penser et la (re)construire. […] Entre une volonté à revenir au « bon vieux temps de l’enfance » et nous prendre pour des gosses en pensant à notre place dans une micro série style Netflix, l’espace de liberté est infime. Infime, mais il existe. A nous de nous y engouffrer collectivement à ce moment précis où l’histoire tousse à nouveau, en pleine « stratégie du choc »…

Ce souffle d’air revivifiant est à respirer dans le livre de Raymond Millot « L’éducation, un bien commun » ainsi que dans tous les collectifs qui pensent indissociablement éducation et société […] A lire ici.

12 Février 2022

A la fin du petit livre-manifeste L’EDUCATION, UN BIEN COMMUN, il est proposé : « d’imaginer les contours d’un Institut de l’Education et de l’Emancipation (I.D.E.E.) où les enseignants n’auraient qu’un pouvoir partagé avec  des scientifiques des sociologues, des psychologues, des médecins, des représentants de parents, soucieux de faire de l’éducation l’affaire de tous ».

« L’I.D.E.E., en tant qu’utopie réaliste, permet aux pédagogues politiquement conscients d’envisager les sujets dont elle aura à débattre ».

« L’émancipation comme facteur déterminant de l’éducation ». Raymond Millot. Lire l’ensemble du texte dans la Page en haut du site LE CHANTIER.

C’est aussi un article du BLOG.

4 novembre 2021

Les Editions Massot publient la brochure : « L’Education un bien commun ». Auteur : Raymond Millot. Préface de Ludivine Bantigny. Dans de nombreuses librairies et en ligne Place des libraires  ou FNAC.

« L’éducation émancipatrice comme bien commun s’inscrit bien sûr dans le sillage d’expériences puisées et au passé et au présent. Que l’on songe à la Commune de Paris…» nous dit l’historienne Ludivine Bantigny dans sa préface.

« On a accepté pendant trop longtemps de croire que l’école de Jules Ferry assurait cette fonction. Qu’elle soit un outil de la reproduction sociale comme l’a démontré Pierre Bourdieu, choque encore. Explorer le projet d’en faire « un bien commun » comme il va falloir le faire pour l’air, pour l’eau, pour la santé, a conduit Raymond Millot à des conclusions qui peuvent aussi choquer, ou, comme il l’espère, ouvrir un « horizon » pour les luttes qu’impose la catastrophe annoncée ». L’éditeur.

Notre appel se justifie chaque jour. Nous nous efforçons d’en convaincre les visiteurs en présentant des faits qui en renforcent l’opportunité :

14 septembre 2021

Une étude très préoccupante décrit l’état de la jeunesse : « Tristes, effrayés, abandonnés… De nombreux jeunes en détresse face à la crise climatique ».

La plus grande étude jamais réalisée à ce jour sur l’éco-anxiété démontre qu’au Nord comme au Sud, les 16-25 ans sont majoritairement angoissés face au changement climatique et aux réponses inadaptées des gouvernements en place. […] Lire ici dans Liberation du 15 septembre

4 septembre 2021

Opportunité de l’objectif premier de notre appel : la résilience

« développer les capacités de résilience »

La résilience ne concerne pas seulement « la reconstruction des villes marquées  par des accidents industriels ou météorologiques », thème du FORUM DE LA RESILIENCE dont nous parle Le Monde :

Dans sa présentation du Forum, la journaliste du Monde écrit :« Pour dépasser le traumatisme collectif, l’humain a besoin de donner du sens à son expérience et d’imaginer un avenir ». Elle cite les propos de Samuel Rufat géographe : « [les questions] portant sur l’attention aux plus vulnérables manifestent notre degré de civilisation ». Ivan Boissières spécialiste de la sécurité industrielle […] : « En matière de culture de sécurité, les comportements des différents acteurs en temps de crise dépendent de la lente construction en temps de paix ». Aziza Akhmouch experte de l’OCDE : « […] Nous avons aujourd’hui une fenêtre de tir qui rend ces mesures socialement et politiquement beaucoup plus acceptables qu’elles ne l’étaient hier. ».

Les enfants sont « les plus vulnérables »

Il faut en effet engager « la lente construction (des comportements) en temps de paix. Et notre volonté de faire de l’éducation un bien commun doit profiter de cette « fenêtre de tir » et devenir, si nous unissons nos efforts « une mesure socialement et politiquement acceptable ».

Eric Eloi, auteur de « Sortir de la croissance » préface Jean Jouzel, commente le 6ème rapport du GIEC  (Le Monde 18-08). Il propose un message d’espoir sous certaines conditions :

« Il y a un chemin d’espoir pour l’humanité au milieu du chaos climatique qu’elle a elle-même engendré. C’est le scénario dit « SSP1 » (shared socio-économique pathway 1) qui fait du bien-être humain  et de la réduction des inégalités sociales les deux piliers du développement en lieu et place de la croissance économique ».

L’école telle qu’elle fonctionne accroît les inégalités sociales. Nous prétendons que les objectifs qui figurent dans notre appel sont en mesure de les réduire.

C’était le projet du Plan Langevin Wallon. C’est celui qui guide tous les pédagogues progressistes qui travaillent à contre-courant.

17 mai 2020

Notre APPEL et ouverture du site éducation « bien commun ». 

13 mai 2020

« Déclaration » du Conseil National pour la Nouvelle Résistance, CNNR, point 5 : « Les biens communs sont l’air, l’eau, la biodiversité, la santé, l’éducation. »

27 mars 2020

18 organisations syndicales, associatives et environnementales signent une tribune  « Plus jamais ça ! Préparons le « jour d’après » Lire ici.

Utopie éducative : où en sont les écoles expérimentales aujourd’hui ?

Les écoles de la Villeneuve de Grenoble

Par Michel Eymard, ancien des Ecoles expérimentales de la Villeneuve de Grenoble, responsable de l’ex Centre de Classes-Lecture de Grenoble, ancien élu municipal dans le Vercors : « Les écoles expérimentales ont permis d’explorer de nouvelles pistes d’organisation de l’école et de construction des savoirs » […] Et par Raymond Millot, ancien coordinateur des écoles de la Villeneuve de Grenoble : « On dirait aujourd’hui que des conditions étaient réunies pour envisager un changement de paradigme incluant le domaine éducatif » . Lire la suite ici.

L’école de la rue Vitruve à Paris

« Pour présenter le récit que les enfants et les adultes d’un groupe de l’école élémentaire de la rue Vitruve proposent dans ce livre, ne suffirait-il pas de rappeler qu’il ne s’agit pas des souvenirs d’une colonie de vacances mais bien de l’activité d’écoliers et d’instituteurs sur la totalité d’une année scolaire ? » Par Jean Foucambert. AFL. Lire la suite ici.

Autre article sur l’école de la rue de Vitruve : « Hors des geôles de jeunesse captive » Gérard Delbet, ancien professeur de l’école Vitruve. Le titre est emprunté à Montaigne (Livre I, chapitre 26) Lire l’article ici.

Parlez, les arbres ! Photo. G. Delbet

Le lycée auto-géré de Paris

« Dans ce lycée, ce sont les élèves et les professeurs qui s’occupent de faire les repas, le ménage, l’administration… L’idée de cette alternative au système éducatif traditionnel : donner plus de liberté et de responsabilités aux élèves. Bienvenue au Lycée Autogéré de Paris » Brut. Une journée au lycée auto-géré de Paris.

Le collège Clisthène près de Bordeaux

« Clisthène = collège-lycée-innovant-socialisant-à taille humaine-dans l’Education nationale-et expérimentale : c’est un projet d’organiser autrement la vie et l’enseignement des collégiens.

Voici un film de présentation de CLISTHENE, écrit, réalisé et monté par Diego Sinibaldi, élève de 3ème en 2020/2021. Ce film a été tourné « dans le monde d’avant ». Consulter cette vidéo.

L’école de la Neuville

Françoise Dolto a créé avec Gérard Oury et des institueurs l’école de la Neuville. Sa fille Catherine Dolto en parle ici : « Il y a une chose qui parait très importante à notre époque, c’est d’être intraitable sur le statut de la parole chez les êtres humains, parce qu’en ce moment, pour des raisons sociales, politiques et qui sont dues au progrès de la Science, on a tendance à oublier que le mammifère humain, là où il est spécifique, extraordinaire et terrible d’ailleurs, c’est en ce qu’il est doué de langage. Et il existe une école qui organise les relations entre les parents et les enfants, entre les enseignants et les enfants, entre le Savoir et les enfants, et entre les enfants entre eux bien sûr ». Consulter cette vidéo.

En Belgique, l’école publique de Buzet-Floreffe et l’Haccourt des enfants

« L’ÉLÈVE DEVIENT PÉDAGOGUE – LA FRATERNITÉ ORGANISÉE . Charles Pépinster nous parle des écoles à pédagogies innovantes qu’il a réussi à mettre en place en Belgique en tant qu’inspecteur « désobéissant » à sa hiérarchie qui l’a d’abord honni puis lui a tressé des lauriers au vu des résultats obtenus : « La pédagogie du chef-d’œuvre, je l’ai initiée et prônée en 1978 en tant qu’inspecteur, disais-je, mais je l’ai ensuite appliquée moi-même dans l’école publique de Buzet-Floreffe dès 1992. C’est une école communale, officielle, gratuite, ouverte à tous, que j’ai instiguée comme instituteur bénévole pendant quatre ans après ma mise à la retraite en tant qu’inspecteur. Jean-François Manil et Léonard Guillaume, tous deux docteurs en sciences de l’Education et ins­tituteurs, l’ont reprise, théorisée, améliorée et enfin racontée avec moi dans un livre collectif :  « Du chef-d’œuvre pédagogique à la pédagogie du chef-d’œuvre. » Ed. Chronique Sociale. Depuis lors, huit écoles publiques ont emboîté le pas à Buzet […] Septembre 2020 : Une septième école publique à pédagogie du chef-d’oeuvre en Belgique : à Haccourt, « l’Haccourt des enfants ». Charles Pépinster.

Lire l’article écrit par Charles Pepinster sur notre site ici.

Des vidéos : Une école primaire pas comme les autres à Buzet-Floreffe

« A l’école publique de Buzet à Florette (Belgique), la sanction sur les enfants n’existe pas. Les élèves n’ont pas de devoirs et des progrès notoires sont constatés sur plusieurs d’entre-eux. Voyons la méthode avec son fondateur et un professeur ». Une école belge sans note où l’on apprend en s’amusant

Haccourt, école belge à pédagogie du chef-d’œuvre. Par Christelle Fosséprez, GBEN. Sur notre site.

ARTICLES RECENTS

Le système vu par ceux qui le subissent : des lycéens parlent…

Par Raymond Millot. Publié dans « Elèves ». Nous reprenons ici ce texte publié en 2016. Il est d’une immense urgence. A partager… Pédagogues et « républicains » s’écharpent pour le bien des enfants. Ceux-ci n’ont pas les moyens d’exprimer leur point de vue. Certains d’entre eux devenus jeunes adultes au Lycée Le Corbusier d’Aubervilliers (93) ont pu le… Lire la suite Le système vu par ceux qui le subissent : des lycéens parlent…

Ceci est une réflexion, une analyse, surtout pas un modèle…

Comme le souligne son auteur, Jean Foucambert, AFL (Association Française pour la lecture). Publié dans Système éducatif. Introduction à « En sortant de l’école… – Un projet réalisé par des enfants de la rue Vitruve ». L’Ecole de la rue Vitruve, une école expérimentale dans l’enseignement public des années 70. Elle existe encore.  Si le séjour à Bedous… Lire la suite Ceci est une réflexion, une analyse, surtout pas un modèle…

Education populaire : de l’oxygène pour la démocratie

Par Philippe Meirieu, chercheur, professeur des Universités en Sciences de l’éducation. Publié dans Société éducatrice. On ne comprend rien à l’éducation populaire si l’on ignore que ses militantes et militants restent aujourd’hui, plus que jamais, des insurgés refusant le fatalisme du destin, la restriction de la culture à une élite, la résignation à l’injustice et… Lire la suite Education populaire : de l’oxygène pour la démocratie

L’ensemble des articles est à lire dans le BLOG

Bibiographie, sitographie

Dans cette rubrique : Des textes, des citations tirées de livres ou de sites à lire et partager. Cliquer ici pour aller sur la Page en haut du site et accéder à tous les documents.

Le dernier document publié dans la Page :

« Eduquer en Anthropocène »

Recension du livre par Karine Ennifer, Conseillère d’éducation populaire et de jeunesse.  Ouvrage sous la direction de Nathanaël Wallenhorst et Jean-Philippe Pierron, avec la collaboration de Pierre Léna, professeur émérite, membre de l’Académie des sciences. Editions Le bord de l’eau, 2019. Des extraits :

L’objectif de l’ouvrage est de « penser l’éducation à nouveaux frais » (p.11).

Une première raison de cette ambition est qu’« il faut admettre que si nous en sommes là aujourd’hui (désastre écologique), c’est le résultat de l’éducation la plus poussée proposée par nos civilisations. Il a fallu une intelligence collective sophistiquée pour produire le moteur à combustion, les CFC, l’énergie nucléaire ou encore le DDT. Aucune de ces technologies aux conséquences dévastatrices n’aurait pu voir le jour sans un système éducatif performant à même de former des ingénieurs, scientifiques, et économistes» (p. 42). Il est donc indispensable de comprendre comment cela a été possible et ce que cela nécessite de transformer dans le système éducatif.

[…]« Un élément de réponse est la pensée en silo. On étudie la physique, puis la biologie, puis le français de manière séparée. Cela laisse à penser que chaque discipline non seulement est enseignable de manière autonome, mais est autonome en soi. Cette segmentation mène à la pensée en silo, où chaque discipline, et par extension chaque métier n’existe que pour soi. (…) l’éducation à l’environnement est vaine s’il s’agit d’un silo supplémentaire. Elle concerne toutes les disciplines et doit être enseignée dans chacune d’elles à la fois comme savoirs positifs que normatifs. c’est à ce prix qu’une écopédagogie sera possible » (p.43). Lire ici sur notre site.

Pour une éco-pédagogie

Un peu d’humour… Photo-montage Luigi Zuccante

Actualités

Nous souhaitons publier sous cette rubrique des articles ayant trait aux possibilités et aux difficultés du changement de paradigme en éducation que propose notre APPEL et des articles en rapport avec les thèmes de la brochure « EDUCATION UN BIEN COMMUN ».   

21 mai 2022

Lettre ouverte de Philippe Meirieu au nouveau ministre de l’Education

Pap Ndiaye est le remplaçant de J. M. Blanquer dans le second quinquennat Macron. Il va devoir réparer les dégâts occasionnés par le ministère de son prédécesseur pendant cinq ans. Philippe Meirieu lui a écrit une lettre ouverte qui débute par ces mots :

« Monsieur le Ministre,

Votre nomination est, à mes yeux, comme aux yeux de beaucoup, une belle surprise. Votre travail universitaire, vos engagements, vos prises de position sont, en effet, le gage d’un renouvellement important à la tête de l’Éducation nationale. Vous avez travaillé sur les discriminations et sur l’émancipation ; vous avez eu, à de nombreuses reprises, des paroles justes, sans concession et apaisantes à la fois, sur des questions de société essentielles ; vous incarnez la lutte pour l’égalité des droits dans ce qu’elle a de plus fondamental pour notre avenir… Ce sont là, pour les enseignantes et enseignants, comme pour tous les personnels de l’Éducation nationale et de l’Éducation populaire, des signes forts qui nous font espérer un vrai renouveau ».

Et il termine ainsi : « Bernard Stiegler, trop tôt disparu, nous exhortait en 2008 à « prendre soin de la jeunesse et des générations ». Il avait raison. Il est temps, plus que jamais, de l’entendre. Et, pour cela, de prendre soin des enseignants et des personnels de l’éducation. Ce sera là votre tâche. Ils n’attendent de vous aucune flatterie démagogique, mais une relation franche et claire pour fixer ensemble le cap de ces prochaines années. Ils attendent que vous vous penchiez très vite sur leur formation initiale, aujourd’hui si gravement compromise, et de leur formation continue, complètement sinistrée. Ils attendent que vous travailliez avec eux sur les finalités sans les enchaîner à des modalités infantilisantes. Bref, ils attendent de leur ministre qu’il construise avec eux un service public d’éducation capable de préparer nos enfants à la société qui vient ». Lire la suite sur la page du Café pédagogique.

Sur Mediapart l’historien Claude Lelièvre fait l’inventaire des différents ministres de l’éducation nationale sous la cinquième république avant la nomination de Pap Ndiaye et constate que tous étaient des professeurs mais surtout des agrégés (!) : « Dix de ces 28 ministres de l’Éducation nationale ont été professeurs. Il est remarquable qu’ils sont tous agrégés : quatre agrégés – du supérieur – en droit ou sciences politiques (Edgar Faure, Jack Lang, Luc Ferry, Jean-Michel Blanquer) ; trois agrégés de lettres classiques (Lucien Paye, François Bayrou, Xavier Darcos ), un agrégé de philosophie (Vincent Peillon), un agrégé d’histoire (Louis Joxe) et un agrégé de géographie (René Haby). Tout se passe comme s’il était hors de question que des enseignants d’un autre « rang » puissent être à la tête du ministère de l’Éducation nationale. Et Pap Ndiaye, onzième professeur qui vient d’être nommé à la tête du ministère est bien un agrégé (d’histoire) et ne déroge pas à la règle… » Lire sur le blog de Mediapart.

Mai 2022

« Mathématiques : pourquoi nous sommes les derniers de la classe… »

C’est le titre d’un article de Science&Vie de ce mois de mai : « le niveau des élèves français est le plus faible d’Europe … et il est en baisse » – « Les ados françaises boudent les maths » – … « et les inégalités sociales pèsent plus lourd qu’ailleurs » –

Des solutions proposées par Cédric Villani, mathématicien qui a remis en 2018, un rapport de 21 mesures. Science&Vie en retient 3 qui peuvent nous intéresser ici dans ce site : meilleure formation des maîtres, apprentissage dès le plus jeune âge par « manipulation, verbalisation, abstraction » et surtout : « renforcement des échanges entre mathématiques et autres disciplines; priorisation des projets interdisciplinaires« .

***

Pour donner le goût des mathématiques aux collégien•ne•s : Un projet mathématiques Google@maths

qui met en jeu des tâches complexes mobilisant notamment les compétences rechercher, modéliser et raisonner.

Prise d’initiative, travail en groupe et rédaction d’une narration de recherche, présentation orale de chaque groupe.

« Je propose ici une série de problèmes ayant chacun pour support une carte générée avec Google Maps et un document trouvé sur Internet qui contient les informations nécessaires à la résolution du problème. Le but est de faire travailler les élèves sur des documents réels et variés.

Il s’agit de tâches complexes. Pour chaque problème le principe est le même d’une résolution en deux temps :

  • Calculer une longueur ou une aire à partir de la carte et de son échelle.
  • Cette aire (ou cette longueur) est utilisée pour un nouveau calcul permettant de répondre à la question posée.

Je fais ce travail en partenariat avec l’association M@ths en-vie.

Un exemple : Dans le problème googlem@ths #17 nous filtrons l’eau de l’immense bassin de la piscine d’été Alfred-Nakache à Toulouse. Attention de respecter les normes !

Auteur du site

Jean-Yves Labouche

Professeur certifié de mathématiques

Lycée Français de Taipei : Taipei, la capitale de Taïwan

Membre de la commission Inter-IREM TICE

6 mai 2022

HISTORIQUE : nous sommes NUPES !

NUPES : Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale avec LFI, EELV, le PC, le PS et Génération•s.

Un espoir immense se lève. Mais qu’en sera-t-il de l’éducation bien commun ? La vie est faite de luttes… Consulter cette analyse de l’école alternative de la rue Vitruve qui se trouve dans notre BLOG. Je laisse à la réflexion de quiconque le veut bien, ce paragraphe :

« Une position de la gauche en matière d’éducation très équivoque. En effet la gauche semble installée […] dans l’attente d’un changement politique et limite son action en faveur de l’école à réclamer des moyens supplémentaires. Position équivoque car facilement teintée de démagogie et de corporatisme ; position dangereuse qui risque de dispenser d’une réflexion véritable en continuant, passé un certain seuil, d’attribuer les médiocres effets de l’enseignement à l’insuffisance des moyens ; position facile aussi car qui oserait se vanter de pouvoir s’en passer ? position très révélatrice de l’absence de conceptions éducatives (l’école de gauche serait finalement l’école actuelle mais avec l’abondance en plus) et du choix non-dit de la spécialisation sociale (les progrès de l’école sont directement liés à l’augmentation du nombre des enseignants) ».

Et que penser de cette question vive ? Les élèves, enfants, collégiens, lycéens n’ont pas l’occasion d’exprimer leur point de vue. Alors que pédagogues et « républicains » s’écharpent soit-disant pour leur bien… Consulter l’article de Raymond Millot ici. Des lycéens de zone défavorisée ont osé dire…

***

J’ajoute ceci que j’ai écrit dans ma page Facebook et dans plusieurs groupes : « C’est vraiment un nouveau monde qui s’annonce ! »

Et j’ai dit fortement que de vastes débats sur l’Ecole seront nécessaires pour faire entendre notre Appel : Notre système « éducatif » ne correspond en aucune façon à un avenir  la solidarité, la coopération, la mobilisation de toutes les formes d’intelligence, seront indispensables pour faire face, pour résister, pour trouver des solutions aux problèmes inouïs qui attendent les futures générations. Une Convention Citoyenne sur l’Education !

Notre Ecole est extrêmement inégalitaire : De vastes débats seront nécessaires pour prendre en compte les cinq derniers, les élèves en difficulté majoritairement issus de familles défavorisées selon toutes les études, surtout par le langage et leur culture non prise en compte. Se souvenir de Bourdieu ! Une Convention Citoyenne sur l’Education !

***

Enfin, je n’hésite pas à faire appel à Jean Ferrat avec « Ma France » pour célébrer cet événement qu’est l’avènement de la NUPES.

Jean Ferrat, auteur-compositeur a écrit ces paroles en 1969 avec le désir « de dire qu’il est temps que le malheur succombe ». Jean Ferrat était un grand poète.

« Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France »

Et bien sûr, toujours « El pueblo unido jamas sera vincido »

Nuit du 1er mai au 2 mai 2022

Historique : Premier accord en vue d’une Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale – EELV/LFI

Mai 2022

Toujours d’actualité en ce mai 2022 révolutionnaire à bien des égards… La pensée de Louise Michel nous accompagne.

« Louise Michel alias « Enjolras », – Enjolras est un personnage fictif créé par Victor Hugo dans Les Misérables – née le 29 mai 1830, est une institutrice, écrivaine, militante anarchiste, franc-maçonne française, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris durant laquelle elle s’implique tant politiquement que militairement en intégrant les rangs de la Garde nationale. Elle est aussi une des représentantes les plus célèbres de la part prise par les femmes dans la Commune de Paris.

Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en Métropole en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans à Marseille.

Elle demeure une figure révolutionnaire et anarchiste de premier plan dans l’imaginaire collectif. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement libertaire. » Wikipedia

29 Avril 2022

En attendant la fin des négociations pour faire renaître l’Union de la Gauche : Les paroles des poètes mais aussi des chanteurs•e•s engagé•e•s ont à nous dire, à nous parler de notre présent et de notre avenir… Ecoutons Big flo et Oli les deux chanteurs de rap toulousains. Des chanteurs de rap engagés…

Dans le cube de verre sur la place du Capitole, la nuit

Pour lancer leur dernier clip, ils ont installé un cube de verre à Peyragudes, à Toulouse, à Lauzerte, à Paris, en France. Une métaphore du confinement que nous avons tous•te•s vécu.

Quelques images « volées » en copies d’écran… et des paroles…

J’viens du pays où il fait toujours beau
Mais aussi d’celui où il pleut tout l’temps
Dis-moi de qui j’suis le descendant
Des collabos ou bien des résistants ?

Autant de cons que de complexes
Si je pars, vous allez pas m’manquer
Mais à l’autre bout du monde, premier réflexe
Je cherche s’il y a des français […]

T’as vu depuis combien de temps ça dure ?
Amour ou haine c’est pas une mince affaire
La police, celle des sales bavures
Ou celle en première ligne à l’Hyper casher ? […]

Ça t’fait bizarre mais je l’aime ce pays
Celui qui me taxe et me couvre d’impôts
Celui qui paye pour moi à la pharmacie
Qui m’a emmené gratuit voir la mer en colo’ […]

Tout c’qui est sûr c’est qu’j’suis Français
Que mes grands-parents ne l’étaient pas
Mais c’qui compte c’est plutôt l’arrivée ou la ligne de départ ? […]

J’me dis qu’on pourrait le faire
Briser le plafond de verre
Au lieu de pointer les différences de chacun
Se concentrer sur tout c’qu’on a en commun

Le cube de verre dans une France menacée par les incendies

Tous dans l’même bateau, ça c’est capital

Consulter ici : « Sacré bordel » le clip.

NDLR : dans les poèmes, les chansons, tout est métaphore…

24 avril 2022

E. Macron est réélu et avec lui la même politique de son ministre de l’Education ?

Second tour de l’élection présidentielle du 24 avril 2022

Des discussions ont lieu à gauche pour une coalition, une Union populaire. Retraite à 60 ans, planification écologique, égalité hommes-femmes, smic, etc. Les partis de gauche et tous ceux qui veulent faire advenir l’avenir que tous ces progrès représentent, peuvent se retrouver… Le 1er mai sera l’occasion d’un grand rassemblement…

« Le programme de Marine Le Pen pour l’école s’apparente à une falsification historique »

« Le projet de la candidate du Rassemblement national pour l’éducation prévoit de transformer les enseignants en « fidèles exécutants de programmes politiques » définis par le Parlement. Une situation « sans précédent », alerte l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Le projet présidentiel de Marine Le Pen pour l’école est présenté sous le signe de la « restauration ». Sur le site consacré au programme du Rassemblement national (RN), le mot est même utilisé six fois. « La restauration de notre système éducatif est vitale pour l’avenir de notre pays et de notre civilisation », est-il écrit. Elle repose sur « trois principes essentiels » : « restaurer l’efficacité du système éducatif » ; « restaurer l’autorité du maître et de l’institution scolaire » ; « restaurer la sérénité de l’école ». Le verbe « restaurer » signifie remettre dans son état initial, revenir à un « avant », une période où ce que l’on souhaite rétablir aurait été assuré. Dans le cas de l’école, il s’agit pour Marine Le Pen de rétablir ce qui aurait été en place et en équilibre il y a une bonne cinquantaine d’années, disons avant 1968. Sur le site du RN en effet, on peut lire que « l’école ne parvient plus à mener à bien ses missions du fait de l’aberration des politiques publiques éducatives menées depuis cinquante ans ».

Mais de quel équilibre parle-t-on ? Et que s’est-il passé exactement dans les années 1960 ? Entre 1963 et 1969 ont été mises en œuvre plusieurs réformes de l’enseignement, dont la première, à partir de 1963, a créé les collèges d’enseignement secondaire (CES), ouverts à un public beaucoup plus large qu’auparavant. Une autre réforme lui a succédé cinq ans plus tard, afin d’adapter à ces publics plus divers les méthodes et les contenus jusqu’alors plutôt destinés à une élite.

Réforme de l’enseignement de 1968

Cette réforme a été portée par Alain Peyrefitte, l’un des ministres favoris de Charles de Gaulle qui l’avait nommé à la tête du ministère de l’éducation nationale, et que l’on peut difficilement prendre pour un révolutionnaire. Lors de la communication qu’il a faite au conseil des ministres du 28 février 1968, il a pourtant été très clair : « La réforme de l’enseignement engagée [à savoir la mise en place des CES] a profondément modifié les cadres de l’organisation scolaire, le contenant. Pour donner tout son sens à cette œuvre, il faut s’occuper du contenu. Les méthodes pédagogiques n’ont guère évolué depuis le siècle dernier, ni même depuis le XVIIe siècle. Or, rien n’est plus difficile que de faire changer l’esprit et les méthodes. La démocratisation amène dans l’enseignement secondaire des enfants culturellement défavorisés ; ils ne sont pas justiciables des méthodes qui réussissent auprès des enfants culturellement favorisés. »

C’est donc un ministre gaullien qui a lancé la réforme aujourd’hui vouée aux gémonies par nombre de conservateurs et sur laquelle veut revenir le programme du RN.

Dans son discours de clôture de l’important colloque tenu à Amiens du 15 au 17 mars 1968, Alain Peyrefitte va d’ailleurs préciser les objectifs de sa réforme : « Tout cela signifie que nous voulons des maîtres qui soient moins les serviteurs d’une discipline que les serviteurs des enfants ; des maîtres qui sachent, certes, de quoi ils parlent, mais aussi et surtout à qui ils parlent. (…) C’est seulement par cette réforme des méthodes de l’enseignement que l’école peut remplir aujourd’hui sa mission de toujours, celle d’initier à une culture ; or, cette initiation, aujourd’hui, ne peut qu’être une invention. »

Pour saisir le projet présidentiel de Marine Le Pen dans toute sa profondeur, il convient donc non pas de le prendre sous le signe d’une « restauration », mais sous celui d’une « révolution nationale ». En effet, plutôt que de rétablir ce qui aurait existé, Marine Le Pen prévoit une mesure radicalement nouvelle, totalement inédite dans l’histoire de l’école en France : elle veut « reprendre en main le contenu et les modalités des enseignements » et que le Parlement fixe « de manière concise et limitative ce qui est attendu des élèves à la fin de chaque cycle ». Confier cette tâche considérée comme première à une institution par nature politique n’a jamais été mis en œuvre, ni de près, ni de loin.

Cette véritable « révolution » (une révolution, c’est avant tout « changer de base ») est mise au service d’une ambition « nationale », déjà présente dans son programme présidentiel de 2017, et réitérée dans celui de 2022. Il y est affirmé la volonté de promouvoir « l’école comme vecteur de transmission de l’histoire de France et de son patrimoine ». Pour y parvenir, « l’enseignement dans le primaire donnera une priorité absolue au français, aux mathématiques et à l’histoire de France ». Seront supprimés « des enseignements de langue et culture d’origine qui nuisent à l’assimilation des élèves ».

De la confiance à la défiance

Les enseignants devront donc être les fidèles exécutants de programmes politiques qui auront été définis foncièrement par le Parlement, et dont « le détail (…) et les labels validant les manuels scolaires relèveront du ministre de l’éducation nationale ».

Ce faisant – et c’est bien une « révolution » –, on sera loin de la tradition de l’école républicaine inaugurée par Jules Ferry en 1881, qui refusait toute idée de manuels officiels ou labellisés par le ministère, et préconisait, au contraire, que le choix des manuels autorisés soit effectué collectivement par les enseignants eux-mêmes. Il considérait d’ailleurs « cet examen en commun » comme l’« un des moyens les plus efficaces pour former l’esprit pédagogique de nos maîtres, pour développer leur jugement, pour les façonner à la discussion sérieuse, pour les accoutumer, surtout à prendre eux-mêmes l’initiative, la responsabilité et la direction pratique des réformes dont leur enseignement est susceptible », écrivait-il dans la circulaire du 7 octobre 1880.

Au rebours d’une « restauration » du projet de l’école républicaine, le programme de Marine Le Pen s’apparente à une falsification historique. Il passe de la confiance à la défiance envers les enseignants. Il les transforme en simples exécutants d’un enseignement défini pour l’essentiel par des politiques et qu’il s’agira d’appliquer strictement.

Sont ainsi prévus un « renforcement de l’exigence de neutralité absolue des membres du corps enseignant en matière politique, idéologique et religieuse vis-à-vis des élèves qui leur sont confiés », un « accroissement du pouvoir de contrôle des corps d’inspection en la matière », et une « obligation de signalement des cas problématiques sous peine de sanctions à l’encontre des encadrants ». Cette mise sous tutelle directement politique des enseignements serait sans précédent, et cette mise sous surveillance fort inquiétante.

Claude Lelièvre , Claude Lelièvre, Historien de l’éducation

Claude Lelièvre est professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris-V. Il est notamment l’auteur de « L’Ecole d’aujourd’hui à la lumière de l’histoire » (Odile Jacob, 2021) et de « L’Ecole républicaine ou l’histoire manipulée. Une dérive réactionnaire » (Le Bord de l’eau, 140 pages, 12 euros).

11 avril 2022

Le réveil a été rude : si près du but ! Comme Sisyphe et son rocher, continuons le combat : toutes et tous contre l’extrême-droite ! Et pour un monde enfin renouvelé !

Les quartiers populaires dans les grandes villes, les jeunes, les habitants des Outremer, ont voté massivement pour l’Union populaire, pour une gauche de rupture avec le néo-libéralisme : un événement historique !

La littérature, la poésie, l’écriture, non pour nous consoler mais pour nous faire vivre :

Camus écrit en 1942 dans « Le mythe de Sisyphe » : « Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l’étendue de sa misérable condition. C’est à elle qu’il pense pendant la descente, la clairvoyance qui devait faire son tourment, consomme du même coup sa victoire. C’est parce qu’il y a de la révolte que la vie de Sisyphe mérite d’être vécue, la raison seule ne lui permet pas de conférer un sens à l’absurdité du monde ».

Aragon dans Les Poètes en 1960 :

Épilogue
Louis Aragon – Les poètes – 1960

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« Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n’aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes                                             Bien sûr bien sûr vous me direz que c’est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l’engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est – ce qu’on peut avoir le droit au désespoir le droit de s’arrêter un moment

J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre2

Songez qu’on n’arrête jamais de se battre et qu’avoir vaincu n’est trois fois rien
Et que tout est remis en cause du moment que l’homme de l’homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d’épouvantables
Car il n’est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien
Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez vous que nous avons aussi connu cela que d’autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l’Acropole et qu’on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l’histoire

J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l’entendre qui renaît comme l’écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l’ensemble des chants
Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu’une voix se taise
Sachez le toujours le choeur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu’au bout de lui même le chanteur a fait ce qu’il a pu
Qu’importe si chemin faisant vous allez m’abandonner comme une hypothèse ».

5 avril 2022

« Les Héritiers » : ce que Bourdieu et Passeron nous ont appris de l’inégalité des chances

« Vingt ans après la disparition de Pierre Bourdieu, voici l’occasion de se pencher à nouveau sur l’un de ses ouvrages les plus commentés, co-écrit avec Jean-Claude Passeron, Les Héritiers, les étudiants et la culture, paru aux Éditions de Minuit en 1964. Bien au-delà du cercle restreint des sociologues, ses analyses firent émerger des débats passionnés sur l’école et restent, près de soixante ans plus tard, d’une grande actualité. Car l’inégalité sociale dans le cadre scolaire demeure un fait patent, aujourd’hui comme hier » […] « Les héritiers sont les « élus », ceux qui ont hérité par leur milieu familial de manières de dire et de faire, de savoirs et de savoir-faire, de goûts culturels, qui sont exigés et valorisés par le système scolaire, ce qui leur donne un privilège dans leur rapport à l’école ». Lire sur la page de The Conversation

4 avril 2022

Le 6° nouveau rapport du GIEC hier 4 avril : Trois ans pour garder une planète « vivable »

« Après deux semaines de discussions, le GIEC publie ce lundi son nouveau rapport de préconisations, sous forme de scénarios, pour lutter contre le réchauffement de la planète. […] « après deux semaines de discussions entre les 195 États membres, et 48 heures de retard dans la publication par les délégués du GIEC du très politique « résumé à l’intention des décideurs » qui nécessite de peser chaque mot.

[…]un éventail de scénarios et de solutions pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et ne pas dire adieu aux objectifs de limitation du réchauffement à +1,5 degrés ou 2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle. 

[…] « Aujourd’hui, la situation est plus grave qu’estimée auparavant. [ndlr : dans le rapport du mois d’août] « Seulement 3 ans pour tout changer » […] « Des émissions de CO2 au plus haut depuis 2010 ». Lire sur le site de France Inter.

31 mars 2022

Le premier degré en rupture avec JM Blanquer 

« Ce n’est pas une découverte. Le sondage réalisé par le Snuipp Fsu auprès de 24 000 professeurs des écoles confirme ce que le Baromètre Unsa a déjà montré. Seulement 5% des enseignants du premier degré sont en accord avec la politique suivie par JM Blanquer. Au point qu’un enseignant sur deux envisage de quitter le métier, un taux jamais atteint. Et ce n’est pas qu’à cause de leur salaire, même si 77% demandent une revalorisation. 85% des enseignants du premier degré rejettent la loi Rilhac. Une majorité ne soutient pas la priorité aux fondamentaux. Seulement 3% sont satisfaits des guides ministériels [Souligné en gras par la rédaction].  Le Snuipp Fsu va s’adresser maintenant aux candidats à la présidence de la République pour leur faire préciser leur programme pour l’école ».

Sur le site du Café pédagogique.

24 mars 2022

Convergence : Le collectif Enseignant.e.s Pour la Planète signe notre Appel

Le Collectif enseignant.e.s pour la planète signe notre appel : promesse d’échanges pour une convergence de nos idées.

Voici ce que ce Collectif déclare sur son site : « Il y a trois ans, nous faisions paraître notre premier appel, signé par plus de 7 000 collègues. Nous, enseignant·e.s, pour la plupart fonctionnaires d’un service public voué au bien de tous et toutes, formé·es à l’esprit critique et résolument à l’écoute de la science et de ses avancées, nous avions déclaré que nous refusions dorénavant de dispenser un enseignement éloigné des conclusions auxquelles étaient déjà arrivés des milliers de scientifiques : enseigner la croissance et la productivité sans enseigner les ravages constatés de l’extractivisme, enseigner l’urbanisation sans enseigner la catastrophe de l’artificialisation des sols et la raréfaction des terres agricoles, enseigner comme si des changements individuels de comportements pouvaient suffire à changer la donne.

Sur ce terrain, nous n’étions pas seul·es. Avec les jeunes qui, depuis, ont constitué la « Génération Climat », les syndicats de l’éducation (SNES, SUD…) nous avons lancé l’Appel pour la débitumisation des cours d’école. Avec elles et eux, nous défendons aujourd’hui l’idée qu’il ne peut y avoir d’enseignement ni d’éducation sans prise en compte de l’état écologique de notre planète et sans modification fondamentale de nos façons d’enseigner. De l’architecture de nos écoles, qui sont bien souvent de véritables passoires énergétiques aux cours bétonnées, jusqu’à la formation des enseignant.es, encore souvent insuffisamment informés sur le sujet du réchauffement climatique ou de l’extinction de la biodiversité, tout doit être revu […]

« L’Éducation nationale subit le même greenwashing que tant d’autres institutions, mais continue en réalité à être pensée et dirigée comme un univers hors-sol, dans lequel la question des périls écologiques semble lointaine, au mieux incomprise, au pire méprisée […] Lire la suite ici pour signer le troisième Appel.

3 mars 2022

« Et si on adaptait l’école aux dyspraxiques et non l’inverse ? »

Pierre Lemaitre sur France Inter : « Invité de l’émission Boomerang, l’écrivain qui publie « Le grand monde » a lancé pour sa carte blanche un appel à mieux traiter les enfants dyspraxiques à l’école. Maltraités, ils sont le symbole d’une injonction capitaliste à l’adaptation à un système […] » La grande majorité des enseignants le déplorent. Mais chez nous, ce n’est pas le système qui s’adapte aux enfants. Ce sont les enfants qui doivent s’adapter au système. On adresse aux enfants dyspraxiques le même impératif néolibéral qu’à la société toute entière« . Lire sur le site de France Inter.

3 mars 2022

« Il faut tout un village pour éduquer un enfant » : proverbe africain.

« Education populaire : de l’oxygène pour la démocratie ». C’est le titre d’une tribune de Philippe Meirieu dans le journal Libération du 3 mars : « On ne comprend rien à l’éducation populaire si l’on ignore que ses militantes et militants restent aujourd’hui, plus que jamais, des insurgés refusant le fatalisme du destin, la restriction de la culture à une élite, la résignation à l’injustice et aux inégalités… » Lire ici.

Philippe Meirieu : « On a trop souvent tendance à confondre école et éducation. L’école est essentielle, c’est le lieu où on apprend des choses fondamentales, mais l’éducation ne se résume pas à l’école. Un proverbe africain dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Il faut donc en plus des enseignants des parents, des collectifs de quartier, des structures de jeu, des médias… L’école ne peut pas tout faire. « 

Philippe Meirieu précise bien : « L’éducation ne se résume pas à l’école ». « Il sera l’un des grands témoins des 1res Rencontres nationales de l’éducation populaire (RNEP), qui se dérouleront du 17 au 19 mars à Poitiers. Le chercheur en pédagogie et président national des Céméa explique pourquoi la société a besoin de ce mouvement synonyme d’« entraide » et de « solidarité ». » Lire ici et sur le site de l’Education populaire, les Rencontres nationales des 17 et 19 mars.

Lire cet article d’une maman, sur notre BLOG, article qui remporte un certain succès d’ailleurs si l’on en croit les statistiques : « Il faut tout un village… »

Mars 2022

Le CICUR interpelle les candidats sur les finalités de l’éducation

Le CICUR ou Collectif d’interpellation du Curriculum est un lieu de réflexion universitaire. Dans son appel aux candidats, le collectif demande de s’interroger sur :

  • 1UNE ÉCOLE AUX SAVOIRS SOCIALEMENT SÉLECTIFS
  • 2. NOTRE ÉCOLE FACE À DE NOUVEAUX DÉFIS : Notre École est aujourd’hui au pied du mur. Confrontée aux défis culturels, climatiques, éthiques, scientifiques du 21siècle, elle est sommée quotidiennement de répondre à tous les grands problèmes de nos sociétés en pleine mutation sans que personne ne s’interroge sur ce qui doit et peut vraiment relever du scolaire.
  • 3. SORTIR DES IMPASSES ET DES PIÈGES DES FAUX DÉBATS
  • 4. ENTRER DANS L’ÉCOLE DE L’ÉDUCATION ET DE LA CULTURE
  • 5. FONDER UNE POLITIQUE DES SAVOIRS

Copie d’écran : voir le blog ici

8 mars 2022

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

« Egalité femmes – hommes : Un problème aussi à l’Education nationale. L’Ecole devrait être à l’abri des inégalités de genre. A la fois parce que ses valeurs y poussent. Et aussi parce que les femmes y sont très majoritaires. Pourtant il n’en est rien. La place des femmes est liée à leur position hiérarchique. Et leur rémunération reste inférieure à celle des hommes. L’égalité entre les femmes et les hommes reste à construire à l’éducation nationale » Lire sur le Café pédagogique.

La question du genre dans l’égalité entre les élèves est toujours d’actualité aussi : « Où en est-on de l’égalité filles – garçons dans l’école française ? Jacques Gleyse (LIrdef université de Montpellier) publie un ouvrage qui fait le point sur cette question (Le genre de l’école (L’Harmattan). Pour lui, la mixité mise en place dans le système éducatif ne correspond pas à l’égalité des chances ni à l’égalité de traitement des élèves filles et garçons. Les stéréotypes de genre restent très actifs à l’école. Ils se posent jusque dans les contenus disciplinaires. » Lire ici sur le Café pédagogique.

6 mars 2022

« Un souffle d’air vivifiant » dans Questions de classe(s)

Le site Questions de Classe(s) propose un article et une interview de Raymond Millot au sujet de son livre « L’Education, un bien commun » paru en novembre dont nous avons parlé plus haut.

« L’éducation suffoque et celles et ceux qui croient ou qui osent encore croire à son caractère émancipateur se sentent orphelin·e·s ou bien impuissant·e·s à retrouver du collectif pour la penser et la (re)construire. […] Entre une volonté à revenir au « bon vieux temps de l’enfance » et nous prendre pour des gosses en pensant à notre place dans une micro série style Netflix, l’espace de liberté est infime. Infime, mais il existe. A nous de nous y engouffrer collectivement à ce moment précis où l’histoire tousse à nouveau, en pleine « stratégie du choc »…

Ce souffle d’air revivifiant est à respirer dans le livre de Raymond Millot « L’éducation, un bien commun » ainsi que dans tous les collectifs qui pensent indissociablement éducation et société […] A lire ici.

Avant le 10 avril, la campagne présidentielle

Après le « collège unique »… A quel collège rêvons-nous ?

Avant le « Collège unique » : les deux ordres d’enseignements qui séparent les enfants

Lire dans notre BLOG l’article de Jean Foucambert : jusqu’à la création du « collège unique » en 1975, depuis le XIXème siècle : « Séparation assumée entre une masse de travailleurs devant entrer très vite dans la production et une minorité de ‘privilégiés’ mis en situation d’acquérir les langages nécessaires au développement de nouveaux savoirs, savoir faire, savoir penser et savoir sentir dont la société confie, pour le meilleur avenir de tous, le soin à sa classe dominante. » […] « Le rapport à l’écrit est une bonne illustration de ce partage des rôles.  » […]

Dans l’école « pour le peuple », un corps d’inspecteurs, primaires, impose le retour aux méthodes d’alphabétisation des frères des écoles chrétiennes avec pour ambition que les élèves – dont un grand nombre communique dans un parler local – aient enrichi à 11 ans (fin de la scolarité obligatoire jusqu’en 1936) un capital lexical et syntaxique de base à l’intérieur des besoins de leur environnement. Personne ne songe à assimiler cette compétence alphabétique minimale avec la lecture pratiquée au lycée pour un autre public […]

« Et au lycée, l’apprentissage de la lecturisation… l’apprentissage des langages. Dès les années 1890, les inspecteurs – généraux, cette fois – affichent leur crainte qu’on fasse travailler, dans les petites classes des lycées, les apprentis lecteurs sur des textes trop simples car apprendre à « lire », c’est découvrir comment un système écrit fonctionne pour formuler et faire partager du sens, de la pensée, de l’émotion ».

Focus sur ce que devait être le fameux « collège unique » qui devait rapprocher tous les enfants, par Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l’éducation nationale, conseiller spécial de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale en 2012. Nommé DGESCO (Directeur général de l’enseignement scolaire) en novembre 2012, il a démissionné de ses fonctions fin avril 2014. « En 2006, JP Delahaye avait posé les termes de la question dans un entretien donné au Café pédagogique : « On ne construit pas une société de citoyens libres, égaux et fraternels en séparant les enfants et adolescents dès le milieu de la scolarité obligatoire dans des filières précocement distinctes, étanches et socialement marquées. Si on refuse l’hétérogénéité au collège, on ne peut pas ensuite se plaindre de la montée du communautarisme et du creusement de la fracture sociale », nous disait-il en des termes qui font écho aujourd’hui ». « Mais c’était pour ajouter : « Ce qui fait problème au collège, c’est qu’on a trop souvent confondu « unique » et « uniforme ». Sur la page du Café pédagogique.

François Dubet, sociologue, professeur émérite à l’université de Bordeaux : « En 1975, René Haby [ndlr : ministre de l’éducation du gouvernement Chirac], faisait voter le principe du collège unique. En principe, à partir de cette date, tous les élèves devaient partager une scolarité commune jusqu’à l’âge de 16 ans avant d’être « orientés ». Ce collège reposait sur une injonction paradoxale : unique, il devait prolonger la volonté d’unité de l’école élémentaire commune, mais ce collège était aussi conçu comme le premier cycle du lycée « bourgeois » jusque-là réservé aux meilleurs élèves. Dans les faits, ce collège n’a jamais été unique. Il maintenait des sections « technos » réservées aux moins bons des élèves, il construisait des classes en fonction de leurs compétences. Par le jeu des langues et des options rares, il permettait d’établir un collège à plusieurs niveaux et à plusieurs vitesses » […]

Ensuite, les tentatives du « socle commun » depuis 2005 avec la loi Fillon dans les écoles et en 2009 dans les collèges ont échoué : « A côté des programmes finalisés pour l’accès au lycée d’enseignement général, il fallait garantir l’accès de tous les élèves à un socle de connaissances et de compétences jugées indispensables à la formation de chaque citoyen. De même, les établissements ont été invités à renoncer aux classes de niveau. Mais toutes ces politiques visant à réduire le paradoxe du collège unique n’ont pas freiné les mécanismes de différenciation tenant aux options, aux hiérarchies des langues » […] « 

Aujourd’hui à droite et à l’extrême droite, c’est le retour des classes de niveau : « C’est donc la fin du collège et il n’est pas besoin d’être grand clerc pour dire qui seront les élèves bénéficiant du lycée, quels seront ceux qui se prépareront à l’apprentissage et aux formations professionnelles, et quels seront ceux dont on ne saura pas quoi faire. Bien sûr, on proposera toujours de « sauver » les quelques élèves méritants d’origine modeste, pas très nombreux et dont les succès témoignent de l’indignité des autres. Depuis 1975, aucun programme politique n’était allé aussi loin dans les choix inégalitaires. ». A gauche : « augmenter les moyens afin de soutenir le travail des enseignants », « on suggère aussi de maintenir et de renforcer les filières d’excellence afin d’éviter les contournements de la carte scolaire et de « sauver » ceux qui méritent de l’être ». François Dubet. L’éternel retour du collège unique.

Rappelons que dans

Des candidats avec Zemmour en tête, veulent en finir avec le « collège unique » et ses présupposés, recréer la ségrégation entre les élèves :

« JM Blanquer évoque […] une réforme du collège pour le prochain quinquennat. Il n’est pas le seul. V. Pécresse veut elle aussi réformer le collège : « des filières dès la 6ème : « La candidate LR veut créer une filière spéciale dès la 6ème pour les élèves de niveau faible qu’elle assimile aux perturbateurs. » Lire sur le site du café pédagogique.

François Dubet conclut : « Dans tous les cas, les voix qui invitent à changer la nature même du collège, de ses programmes fixés pour le lycée général, de ses pédagogies, de son articulation avec l’école élémentaire et de sa vocation éducative, semblent inaudibles […] Pourtant : « Les pays du Nord de l’Europe y parviennent mieux que nous, la plupart des pays de l’OCDE sont moins inégalitaires en termes scolaires que le nôtre et bien des expériences locales montrent qu’il est possible d’agir « . [Ndlr : Des expériences en France dans les années 70-2000 comme à la Villeneuve de Grenoble ou à Clisthène à Bordeaux fondé en 2002]. Lire l’article ici.

Alors… qu’advienne enfin… 

… un collège à ré-inventer dans des collectifs (enseignants, élèves, parents, partenaires, etc.) où l’émancipation de tous serait le facteur déterminant de l’éducation. 

Vous qui nous lisez, envoyez-nous vos projets, vos idées pour un collège lieu d’émancipation. Ecrire en commentaire (voir en bas de cette page). Il est toujours temps de signer notre APPEL.

19 février 2022

Les cours d’école comme lieux d’observation scientifique pour les élèves

Alexia Blondel, 34 ans, a passé douze années comme professeur des écoles et « elle a pu observer un certain manque d’acculturation à la chose scientifique dans le milieu scolaire… « autant chez les enseignants venus de cursus non scientifiques que par voie de conséquence, chez les élèves. Elle vient de recevoir « un prix de l’Académie des sciences qui récompense son travail sur le thème des cours d’école comme lieux d’observation scientifique pour les élèves. » « De septembre 2020 à septembre 2021, elle a été coordinatrice [d’un] centre pilote  de la Fondation La main à la pâte.  » […] « Dans ce cadre, elle a décroché un certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur (Cafipemf). Et pour ce faire, elle a planché sur le thème de la revégétalisation des cours d’écoles pour en faire des lieux d’observation scientifique pour les élèves. » Lire ici.

14 février 2022

Nomination du nouveau président du CSP : le retour du religieux ?!

Communiqué de presse  : « La FSU exprime sa vive inquiétude quant à la nomination de Mark Sherringham à la présidence du Conseil supérieur des programmes. Cette inquiétude se fonde tout d’abord sur les propos des plus ambigus que Mark Sherringham n’a cessé de tenir, qu’ils nient la rupture républicaine et laïque qui a fondé notre école publique pour lui préférer son héritage chrétien ou qu’ils veuillent redéfinir la laïcité à l’aune de conceptions religieuses de l’éducation« […]

Le syndicat Se Unsa : « Si le SE-Unsa ne conteste aucunement le droit de M. Sherringham d’affirmer sa foi, notamment dans de nombreuses revues catholiques, la question de l’impartialité du nouveau président du CSP est posée » […] « Rappelons que M. Sherringham a été une des chevilles ouvrières de la réécriture des programmes de primaire en mai 2008, réécriture très idéologique, imposée contre l’avis unanime des représentants des enseignants au Conseil supérieur de l’éducation ». Sur le site du Café Pédagogique.

5 février 2022

Introduction au Salon de la Pédagogie Freinet 2022

Par Catherine Chabrun, militante de la pédagogie Freinet et des droits de l’enfant, écologiste. Elle est signataire de l’Appel (voir ici la liste des signataires). Extraits :

« On ne peut œuvrer à une autre école sans se soucier de la marche du monde, sans s’attacher, dans et hors de la classe, à le transformer. On ne peut lutter contre la montée de l’extrême droite, les crises économiques et écologiques générées par le libéralisme avec le développement du chômage et de la pauvreté, l’expansion des conflits armés… en perpétuant une pédagogie conservatrice, autoritaire, compétitive et inégalitaire.

Le mouvement Freinet depuis ses débuts a toujours articulé l’engagement social et éducatif. »

« L’école est de plus en plus inégalitaire. […] Ses résultats sont corrélés aux origines sociales des enfants et de jeunes. « 

Lire et télécharger sur le site de Questions de classe(s).

3 février 2022

Apprendre l’Histoire pour mieux la connaître et se défendre contre les théories du complot, pouvoir les critiquer

Une vidéo circule en ce moment sur Facebook et on en parle dans les médias : un collectif d’historiens débunke les manipulations de l’Histoire que fait Eric Zemmour, en prenant les uns après les autres, tous les thèmes d’extrême-droite qu’il développe sans cesse dans ses livres, ses interventions dans les medias, etc. Les propos de Zemmour relèvent bien de la théorie du complot, d’une construction de la réalité avec de faux arguments qui n’ont rien à voir avec la réalité, ici celle des faits historiques. Beaucoup se laissent prendre aux théories du complot car il faut une certaine dose d’esprit critique pour démasquer les fausses vérités. L’esprit critique doit faire partie à l’heure actuelle des apprentissages à l’école mais est-il vraiment au centre ? A voir… quand par exemple dans le secondaire, les professeur.e.s documentalistes, pourtant spécialement formé.e.s dans ce domaine, sont dans les faits, systématiquement exclu.e.s par le ministère (une des aberrations du système). La formation suit-elle pour tous les autres enseignants ? Quand on sait qu’elle a été réduite comme peau de chagrin et que l’on fait appel à de nombreux vacataires, non formés bien sûr… Fermons la parenthèse. Et puis pour beaucoup d’adultes qui n’ont pas exercé assez leur esprit critique à l’école ni dans leur vie de tous les jours, il est si simple de ne pas douter et de se fier sans réfléchir aux théories du complot plutôt que d’écouter et comprendre les arguments des historiens et des scientifiques. Voir la vidéo sur youtube ici.

Rappel de décembre 2021

Protection des enfants contre l’inceste : il faut légiférer

« Si la loi n’évolue pas, on restera spectateurs de ces violences et complices de l’impunité des pédocriminels. » « Le juge Edouard Durand rappelle que 70% des plaintes sont classées sans suite et estime qu’il n’y a que 1 000 condamnations par an pour 160 000 victimes. » Il est le président de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). Il « estime qu’il faut faire évoluer la loi pour pouvoir « protéger aujourd’hui les enfants qui, chaque jour, sont violés par des adultes en qui ils avaient confiance« . «  »Seule une législation plus impérative permettra une vraie protection des enfants. » Sur le site de franceinfo

A savoir : « En un an, 3 600 appels ont été passés sur le numéro national pour les personnes ayant une attirance sexuelle pour les enfants, a appris franceinfo. Ce numéro, le 0806 23 10 63, lancé en France l’an dernier, est destiné à orienter ces personnes vers des soins et à prévenir d’éventuels passages à l’acte. »

19 janvier

Didier Clech : Libérer la parole des profs pour sortir de la soumission 

« « L’école, pour une parole libre », Didier Clech, enseignant en école primaire pendant quarante ans et maître-formateur, analyse le système scolaire français. Le constat est sans appel, « l’école va mal ». Son analyse, basée sur son expérience personnelle, met en lumière les dysfonctionnements de l’éducation nationale. Les enseignants sont soumis selon l’auteur, et cela est dû à leur nature même d’anciens bons élèves et à l’organisation du système qui les maintient dans cette soumission.

D’une part, l’éducation nationale fonctionne de façon verticale, du haut vers le bas, du ministère aux enseignants en passant par l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN). D’autre part, la trajectoire scolaire des enseignants en fait des personnes « scolaires », « de bons élèves » généralement. Lorsque j’étais formateur en INSPE, j’étais effaré du fait que les étudiants, enseignants en devenir, ne m’interpellaient jamais, et avaient très peu d’esprit critique. Ils étaient déjà « formatés ». »[…]

« C’est un système très vertical et surtout très lié au contexte politique. Trouvez-vous normal que chaque changement de ministre entraîne un changement de programme ? Que l’on demande aux enseignants de faire le contraire que ce qu’on leur demandait précédemment ? Chacun cherche à laisser son empreinte, il y a là une question d’égo. Un exemple récent. Un ministre qui décide d’une méthode de lecture ? Mais à quel titre ? C’est du dogmatisme, cela signifie qu’il n’existerait qu’une méthode pour apprendre à lire, c’est une aberration. Et c’est comme cela à tous les niveaux de la hiérarchie. Le ministre sait mieux que les enseignants, les IEN savent mieux que les enseignants. Cela touche à la dignité des profs, à quel moment tient-on compte de leur expertise ? » Didier Clech interviewé dans le Café pédagogique.

Voir notre appel en haut de cette page d’accueil : « l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement. »

Janvier 2022

Des jeunes élaborent 13 propositions pour les candidats à l’élection présidentielle de 2022

Des jeunes se rencontrent, débattent sur le Climat, la politique, l’éducation. Le Parlement des jeunes qui a réuni plus de 1000 étudiants et jeunes professionnels au théâtre du Châtelet, à l’initiative du réseau Entrepreneurs d’avenir le 16 décembre à Paris, a voté 13 propositions. »[…] « Courant février 2022, ces 13 propositions seront soumises aux états-majors des candidats à l’élection présidentielle pour tenter de faire intégrer certaines mesures dans leur programme. »[…]“Nous avons élaboré des propositions avec des associations qui travaillent directement avec les jeunes. Comme l’Unef (Union nationale des étudiants de France, ndlr) ou encore le collectif Pour un réveil écologique. » déclare le Président du réseau. Voir le détail des propositions ici.

Janvier 2022

Des paroles fortes et un clip poignant sur le suicide et les tentatives de suicide : «L’Enfer» de Stromae. Les jeunes, les premiers concernés

Le chanteur Stromae revient après sept ans d’absence avec « l’Enfer » et des paroles autobiographiques sur le suicide. Pour de nombreux psychiatres, l’interprétation de Stromae est « courageuse« , mais surtout « utile et nécessaire » pour les jeunes qui s’identifient à l’artiste. La dépression, les maladies mentales, le suicide et particulièrement les tentatives de suicide sont de plus en plus nombreux :

« Le suicide abouti n’est pas un phénomène épidémique, mais les idées suicidaires et les tentatives de suicide, oui… notamment chez les jeunes filles », explique le psychiatre Xavier Pommereau à la clinique Béthanie à Talence (Gironde). » […]

« De même, les passages aux urgences et les séjours à l’hôpital pour les enfants qui ont pensé ou tenté de se suicider ont doublé au cours des dix dernières années, passant de 0,67 % en 2008 à 1,79 % en 2015. » Article du Monde : Les tentatives de suicide chez les jeunes augmentent

En cause : la pandémie, l’éco-anxiété, le harcèlement au collège et au lycée…

En France, depuis le 1er octobre, un numéro d’urgence a été lancé :  le 3114. Ce nouveau numéro gratuit garantit une écoute “professionnelle et confidentielle” 24h/24 et 7 jours/7, par des infirmiers et psychologues formés comme répondants. Il vise les personnes souffrant d’idées suicidaires mais aussi leurs proches et les personnes endeuillées par un suicide.

Capture d’écran : N.L.

Voir le clip de Stromae et l’écouter sur youtube.

Janvier 2022

LE PROGRAMME POUR L’ECOLE DE ZEMMOUR : effrayant en soi mais aussi par sa bêtise

Le programme de Zemmour, un tas d’âneries pour Claude Lelièvre, historien de l’éducation : “Son programme repose sur deux aspects : une envie de restauration et une forme de tri, ou de séparation, entre les uns et les autres ». Par exemple, il veut supprimer le collège unique qui avait à sa création en 1975 vocation de démocratiser le système éducatif en l’ouvrant dès la sixième à tous les enfants d’une classe d’âge jusqu’à la troisième. Zemmour veut revenir sur cette conquête et mettre en place des classes de niveau qui regrouperaient les élèves en séparant les bons dans les bonnes classes et les élèves faibles dans des classes destinées à l’apprentissage, aux métiers manuels. Tous seraient bien sûr évalués avant d’être dirigés dans chacune de ces deux voies. Il s’agit là d’un retour aux années soixante, cinquante et précédentes.

Le programme de Zemmour sur l’école, un « tas d’âneries » pour Claude Lelièvre, historien de l’éducation. Sur le Huffingtonpost.

Que Zemmour lise (relise on n’ose dire…) les romans de Marcel Pagnol sur l’école de jadis, l’école communale puis le lycée classique. Marcel y avait rejoint, après obtention du certificat d’études, les enfants de la bourgeoisie et des classes supérieures qui y étaient entrés dès le « petit lycée », pendant du cours préparatoire de l’école communale. Petit lycée où par exemple, l’on recevait un enseignement de la lecture différent de celui de l’école communale et qui ouvrait sur une grande culture.

Zemmour dit des « âneries » mais est surtout effrayant :  » Zemmour considère qu’il faut appliquer « une politique authentiquement réactionnaire », en commençant par l’école. » Sur le site du Nouvelobs.

Des propos, une pensée effrayants : Zemmour a déclaré que les élèves handicapés ne doivent pas être accueillis à l’école car ils gênent la vie de la classe. «  »[…] oui, je pense que l’obsession de l’inclusion est une mauvaise manière faite aux autres enfants et à ces enfants-là, qui sont, les pauvres, complètement dépassés par les autres enfants. Donc je pense qu’il faut des enseignants spécialisés qui s’en occupent », a-t-il estimé. » Lire sur le site de France inter. C’est plutôt le manque d’aides AVSH, Accompagnant.e.s des élèves en situation de handicap, de surplus mal rémunéré.e.s qui doit être mis en avant et corrigé le plus vite possible. De nombreuses manifestations soutiennent les AVSH actuellement.

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ILS L’ONT FAIT

RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX

Le le 13 Mai 2020 a été créé le Conseil National de la Nouvelle Résistance CNNR Voir la vidéo.

En ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, nous publions RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX – un ouvrage préfacé par Denis Robert qui nous propose les contributions d’une quarantaine de personnalités. Un texte pour apprendre d’hier pour agir demain. Disponible gratuitement ici. Téléchargeable.

Préface de Denis Robert : « Tout est parti d’un vieux militant Raymond Millot, 93 ans, qui rêvait de refaire le coup « des jours heureux ». Il nous a écrit et envoyé un texte […] Il parle d’un projet visant à repenser le modèle éducatif. […]
Denis Robert est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, il est notamment connu pour son enquête sur la société Clearstream. Il est depuis 2019, le directeur de la rédaction du Média. Artiste prolifique, il est aussi plasticien et l’auteur d’une dizaine de romans et autant d’essais. »

Raymond Millot se définit lui-même comme libertaire, féministe, internationaliste, autodidacte. Il a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur (école expérimentale), conseiller pédagogique, coordinateur de la recherche-action (école ouverte/société éducatrice) à La Villeneuve de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Une voie communautaire ; Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : À la recherche de l’école de demain ; Écoles en rupture ; Vivre à l’école en citoyen. 

Cliquer ici pour accéder au site du CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance).

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Des photos et images d’expériences alternatives, de projets émancipateurs

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L’école Vitruve à Paris

« Située dans le 19ème arrondissement, cette école publique est une « expérimentation, qui veille à se remettre en question et à se renouveler, et qui demeure hors norme, atypique et originale ». Une originalité qui porte sur l’organisation pédagogique de l’école et sur la coopération avec les partenaires du système éducatif dans le but de mieux lutter contre l’échec scolaire. Son évaluation, menée entre mars 2018 et juin 2019, doit permettre le renouvellement du statut particulier de cette école ô combien atypique… » Sur le site du Café Pédagogique (cliquer sur la photo).

Ecole Vitruve à Paris

L’école Vitruve participe depuis plusieurs années à la FESPI (fédération des établissements scolaires publics innovants).

Yves Reuter : « […] au travers des études qui existent, les résultats quant aux apprentissages purement scolaires sont au moins identiques aux autres écoles. Là où les résultats sont nettement meilleurs, c’est au niveau des compétences psycho-sociales et de citoyenneté. »

« Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais de faire bouger l’éducation nationale et d’encourager différentes initiatives prises sur le terrain. Et puis surtout, il faut former les enseignants. Bien souvent en France, on reforme mais on ne forme pas. Quand on veut généraliser trop vite, quand les enseignants ne sont pas convaincus, cela ne marche pas.  Il faut faire connaître ce type de pratiques pour que les gens s’en inspirent, il faut socialiser. Chacun en fera ce qu’il souhaite. »

Rapport d’Yves Reuter.

Lire ici « En sortant de l’école » de Jean Foucambert sur l’école Vitruve.

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Septembre 2020 : Une septième école publique à pédagogie du chef-d’oeuvre en Belgique

Une école publique au-delà de Montessori, Decroly, Freinet …

Un livre pour en savoir plus : « Du chef-d’oeuvre pédagogique à la pédagogie du chef-d’oeuvre » Ed. Chronique Sociale, éditions du GBEN collectif 

2 réflexions au sujet de « Accueil »

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