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« Le changement climatique s’accélère et s’intensifie du fait de l’activité humaine».

Une première fuite du 6ème rapport du GIEC (août 2021) nous permet de savoir que les scientifiques sont maintenant catégoriques : « Le changement climatique s’accélère et s’intensifie du fait de l’activité humaine».

L’APPEL DE NOTRE COLLECTIF

Le Jour d’après, c’est celui que prévoyait le Manifeste de 2017, signé par 15364 scientifiques de 184 pays et qui se terminait ainsi : « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard. ».

Il aura fallu 3 ans pour qu’une majorité de Français, selon les enquêtes, prennent conscience du danger. Ils peuvent donc facilement concevoir que demain, leurs enfants vont devoir vivre dans un monde où la solidarité, la coopération, la mobilisation de toutes les formes d’intelligence, seront indispensables pour faire face, pour résister, pour trouver des solutions.

Notre système « éducatif »ne correspond en aucune façon à cet avenir.

Son but principal est de sélectionner les « élèves » pour répondre aux besoins du système capitaliste, avec pour horizon la consommation et pour résultat, l’accroissement des inégalités.

Il est donc urgent d’esquisser les contours d’un système éducatif alternatif et d’entreprendre des recherches-action le préfigurant. Divers faits d’actualité sont de nature à encourager un tel projet. 

Parmi les objectifs que le débat permettra de compléter :

  • développer les capacités de résilience « en donnant la part belle à la coopération et la créativité, et au développement des sciences citoyennes et participatives (cf. les 35 propositions)
  • permettre au potentiel d’intelligence et de créativité de chaque individu de s’exprimer au service de son propre équilibre et du développement qualitatif de la société, notamment par la création dans le domaine artistique
  • favoriser les démarches émancipatrices et solidaires dans l’esprit des premiers temps du mouvement ouvrier
  • affirmer que l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement.
Voir ici la liste des signataires de l’APPEL. Cliquer ici.
Vous pouvez encore signer : Raymond Millot : rr.millot@wanadoo.fr ou à Nadine Lanneau : nadine.lanneau@laposte.net, avec vos qualités, vos références. Merci.
Vous êtes engagés ou sympathisants d’ associations , mouvements, partis ayant conscience que « le jour d’après » pour nos enfants ne sera pas le temps du toujours plus , mais du toujours plus difficile. Nous vous invitons à faire parvenir à ces collectifs le petit texte ci-après 
Nous sommes une très petite minorité à avoir, pendant très longtemps, tenté de convaincre, que le problème de l’éducation est pleinement politique. Nous considérons  que ce constat devrait être aujourd’hui évident. Pour deux raisons.
La première aurait dû être prise en compte au cours des années 1960, au moins à gauche, quand les sociologues Bourdieu et Passeron ont montré que l’institution scolaire remplissait la fonction de reproduction sociale. Ce constat bousculait trop la bonne conscience des acteurs de l’institution et les espoirs de « promotion sociale » que la gauche ne cherchait pas à démystifier.
La seconde s’impose aujourd’hui : face  à un avenir garanti douloureux, voire mortel pour l’humanité et le vivant, il importe de permettre au potentiel d’intelligence et de créativité de chaque enfant de s’exprimer, et, en multipliant les activités émancipatrices et solidaires, d’accroitre ses capacités de résilience. 
Les organisations qui entendent faire face à cet avenir en combattant la logique productiviste mortifère du système capitalisme devraient aujourd’hui comprendre que nous ne pouvons plus laisser l’éducation de nos enfants sous l’emprise de ce système en faillite. Beaucoup trop de jeunes vont aborder les réalités de l’anthropocène avec la « formation » qui convient au fonctionnement de ce système et sous l’emprise des publicités,  des modes, des technologies modernes – portables, internet et réseaux sociaux. 
Une frange de la jeunesse, très minoritaire mais signifiante, se mobilise sous l’impulsion initiale de Greta Thunberg. Elle s’est récemment manifestée  à la COP 25 .Son origine sociale au moins « aisée » fait peu de doute. Il importerait que sa prise de conscience soit au plus vite partagée par l’ensemble de la jeunesse. A cet effet, les objectifs ministériels  concernant le « développement durable » sont dérisoires, pièces rapportées sur un système de sélection inchangé et démoralisateur pour une large partie de la jeunesse.
La bataille pour un autre système éducatif devrait mobiliser toutes les forces qui contestent le système socio- économique actuel et envisager l’idée qu’il soit «un bien commun » . Un système qui en tant que tel,ne dépende plus d’un quelconque pouvoir politique ou économique,  qui soit « l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement ».

Cet objectif fait l’objet de la brochure EDUCATION UN BIEN COMMUN éd. Massot que nous vous présentons ci-dessous :

Nouveau : Les Editions Massot publient le 4 novembre 2021

la brochure : « L’Education un bien commun »     

Auteur : Raymond Millot. Préface de Ludivine Bantigny. Pour se procurer la brochure par correspondance : deux adresses (cliquer sur chacune)

Les libraires Version imprimée

Place des libraires Attention, ce n’est que la version numérique !

Et dans de nombreuses librairies maintenant…

« l’éducation émancipatrice comme bien commun s’inscrit bien sûr dans le sillage d’expériences puisées et au passé et au présent. Que l’on songe à la Commune de Paris…»

nous dit l’ historienne Ludivine Bantigny dans sa préface. On a accepté pendant trop longtemps de croire que l’école de Jules Ferry assurait cette fonction. Qu’elle soit un outil de la reproduction sociale comme l’a démontré Pierre Bourdieu, choque encore. Explorer le projet d’en faire « un bien commun » comme il va falloir le faire pour l’air, pour l’eau, pour la santé, a conduit Raymond Millot à des conclusions qui peuvent aussi choquer, où, comme il l’espère, ouvrir un « horizon » pour les luttes qu’impose la catastrophe annoncée.

Notre appel se justifie chaque jour. Nous nous efforçons d’en convaincre les visiteurs en présentant des faits qui en renforcent l’opportunité :

Des dates importantes

14 septembre 2021

Une étude très préoccupante décrit l’état de la jeunesse : « Tristes, effrayés, abandonnés… De nombreux jeunes en détresse face à la crise climatique »

La plus grande étude jamais réalisée à ce jour sur l’éco-anxiété démontre qu’au Nord comme au Sud, les 16-25 ans sont majoritairement angoissés face au changement climatique et aux réponses inadaptées des gouvernements en place. (……) Lire ici dans Liberation du 15 septembre

4 septembre 2021

Opportunité de l’objectif premier de notre appel : la résilience

« développer les capacités de résilience ».

La résilience ne concerne pas seulement « la reconstruction des villes marquées  par des accidents industriels ou météorologique » sujet du FORUM DE LA RESILIENCE dont nous parle Le Monde :

Dans sa présentation du Forum, la journaliste du Monde écrit :« Pour dépasser le traumatisme collectif, l’humain a besoin de donner du sens à son expérience et d’imaginer un avenir ». Elle cite les propos de Samuel Rufat géographe : « (les questions) portant sur l’attention aux plus vulnérables manifestent notre degré de civilisation ». Ivan Boissières spécialiste de la sécurité industrielle (…) En matière de culture de sécurité, les comportements des différents acteurs en temps de crise dépendent de la lente construction en temps de paix ». Aziza Akhmouch experte de l’OCDE : « …Nous avons aujourd’hui une fenêtre de tir qui rend ces mesures socialement et politiquement beaucoup plus acceptables qu’elles ne l’étaient hier.

Les enfants sont « les plus vulnérables » .

Il faut en effet engager « la lente construction (des comportements) en temps de paix. Et notre volonté de faire de l’éducation un bien commun doit profiter de cette « fenêtre de tir » et devenir, si nous unissons nos efforts « une mesure socialement et politiquement acceptable ».

Eric Eloi, auteur de « Sortir de la croissance » préface Jean Jouzel, commente le 6ème rapport du GIEC  (Le Monde 18 08). Il propose un message d’espoir sous certaines conditions :

« il y a un chemin d’espoir pour l’humanité au milieu du chaos climatique qu’elle a elle-même engendré. C’est le scénario dit « SSP1 » (shared socio-économique pathway 1) qui fait du bien-être humain  et de la réduction des inégalités sociales les deux piliers du développement en lieu et place de la croissance économique »

L’école telle qu’elle fonctionne accroît les inégalités sociales. Nous prétendons que les objectifs qui figurent dans notre appel sont en mesure de les réduire.

C’était le projet du Plan Langevin Wallon. C’est celui qui guide tous les pédagogues progressistes qui travaillent à contre-courant.

17 mai 2120

Notre APPEL et ouverture du site éducation « bien commun » 

13 mai 2020

« Déclaration » du Conseil National pour la Nouvelle Résistance, CNNR, point 5 : « Les biens communs sont l’air, l’eau, la biodiversité, la santé, l’éducation. »

27 mars 2020

18 organisations syndicales, associatives et environnementales signent une tribune  « Plus jamais ça ! Préparons le « jour d’après » Lire ici.

LE CHANTIER EDUCATION REDEMARRE

Il s’agit de nous faire entendre par les millions de parents que l’avenir de leurs enfants effraie. On peut penser qu’une Convention Citoyenne pour l’Education aurait à cet effet un rôle décisif. En attendant nous entendons reprendre un travail interrompu par la pandémie et effectuer un travail collectif. Il sera proposé à nos signataires. Un groupe de militants l’a déjà entrepris.

PREALABLE selon GEBE en 1970 
Quand Gébé, le dessinateur, dans les années 70 a arrêté tout et lancé l’AN 01…

Plusieurs d’entre vous ont signé l’appel en affirmant son importance. Quelques mots simples ont suffi. Il faudrait les faire entendre aux millions de parents que l’avenir de leurs enfants effraie. Il est certain qu’une Convention Citoyenne pour l’Education aurait à cet effet un rôle décisif. Il s’agit donc aujourd’hui d’effectuer un travail collectif, de préciser en particulier « les concepts qui semblent proposer une rupture dans les pratiques éducatives. »

Nous en avons les moyens si l’on considère la diversité et la qualité des signataires : professeur.e.s et militant.e.s pédagogiques , mais aussi psychologues, psychiatres, médecins, ethnologues, architectes, art-thérapeutes, comédien.n.s, plasticien.e.s, militant.e.s associatifs ou simples citoyens, parents, grands-parents …

Des propositions pour ce redémarrage vont leur être envoyées. Elles figureront prochainement ici même.

Articles récents

Le manque comme alibi et cible du racisme ordinaire

Publié dans Elèves, enfants L’Ecole française et ses manques « De trisannuel en trisannuel, de test en test, depuis 2000 la participation de la France aux évaluations internationales des acquis scolaires révèle que les jeunes Français ne maitrisent pas les « fondamentaux » lire, écrire, compter et penser, qu’ils ne sont pas heureux à l’école, que… Lire la suite Le manque comme alibi et cible du racisme ordinaire

Pour l’école, la liberté, c’est le libéral ou c’est la démocratie ?

Publié dans Système éducatif Au moment où le gouvernement, pour l’école, s’apprête à résoudre, à sa façon, l’opposition « public/privé », en la transformant en entreprise libérale, avec chef PDG, et employés soigneusement choisis, ce qui mettra fin à tout rêve démocratique, il n’est pas mauvais de rappeler, pour parler comme notre cher Ministre, les fameux « fondamentaux »… Lire la suite Pour l’école, la liberté, c’est le libéral ou c’est la démocratie ?

Comme Marguerite Yourcenar, gardons « Les yeux ouverts »

Publié dans Savoirs émancipateurs Ce texte extrait de « Les yeux ouverts  » datant de 1980 écrit par Marguerite Yourcenar n’a pas pris une ride. «Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par… Lire la suite Comme Marguerite Yourcenar, gardons « Les yeux ouverts »

L’ensemble des articles est à lire dans le BLOG

UTOPIE EDUCATIVE, PREMIERE REALISATION

Une « expérience » d’ampleur significative a partiellement réalisé cette utopie :

De 1965 à 1983, la majorité politique grenobloise  était très influencée par le PSU  et le christianisme social. L’agence d’urbanisme avait, sous son impulsion, engagé la construction d’un quartier neuf  audacieux qui a ouvert ses portes en 1972. Les idées d’autogestion, de décloisonnement  étaient dans l’air du temps. Le souffle de 68 avait ébranlé les bureaucraties. Diverses personnalités avaient soutenu l’idée « d’ouverture » matérielle et pédagogique des cinq groupes scolaires et du collège (CES) du quartier et le projet d’en faire un objet de recherche. Des coordinateurs avaient été choisi-e-s  par l’INRP (institut national de la recherche pédagogique) et avaient préparé l’accueil des habitants. 

On dirait aujourd’hui que des conditions étaient réunies pour envisager un changement de paradigme incluant le domaine éducatif. Premier parallèle avec notre hypothèse BienCommun. […] Lire la suite ici.

s le BLOG

Des exemples d’écoles de la lecturisation et de la citoyenneté qui ont bien fonctionné en leur temps

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Pour lire le texte, cliquer sur l’image.

L’école des Charmes dans les années 80, une des « recherche-action » de l’INRP : une autre école pas une super école mais une école où les enfants ont dans leur vie quotidienne d’écolier, besoin et envie de comprendre l’écrit. L’école de la lecturisation. « Mais insistons d’abord sur une condition déterminante : l’existence d’une équipe stable et cohérente ; il est urgent que l’administration et les syndicats prennent les dispositions qui favorisent la constitution des équipes d’établissement, leur fonctionnement, la formation collective de leurs membres, l’évaluation à moyen et long terme de leur action éducative… Notre équipe, au fil des ans, s’est attachée à réunir les conditions d’une vie démocratique dans une école résolument ouverte sur le quartier, la ville et le monde, conformément au projet initial du quartier de l’Arlequin à la Villeneuve de Grenoble. C’est dans ce cadre que les enfants vivent à l’école en citoyens. L’esprit citoyen s’y construit, comme se construit le savoir, en agissant sur le réel pour le transformer et le comprendre. Avec l’aide vigilante et exigeante des enseignants. Le statut de l’enfant, et en conséquence celui des adultes « coéducateurs » (y compris les parents) s’en trouve fondamentalement transformé. Tout comme la fonction de l’école qui doit cesser de sécréter l’exclusion et de reproduire l’ordre social. » Raymond Millot

La brochure « école ouverte /recherche-action/ société éducatrice » est consultable ci-dessus. « Elle date de 2013 alors que Vincent Peillon était encore ministre et que son livre avait laissé espérer une politique assez audacieuse. Il l’a lue, m’a répondu « vous avez 30 ans d’avance ! » et s’est enlisé dans le système. » Il a été vite remplacé à la tête du ministère. Raymond Millot. Ed. AFL (Association Française pour la lecture), 2013.

« Et je sais que de

tout ce que nous aurons

accompli tous ensemble,

quelque chose

continuera à vivre. »

Robert GLOTON GFEN

BIBLIOGRAPHIE, SITOGRAPHIE : Réflexions sur l’éducation au cours du temps

Des textes, des citations, de livres ou de sites à lire et partager. Cliquer ici pour aller sur la Page en haut du site et accéder à tous les documents.

Ma déception profonde sur l’école : Pierre Bourdieu

La vie selon Edgar Morin

« La vie n’est supportable que si l’on y introduit non pas de l’utopie mais de la poésie, c’est-à-dire de l’intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l’amour. La complexité humaine. »

Marc Bloch, « Sur la réforme de l’enseignement ». En 1943 – Extraits… En 2021… Toujours d’actualité :

 […] Ne nous y trompons pas, la tâche sera rude. Elle n’ira pas sans déchirements. Il sera toujours difficile de persuader des maîtres que les méthodes qu’ils ont longuement et consciencieusement pratiquées n’étaient peut-être pas les meilleures ; à des hommes mûrs, que leurs enfants gagneront à être élevés autrement qu’eux-mêmes ne l’ont été ; aux anciens élèves de grandes Écoles, que ces établissements parés de tous les prestiges du souvenir et de la camaraderie doivent être supprimés. Là, comme ailleurs, cependant, l’avenir, n’en doutons pas, appartiendra aux hardis ; et pour tous les hommes qui ont charge de l’enseignement, le pire danger résiderait dans une molle complaisance envers les institutions dont ils se sont fait peu à peu une commode demeure.

[…] Un mot, un affreux mot, résume une des tares les plus pernicieuses de notre système actuel : celui de bachotage. C’est certainement dans l’enseignement primaire que le poison a pénétré le moins avant : sans l’avoir, je le crains, tout à fait épargné. L’enseignement secondaire, celui des universités et les grandes écoles en sont tout infectés.

« Bachotage ». Autrement dit : hantise de l’examen et du classement. Pis encore : ce qui devait être simplement un réactif, destiné à éprouver la valeur de l’éducation, devient une fin en soi, vers laquelle s’oriente, dorénavant, l’éducation tout entière. On n’invite plus les enfants ou les étudiants à acquérir les connaissances dont l’examen permettra, tant bien que mal, d’apprécier la solidité. C’est à se préparer à l’examen qu’on les convie.

Au grand détriment de leur instruction, parfois de leur santé, d’innombrables enfants suivent trop jeunes des classes conçues originairement pour de plus vieux, parce qu’il faut éviter à tout prix le retard éventuel qui les amènerait plus tard à se heurter aux limites d’âge de telle ou telle grande école. »

Marc Bloch, « Sur la réforme de l’enseignement » dans« Les Cahiers politiques,  n°3, juillet 1943, p. 17.

Il s’agit d’une publication du Comité Général d’Études du Conseil National de la Résistance, auquel Marc Bloch participe avant son arrestation le 8 mars 1944.

ACTUALITÉS

4 décembre

Décès de Pierre Rabbi

Le système Pierre Rabhi

« La panne des grandes espérances politiques remet au goût du jour une vieille idée : pour changer le monde, il suffirait de se changer soi-même et de renouer avec la nature des liens détruits par la modernité. Portée par des personnalités charismatiques, comme le paysan ardéchois Pierre Rabhi, cette « insurrection des consciences » qui appelle chacun à « faire sa part » connaît un succès grandissant. » […] « En se répétant presque mot pour mot d’une apparition à une autre, Rabhi cisèle depuis plus d’un demi-siècle le récit autobiographique qui tient lieu à la fois de produit de consommation de masse et de manifeste articulé autour d’un choix personnel effectué en 1960, celui d’un « retour à la terre » dans le respect des valeurs de simplicité, d’humilité, de sincérité et de vertu. Ses ouvrages centrés sur sa personne, ses centaines de discours et d’entretiens qui, tous, racontent sa vie ont abouti à ce résultat singulier : cet homme qui parle continuellement de lui-même incarne aux yeux de ses admirateurs et des journalistes la modestie et le sens des limites. Rues, parcs, centres sociaux, hameaux portent le nom de ce saint laïque, promu en 2017 chevalier de la Légion d’honneur. » Il est l’auteur de Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010) et jouit d’une grande popularité.

« Dans un contexte de catastrophes environnementales et d’incitations permanentes à la consommation, ses appels en faveur d’une économie frugale et ses critiques de l’agriculture productiviste font écho au sentiment collectif d’une modernité hors de contrôle. En réaction, l’inspirateur des « colibris » prône une « insurrection des consciences », une régénération spirituelle, l’harmonie avec la nature et le cosmos, un contre-modèle local d’agriculture biologique non mécanisée. Ces idées ruissellent dans les médias, charmés par ce « bon client », mais aussi à travers les activités du mouvement Colibris, fondé en 2006 par Rabhi et dirigé jusqu’en 2013 par le romancier et réalisateur Cyril Dion.« 

Lire dans Le Monde Diplomatique.

Pierre Rabhi, agriculteur et philosophe, nous fait partager sa vision de la terre et de l’écologie, avant l’ouverture de la conférence de Lima sur le climat en 2014. Interview d’Anne Sinclair.

Les multiples talents de Pierre Rabhi avec la voix de Zaz.

26 novembre

Susan Neiman : «Nous avons échoué à créer des sociétés où les jeunes ont envie de grandir»

Susan Neiman est une philosophe américaine : « Notre société repose sur l’incitation à consommer de plus en plus et à satisfaire tous les désirs […]. « Le bonheur passerait par le fait de s’étaler dans une adolescence et une spontanéité prolongées. « Ce jeunisme se traduit encore par un éloge de l’insouciance et une valorisation implicite de l’irresponsabilité de l’enfance, soi-disant synonymes de liberté.[…] « La prise de décision, la concentration, le sérieux, la discipline et le travail, tous ces lots d’une vie d’adulte sont connotés de façon très péjorative : leurs corollaires seraient l’ennui, l’extinction de l’intelligence et de l’inventivité. Que de fois entend-on regretter la fameuse âme d’enfant et sa non moins fameuse créativité ? » Lire dans Libération.

6 novembre

« Partout dans le monde, la mobilisation citoyenne s’organise : défense des terres et des droits, blocage de projets polluants, actions dans les tribunaux, grèves pour le climat, etc. Elle porte des alternatives et remporte des victoires qui permettent d’enrayer cette machine infernale et de construire ainsi un futur désirable. 

Le CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance) soutient cette résistance et appelle au rassemblement constructif et désintéressé de toutes les sensibilités – jaunes, rouges et vertes – pour reconstruire le programme des Jours heureux et reconquérir nos Biens communs. » Coordination CNNR

1 novembre :

La 26e conférence annuelle de l’ONU sur le climat sous la présidence britannique et en partenariat avec l’Italie a lieu cette année à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021.

« Boris Johnson et Antonio Guterres ont tiré la sonnette d’alarme lors d’allocutions qui ont ouvert la conférence sur le climat de Glasgow.

Les regards se sont alors tournés vers le Premier ministre indien Narendra Modi qui a pris la parole en fin d’après-midi. En s’engageant à réduire plus vite les émissions de son pays, il accentuerait la pression sur la Chine, dont le président a boudé le déplacement jusqu’en Écosse. A la tribune, il a justement annoncé que l’Inde se fixait comme objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2070. » A lire sur le Huffpost

« Entre ceux qui réclament qu’on agisse pour le climat, comme Greta Thunberg ou António Guterres, et ceux qui boycottent le rendez-vous, comme Xi Jinping ou Vladimir Poutine, tour d’horizon des acteurs qui peuvent changer la donne. » A lire sur Libération du 28 octobre.

« Dominique Bourg, philosophe et professeur honoraire à l’université de Lausanne, auteur de Primauté du vivant, essai sur le pensable (PUF), « co-écrit avec avec l’économiste Sophie Swaton, est l’invité du Grand entretien de France Inter. […] Pour lui, fondamentalement rien ne change. « Pour l’expliquer, il cite Amitav Ghosh : « Dans le dernier de ses romans, « La déesse et le marchand, » il fait dire à un de ses personnages que finalement, le seul moyen d’expliquer un peu ce qui se passe et nos réactions, c’est comme si nous étions possédés. On aurait les moyens de faire autrement. On a une compréhension, en tout cas, pour certains, assez juste de la situation et on ne fait pratiquement rien. Je vous rappelle qu’après chaque COP les émissions mondiales n’ont cessé d’augmenter. […] Sur le site de France Inter. Dominique Bourg : »C’est comme si nous étions possédés ».

24 octobre

La jeunesse se mobilise avant la conférence des Nations Unies sur le climat (la COP26) qui aura lieu dans quelques jours

SIGNEZ CET APPEL URGENT AUX DIRIGEANTS DE LA PLANETE
POUR L’ACTION CLIMATIQUE ! Sur le site AVAAZ

Plus de 1 million de signatures déjà..

SumOfUs, la Future Coalition, Fridays for Future et d’autres organisations à travers le monde se joignent à une journée d’action internationale organisée par la jeunesse pour appeler les banques, les gestionnaires d’actifs et les assureurs à arrêter d’injecter des milliards de dollars dans les énergies fossiles.

Des centaines de milliers de personnes participeront à une journée d’action organisée par la jeunesse pour demander aux banques, aux gestionnaires d’actifs et aux assureurs de cesser de financer le chaos climatique avant la COP26.

GRETA THUNBERG à Milan, devant 400 jeunes réunis par l’ONU avant la COP26 (en septembre) :

« Il n’y a pas de planète B, il n’ya pas de planète bla-bla, bla-bla-bla, bla-bla-bla. Economie verte, neutralité carbone en 2050 . C’est tout ce que nous entendons de la part de nos soit-disant dirigeants. Des mots. Des mots qui sonnent bien  mais qui n’ont mené à aucune action, nos espoirs et nos rêves noyés dans leurs mots et leurs promesses creuses »

19 septembre

Centenaire de la naissance de Paolo Freire : « pour me suivre, vous ne devez pas me suivre »

Paulo Freire (1921 ; 1997), pédagogue brésilien, praticien et théoricien, philosophe de l’éducation populaire et universitaire. » Il a fortement influencé de nombreuses personnes et des professionnels de différents domaines. Non seulement pour ses idées, mais surtout à cause de son engagement éthico-politique. Pourtant, il n’a pas laissé de disciples comme adeptes de ses idées. Il a laissé plus que ça. Il a laissé un esprit. Il disait : « pour me suivre, vous ne devez pas me suivre ». La pédagogie des opprimés a eu de grandes répercussions car elle exprimait ce que beaucoup de gens avaient déjà en tête dans leurs rêves et leurs utopies, un monde d’égaux et de différents, et elle a eu des échos dans les milieux les plus divers. Sa philosophie de l’éducation a franchi les frontières des disciplines, des sciences et des arts au-delà de l’Amérique latine pour s’enraciner dans les sols les plus variés. Pour nous, à l’Institut Paulo Freire, elle continue d’être la grande référence de l’éducation comme pratique de liberté et d’éducation populaire. »[…] « La réinvention de l’éducation ne peut être que l’œuvre d’un effort collectif, collaboratif, pluriel, non sectaire, en pensant à une transition progressive vers d’autres manières de concevoir les systèmes éducatifs, leur planification, leur gestion et leur suivi, leurs paramètres curriculaires, si l’on veut apporter une contribution significative à la construction de nouvelles politiques d’éducation publique. »’[…] »L’utopie est une catégorie centrale de la pensée de Paulo Freire. Pour cette raison, il était diamétralement opposé à l’éducation néolibérale, puisque le néolibéralisme « refuse le rêve et l’utopie », comme il le précise dans sa « Pédagogie de l’autonomie ». Le néolibéralisme ne refuse pas seulement le rêve et l’utopie, elle refuse également le savoir des enseignants, les réduisant à de simples vecteurs d’informations en tant que machines de reproduction sociale, les excluant de toute participation au débat sur les finalités de l’éducation. »[…] « Il s’agit donc de lutter pour une école qui forme le peuple souverain, le peuple qui puisse changer le cours de l’histoire, une école transformatrice, une école émancipatrice. Paulo Freire nous a dit que cette école, l’école citoyenne, était une école de camaraderie, de communauté, qui vit l’expérience tendue de la démocratie. » Moacir Gadotti, professeur à la retraite à la Faculté d’éducation de l’Université de São Paulo et président d’honneur de l’Institut Paulo Freire. Lire l’intégralité de l’article ici.


15 – 30 septembre

La jeunesse, Greta et nous

·      « Trois JEUNES sur quatre jugent le futur effrayant » ;  « La plus vaste étude jamais réalisée sur l’anxiété climatique chez les JEUNES  montre qu’ils se sentent trahis et impuissants face à la crise »,  (LE MONDE 15 septembre ).

·      I AM GRETA. Une critique du film (POLITIS du  30 septembre) se termine ainsi « Greta donne à voir la prise de conscience  d’une génération dont elle entend porter la voix. Une Génération  dont le destin semble osciller entre angoisses existentielles et luttes collectives, incertitudes et détermination, peur de l’avenir et foi dans le changement.

·      Notre APPEL (voir plus haut sur ce site) a pour objectif  de « développer les capacités de résilience » des enfants. Ils n’ont pas la parole pour dire,  avec nous, que « «notre système éducatif  ne correspond en aucune façon à l’avenir » qui les attend et se manifeste dès aujourd’hui. Nous diffuserons bientôt des propositions pour que le CHANTIER, annoncé sur le site et mis en sommeil par la pandémie, se remette au travail.

15 septembre

« Déferlante d’éco-anxiété chez les jeunes : mais que fait l’école ? »

C’est le titre d’un article du site des ENSEIGNANT.E.S POUR LA PLANETE et qui se poursuit ainsi : »« Nous avons échoué à prendre soin de la planète », « Le futur est effrayant », « L’humanité est condamnée » : ces  terribles constat sont partagés par respectivement 83, 75 et 56% des 10 000 jeunes de 16 à 25 ans originaires de 10 pays interrogés par des chercheurs d’universités britanniques, américaines et finlandaise. »[…] « Comment nous, enseignant·es, pouvons nous alors continuer de préparer nos élèves et étudiant·es, presque comme si de rien n’était, à un futur calqué sur le monde d’hier? Comment pouvons-nous continuer à faire semblant que ces problèmes sont pris en compte, que la situation est sous contrôle? Comment pouvons nous laisser les jeunes seul.e.s, devant les écrans de leurs smartphone, voir défiler ces images de désolation et de désastre? »

« […] au rang des premières institutions sur lesquelles la jeunesse aurait du pouvoir compter, il y a l’école. En France, les jeunes auraient du se sentir accompagnés dans la découverte de ces sombres perspectives par des personnels formés et prêts  à répondre à leurs questions et à leurs inquiétudes. » […] « Au lieu de cela, le gouvernement a continué à faire le strict minimum, enjoignant ses personnels à faire de « l’éducation au développement durable » comme si l’on pouvait encore accorder la moindre crédibilité à cette notion. »

[…] « Nous, enseignantes et enseignants, ne voulons pas participer à ce modèle de société qui rend la jeunesse malade de son avenir. Nous ne voulons pas continuer d’exercer notre métier « as usual », sans en redéfinir les objectifs et leurs mises en oeuvre. Il y a urgence à changer et à répondre à la détresse qui s’exprime.

[…] « Alors que s’amorce la campagne présidentielle, il est urgent que les candidat·es se saisissent de ce thème et mettent au coeur de leurs programmes écologiques la question éducative. L’école doit avoir pour mission de mettre des mots sur les périls écologiques qui nous menacent et sur les espoirs qui subsistent, elle doit former nos jeunes aux savoirs et savoir-faire qui réparent et qui protègent le vivant, et aux valeurs humanistes qui devront les guider. L’école doit redevenir pour la jeunesse un lieu où se développe le sens du collectif et l’envie d’engagement, un lieu où le monde se réenchante, un lieu où l’espoir s’enracine et peut grandir à nouveau. » Lire sur le site ici.

3 septembre

Congrès mondial de la nature sur la protection de la biodiversité et des écosystèmes

« Du 3 au 11 septembre 2021, la France accueille pour la première fois le Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à Marseille. Organisé tous les 4 ans, il mobilise des experts de la protection de la nature issus du monde politique, de la recherche, des associations et des grandes organisations internationales, mais aussi des entreprises et des citoyens. » Lire ici.

2 septembre

« Rentrée : les jeunes profs épuisés de plus en plus nombreux à démissionner »

« Cours en distanciel, décrochage scolaire, rythmes alternés… La crise sanitaire n’a évidemment rien arrangé à ce malaise qui pousse les enseignants à jeter l’éponge. » Mais ce malaise existe depuis dix ans et touche les stagiaires, les nouveaux titulaires dont certains demandent leur démission. Lire l’article des Echos ici.

Ce malaise touche en fait tous les enseignants ou presque. Ajoutons quelques éléments trouvés dans l’article de Philippe Watrelot, professeur de sciences économiques et formateur, écrit en 2017 dans la revue Alternatives Economiques. Les causes du malaise n’ont pas changé :

  • la rémunération « En France, un(e) professeur(e) des écoles gagne 72 % de ce qu’il/elle pourrait escompter avec son niveau de diplôme s’il travaillait ailleurs que dans l’Education nationale. Au collège, un professeur français gagne 86 % du salaire de ses camarades d’université. Et au lycée, 95 %. Et il faut rajouter que les enseignants français restent moins bien payés que leurs collègues européens (même si ce n’est pas avec les mêmes conditions de travail). » Mais lit-on dans l’article des Echos : « L’engagement pris par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, dans le cadre du Grenelle de l’éducation qui s’est déroulé d’octobre 2020 à mai 2021 de « rendre le métier d’enseignant plus attractif » semble donc loin d’être gagné. Dernière corde à son arc : la revalorisation des salaires de 58 % des profs, à hauteur de 29 ou 57 euros mensuels supplémentaires, selon leur ancienneté. » Sera-ce suffisant ?
  • Un sentiment de déclassement social : « Le malaise enseignant est donc la combinaison d’un ressenti de déclassement social, de faible considération et une rémunération trop basse, avec un sentiment de « travail empêché » et d’épuisement marqué par une dégradation et une complexification des conditions de travail, ainsi qu’un écart entre l’engagement qu’ils mettent à faire progresser leurs élèves et les résultats.
  • Un élément d’explication important : le décalage entre la motivation des professeurs surtout ceux du second degré et la réalité du métier : le malaise est amplifié par le décalage entre l’identité professionnelle qu’ils se sont construite au début de leur carrière et le métier réel et souvent subi. » : « pour le second degré, dans les dernières enquêtes réalisées sur l’identité professionnelle, les enseignants interrogés déclarent à près de 60 % l’être devenus « par amour de la discipline ». Et cette motivation se heurte elle aussi à la réalité de la gestion des classes, à des élèves, avec leurs difficultés, qui ne seront pas forcément passionnés par ce que vous leur proposez… Enseigner les mathématiques n’est pas être mathématicien, enseigner l’anglais (ou toute autre langue) c’est accepter d’entendre massacrer toute sa vie une langue qu’on adore… » Lire l’article ici.

2 septembre

Après les propos de Macron à Marseille, le débat sur l’éducation va-t-il enfin se lancer ?

« Il veut faire de Marseille « un laboratoire » éducatif. Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 2 septembre, que certaines écoles de la cité phocéenne allaient expérimenter un projet d’« école du futur » accordant plus de liberté aux directeurs, « dès la rentrée 2022-2023 »« Il faut que ces directeurs d’école puissent choisir l’équipe pédagogique », a-t-il notamment esquissé, chiffrant à 50 le nombre d’établissements populaires qui seront progressivement inclus dans le dispositif. » « Destinée à obtenir « plus de résultats » dans les quartiers défavorisés, cette future sélection suscite la colère des syndicats du primaire. » Lire ici

Et sur le site du Café pédagogique ici.

Notre conclusion : Une Convention citoyenne pour l’éducation s’avère de plus en plus nécessaire pour répondre comme nous le disons, aux vrais enjeux éducatifs et climatiques des années à venir.

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28 août

Développer des pratiques pédagogiques génératrices de plus d’équité

« Un collectif composé d’un sociologue, de la fondatrice de SynLab et de chercheurs en psychologie sociale plaident pour le « développement de pratiques pédagogiques génératrices de plus d’équité » à l’école. » « La recherche a montré que les pratiques compétitives ont tendance à accentuer l’écart de performance entre les élèves issus de milieux populaires et ceux issus de milieux plus favorisés. » « 

A l’inverse, il existe des pratiques pédagogiques efficaces pour faire progresser les plus fragiles sans pour autant freiner les meilleurs élèves. Faire coopérer les élèves entre eux, leur expliquer que l’erreur permet d’apprendre et mettre cela en pratique dans son enseignement, leur faire des feedbacks individualisés en leur expliquant ce qu’ils n’ont pas compris et pourquoi, donner du sens et expliciter l’utilité des apprentissages scolaires, préciser l’objectif d’une séquence de formation avant de commencer à l’enseigner : voici quelques exemples de pratiques pédagogiques dont les recherches expérimentales ont montré qu’elles sont bénéfiques à l’apprentissage.

Or l’enquête réalisée par SynLab montre que plus les enseignants favorisent, dans leur classe, un climat de performance, moins ils rapportent utiliser l’ensemble de ces pratiques, identifiées par la littérature scientifique comme utiles pour permettre les progrès de tous et, dans bien des cas, réduire les inégalités. Loin de soutenir un nivellement par le bas, ces pratiques permettent au contraire à chacun de progresser. » Mais 90% des enseignants interrogés déclarent avoir envie d’être informés et formés sur ces pratiques, ce qui en dit long sur notre système scolaire. Lire ici TRIBUNE. « La méritocratie scolaire est une croyance plus qu’une réalité »

22 août

Lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets : des espérances déçues

« La loi « Climat et Résilience » du 22 août 2021 traduit une partie des 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat retenues par le chef de l’État, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale. »

Effectivement, elle traduit seulement « une partie des 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat » qui avaient été très remarquées en juin 2020. Le résultat est décevant. En deça des espérances et rien sur l’éducation : lire ici.

Si l’on compare avec les propositions ambitieuses de la Convention : « La Convention Citoyenne pour le climat a réuni 150 personnes, toutes tirées au sort ; panel représentatif de la diversité de la population française. Elles avaient pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990), dans un esprit de justice sociale. Après plus de 8 mois de travaild’auditions et de débats, les 150 membres de la Convention Citoyenne pour le Climat rendent leurs propositions au gouvernement. » Lire ici.

20 août

« Les exceptions consolantes » qui font oublier l’injustice foncière de l’Ecole

Un livre vient de sortir qui a retenu notre attention : Jean-Paul Delahaye. Exception consolante. Un grain de pauvre dans la machine, Librairie du Labyrinthe. 20/08/21.  « Jean-Paul Delahaye, ancien conseiller spécial et Dgesco de Vincent Peillon [ndlr : ministre de l’éducation qui est resté peu de temps, sous Hollande], inspecteur général, rend hommage à  sa mère et raconte sa vie d’enfant très pauvre. » « Il fait partie de ce que Ferdinand Buisson a appelé les « exceptions consolantes » , « propres à faire oublier l’injustice foncière qui reste la règle générale ». « JP Delahaye  nous fait comprendre à quel point l’Ecole est dure et inadaptée aux pauvres. Malgré sa réussite personnelle, JP Delahaye n’a rien oublié des humiliations subies, du courage de sa mère et nous invite au devoir de solidarité. Il faut réformer l’Ecole. Il s’explique dans cet entretien. »

« Jean-Paul Delahaye n’est pas de ceux qui, forts de leurs parcours exceptionnels, souscrivent à l’idéologie – ou au  »principe » – de « l’égalité des chances » ou bien encore exaltent le « mérite ». Au contraire ! D’une certaine façon, tout le livre est un témoignage délibéré, concret et sensible en sens inverse. In fine le chapitre 27 concentre explicitement ce qu’en pense l’ancien enfant pauvre devenu (par inadvertance sinon par hasard ?) directeur des enseignements scolaires et inspecteur général. Un livre singulier qui devrait trouver ses lecteurs. » Lire la suite sur la page de Médiapart. 

Août

Lu sur Facebook pour « rire un peu » : les médias et le réchauffement climatique

Anonyme

9 août

Le dernier rapport des scientifiques du GIEC : «Le changement climatique s’accélère et s’intensifie»

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) « publie ce 9 août son rapport faisant l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique. Il détaille notamment la multiplication à attendre des événements extrêmes. Et avertit qu’il reste à peine vingt ans pour limiter le pire. Une condition : amener les émissions de gaz à effet de serre à zéro. » « Pour modéliser le lien entre ces événements et le réchauffement climatique, les scientifiques rappellent qu’une vague de chaleur extrême se produisait sur un territoire donné une fois tous les dix ans en moyenne durant l’ère pré-industrielle (1850-1900). Avec un réchauffement de 2°C par rapport à cette époque, les vagues de chaleur extrême se produiraient 5,6 fois en dix ans et seraient en moyenne 1,9°C plus chaude. Avec un réchauffement global de 4°C, ces vagues de chaleur se produiraient 9,6 fois sur dix ans, soit quasiment une fois par an. « Ce n’est pas seulement la fréquence de ces événements extrêmes qui va augmenter, mais également leurs intensités » « Difficile d’imaginer le Canada, pour prendre un exemple, essuyer tous les ans une vague de chaleur plus intense que celle que celle qu’il a connue fin juin ». Lire sur le site de Reporterre.

« Le seuil de 1,5°C de réchauffement climatique pourrait être atteint d’ici 2030, soit dix ans plus tôt que les précédentes estimations des scientifiques du GIEC. C’est l’information qui est ressorti du sixième rapport du GIEC, sorti ce lundi 9 aout 2021. Dans sa chronique, Marina Bertsch, chroniqueuse environnement de France 24, explique l’importance de ce rapport puisque c’est la première fois que le GIEC cite clairement l’activité humaine comme cause du réchauffement climatique. À quelques mois des prochaines négociations climatiques (la COP26) qui doivent se tenir à Glasgow en novembre 2021, ce rapport est un signal d’alarme pour tous les gouvernements. Il est plus qu’urgent et impératif d’agir afin de lutter contre le réchauffement climatique. » « Depuis 2013, les outils scientifiques ont beaucoup progressé et ils nous disent très clairement « oui on hésite de moins en moins à faire le lien, on est beaucoup plus affirmatifs, on est catégoriques, oui, le réchauffement climatique aggrave ces événements météo extrêmes. » Lire sur le site Goodplanet et voir la vidéo de France 24.

Rapport très pessimiste : « Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat publie son sixième rapport sur le climat et il constate que, quels que soient nos efforts de réduction des gaz à effet de serre, certains changements du climat sont déjà « irréversibles » sur des décennies, voire des millénaires. » Sur le site de France inter.

Août

« Je suis un pédagogiste »

« Gommer les clichés, construire une meilleure école ». Le livre de Philippe Watrelot, ancien président du Crap Cahiers Pédagogiques va sortir ce mois-ci. Résumé (un extrait) : « Le monde de l’éducation a vu surgir un nouveau mot : « pédagogiste ». Vous avez dit pédagogistes ?! Les pédagogistes seraient ces enseignants jargonnants qui parlent de « référentiel bondissant » pour ballon, ces enseignants laxistes qui en oublient l’exigence pour le ludique, ces enseignants hors-sol qui s’appuient sur des théories fumeuses. Ils auraient pris le pouvoir dans l’Éducation Nationale et contribueraient à détruire le service public d’éducation. Rien que ça ! » Lire sur la page de l’éditeur.

La table des matières (activer le zoom avant) :

31 juillet

Surmonter la crise écologique de manière démocratique et non sur un mode autoritaire

« « Société de contrôle », démocratie « suspendue »… Pour la philosophe Barbara Stiegler, les décisions du gouvernement contre le Covid-19 nous plongent dans une « impasse politique et sanitaire » inquiétante. Et elle interroge la façon dont est menée la politique de vaccination. »

« Les décisions prises par le gouvernement depuis le 16 mars 2020 construisent un pays fracturé où l’on oppose deux camps, celui du bien et celui du mal. On construit un affrontement entre vaccinés et antivax, créant un état de sidération dans la société qui empêche de penser et d’appréhender les questions avec nuance et précision. Toute position critique vous condamne à une dissidence invivable. À un an de l’élection présidentielle, c’est extrêmement inquiétant. En renvoyant toute forme de contestation à l’extrême droite, tous les ingrédients d’une crise politique majeure sont là. »

« Le Covid-19 ne nous menace pas tous à égalité. C’est une maladie létale et dangereuse pour des publics déjà fragilisés. Elle vient révéler le tableau sanitaire négatif des pays occidentaux, avec leur population vieillissante et souffrant de polypathologies chroniques. En creux, le Covid-19 pose une question sociale et écologique. Dans les pays industrialisés, plus les inégalités augmentent, plus les maladies chroniques explosent et plus le Covid-19 flambe. Notre mode de vie est aussi, en partie, responsable de la situation actuelle avec la sédentarité, l’alimentation industrielle, le stress, l’augmentation de l’obésité et des cancers, etc. » Lire ici sur le site de Reporterre.

31 juillet

Le 31 juillet 1914, le socialiste Jean Jaurès était assassiné

Jean Jaurès a été assassiné par un militant d’extrême-droite, Raoul Villain.

Hommage d’Alexis Corbière et de Jean-Luc Mélenchon des Insoumis. Pourquoi rendre hommage à Jean Jaurès ?

Vidéo https://youtu.be/Brh3JSx21Mk

18 juillet`

Les dédoublements en CP REP+ n’empêchent pas les inégalités de réussite scolaire d’augmenter

L’échec de la politique de Jean-Michel Blanquer semble flagrant malgré ses déclarations : « A quelques mois de l’élection présidentielle, JM Blanquer a commencé, dans Le Figaro du 18 juillet, à faire campagne sur son bilan. Il parle de « résultats du dédoublement en éducation prioritaire très encourageants » et annonce même « un rebond de l’école primaire ». On aimerait bien lui donner raison. Mais les données mêmes de son ministère montrent une réalité bien différente« . […] « La compréhension reste le point faible des écoliers de CP (avec un tiers des élèves en échec) alors que la fluence est réussie par 90% des élèves. En maths la résolution de problèmes et le calcul sont des points faibles pour un tiers à la moitié des élèves. » « la compréhension d’un texte lu seul : En Rep+ malgré les dédoublements la moitié des élèves sont en difficulté sur cet item. C’est aussi un des enseignements de l’évaluation, pas mis en avant par le ministère, d’interroger l’efficacité des dédoublements. En maths on va retrouver la même problématiques. Hors éducation prioritaire un tiers des élèves a du mal à additionner. En Rep+ dédoublé c’est la moitié. » Lire sur le site du Café pédagogique.

15 juilllet

Réchauffement climatique : des inondations meurtrières

En Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Belgique et aussi en Chine : pluies diluviennes, rues dévastées, évacuations, arbres arrachés, maisons détruites, glissement de terrain, des centaines de morts et de nombreux disparus…

13 juillet

Ecolo, la pédagogie ?

C’est sur le site « Questions de classe(s) » : « la réalité des bâtiments scolaires, à l’exception “consolante” de quelques établissements à “haute qualité environnementale”, ce sont des cours de récréation totalement bitumées, rarement pensées pour et par les élèves, des écoles délabrées, véritables passoires thermiques. La crise du Covid-19 a mis en lumière ces conditions sanitaires déplorables : en France, la surface moyenne par élève est d’environ 2,4 m² quand les normes d’élevage dans la filière bio sont de 2,5 m² par poule… Quant aux possibilités d’échapper – ne serait-ce qu’un instant – à ce cadre, elles sont de plus en plus limitées. Toute sortie scolaire tourne au casse-tête financier et surtout administratif, les “Classes vertes” ont quasiment disparu (la plupart des communes ayant vendu leur centre de vacances). Sur le modèle de l’élevage industriel intensif, l’éducation est devenue une activité hors-sol. » Lire ici.

12 juillet

Le groupe Education du site du CNNR : Appel pour l’Education Bien Commun

Lire sur la page du Conseil National de la Nouvelle Résistance (CNNR), relais de notre site.

9 juillet

Dérèglement climatique : Le futur catastrophique est déjà là

Sur le site Blast, une vidéo qui met en évidence les phénomènes actuels du réchauffement climatique qui s’agravent : Chaleur intense mais aussi inondations en Allemagne ces jours-ci et violents orages en France ou coulées de boue au Japon, etc. Voir la vidéo ici.

8 juillet

« Education à la démocratie : «L’école ne doit rien lâcher» »

« L’éducation scolaire peut et doit former les enfants, citoyens de demain,
à la démocratie. Un apprentissage nécessaire pour aller vers un monde plus juste,
estime Philippe Meirieu, chercheur en sciences de l’éducation et en pédagogie.
L’enseignement tel qu’il se pratique aujourd’hui va-t-il dans ce sens ? Entretien. Un article dans la revue « Droits & Libertés », N° 194 du Juin 2021.

Un résumé dans le Café pédagogique du 8 juillet : « Je ne sous-estime pas la formation aux valeurs de la République, surtout si l’on entend par là les valeurs de liberté, égalité et fraternité, mais on ne doit pas se contenter d’enseigner un catéchisme républicain », écrit Philippe Meirieu dans Droits & libertés, la revue de la Ligue des droits de l’homme (n°194). » On doit s’efforcer de mettre l’ensemble des activités et du fonctionnement scolaire en cohérence avec ces valeurs. Cela suppose qu’on les incarne et qu’on les explicite tout à la fois, sans jamais sacrifier l’une des deux dimensions… Mais cela ne signifie pas qu’il faille faire de l’école une « institution démocratique » au sens politique du terme. Les enfants ne sont pas des citoyens, et supposer qu’ils le sont déjà est le meilleur moyen de les empêcher de le devenir. Il ne peut être question de singer, à l’école, un fonctionnement démocratique qui s’avèrera toujours une imposture : soit parce que l’adulte récupèrera en séduction ce qu’il a abandonné en contrainte, soit parce qu’il sera contraint de reprendre le pouvoir dès que la « démocratie enfantine » menacera l’exercice de son autorité. La formation à la démocratie à l’école doit donc s’effectuer dans le cadre de ce qui constitue sa mission : la transmission des savoirs. C’est pourquoi je ne considère nullement comme formatrice une école qui transmet en assujettissant au mimétisme concurrentiel, même si elle ménage, à côté, quelques parenthèses « démocratiques »… Toute autre est la proposition des pédagogies coopératives : on y apprend à « penser par soi-même » et à « construire du commun » dans les activités scolaires elles-mêmes, et l’on met en place un « conseil d’élèves » où, sous la responsabilité du maître qui en fixe le cadre et en régule le fonctionnement, ce qui se vit en classe peut être réfléchi et débattu pour aller vers toujours plus de lucidité et de solidarité ».

3 juillet

« La planète brûle, Paris regarde ailleurs »

Sur le blog de Médiapart : « Alors que le Nord-Ouest américain subit une canicule amplifiée par le dérèglement du climat, deux hautes instances ont critiqué sévèrement l’inaction climatique de l’État français. Mais cette semaine, les parlementaires ont préféré se focaliser sur leurs délires identitaires. […] «Les deux tiers de la population française sont déjà fortement ou très fortement exposés au risque climatique », alertait, ce mercredi 30 juin, le Haut Conseil pour le climat. » Lire ici pour abonnés.

Et pensons aux inondations et coulées de boue au Japon ce week-end dues au réchauffement climatique.

Au Canada : « A Vancouver, ce samedi 3 juillet, où il a fait jusqu’à 50°, une vague de chaleur spectaculaire et accablante s’est abattue sur le nord du continent américain. Au Canada, elle a déjà causé environ 700 morts (trois fois plus qu’en temps normal) et provoqué, en Colombie-Britannique, plus de 150 incendies – dont 89 pour les seuls deux derniers jours. » Lire ici.

3 juillet

Convergence des mouvements pédagogiques à Calais

« Près de 200 militants pédagogiques se sont réunis le 6 mars pour créer « Convergences », un regroupement de mouvements pour faire de 2021 « l’année  de l’éducation nouvelle » et de 2022 celle d’une grande Biennale. […] « Huit organisations pédagogiques (Cemea, FI Cemea, Icem Freinet, Fespi, Gfen, Crap, Le  lien, Fimem) ont créé le 6 mars une structure commune appelée Convergences pour relancer l’idée de l’école nouvelle, 100 ans après son lancement en 1921. » Un colloque est donc organisé le 3 juillet à Calais, « avec l’ambition de rédiger un Manifeste et d’organiser une Biennale à l’automne 2022. » Cette Biennale aura lieu à Bruxelle. Lire sur la page du Café pédagogique de mars.

En 1921, les principes du ralliement en 1921 : Primauté de prendre l’enfant sans sa globalité, comme il est dans ses différentes facettes ! La coéducation, (garçons et filles). La prise en compte des intérêts de l’enfant. Prise en compte de la singularité de l’enfant, développement de son autonomie. Dans une volonté commune de re rencontrer et de se réunir, pour créer, tester des écoles…

2 juillet

« Education à la sexualité : les associations en première ligne en collèges et lycées »

« Bien qu’obligatoire depuis 2001, l’éducation à la sexualité peine à trouver sa place dans les collèges et lycées. Pas toujours très à l’aise pour traiter de cette question, la plupart des établissements choisissent de la confier à des associations. » Obligatoire depuis 2001 de la primaire au lycée. « « Parmi les 12 millions de jeunes scolarisés chaque année, seule une petite minorité bénéficie tout au long de leur scolarité de séances annuelles d’éducation à la sexualité », constate le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dans un rapport de 2016. » […] « Depuis quelques années, de nouvelles questions émergent comme les violences sexuelles, l’inceste, mais aussi tout ce qui tourne autour du genre, de l’identité et de l’orientation sexuelle. » Et ce dès l’école élémentaire. […] « Mais « deux heures dans toute une scolarité pour aborder des questions aussi complexes et lutter vraiment contre l’homophobie, les stéréotypes ou encore la violence vis-à-vis des femmes, c’est beaucoup trop court », regrette Monique Euriez. Pour que ce soit vraiment utile, il faudrait que les enseignants s’emparent de ces questions dans leurs cours. Or ils sont peu nombreux à le faire, souvent faute de formation solide. »

Certains élèves sont dans le refus. « « A l’époque, je n’avais pas envie d’entendre parler de règles ou, pire, de relations sexuelles à l’école. Je trouvais ça déplacé. Mais quand j’ai eu mon premier copain, je me suis souvenu de ce que l’intervenante avait dit sur la notion de consentement. Ça m’est revenu d’un coup et ça m’a aidée. » Lire l’article du Monde

Dans le documentaire d’ARTE du 16 juin dont nous avons parlé plus tôt : « envisager une politique éducative appropriée dans les établissements » a proposé un des jeunes interviewés. Donc conscience d’une lacune.

1 juillet

« Discours de Greta Thunberg aux dirigeant·es : « La comédie est terminée »

Sur Médiapart, dans son blog, Olivier Claude Marchand propose une traduction en français du discours de Greta Thunberg : « Dans un discours prononcé ce jeudi 1er juillet 2021 lors d’un sommet pour le climat à Vienne, Greta Thunberg, initiatrice des grèves des jeunes pour le climat, s’est adressée aux dirigeant·es des pays riches. »

« Mais soyons clairs, ce que vous faites n’a rien à voir avec l’action climatique ou une réponse à l’urgence climatique. Cela n’a jamais été le cas. Ce ne sont que des tactiques de communication déguisées en actions politiques. Vous, et plus particulièrement les pays à revenu élevé, vous prétendez changer et écouter les jeunes alors que vous continuez à peu près exactement comme avant. » Lire en suivant ce lien.

30 juin

« En maternelle, toucher n’est pas toujours jouer »

Un article des Cahiers pédagogiques : « Qu’est-ce qui se cache derrière les gestes « sexuels » des enfants de maternelle ? Entre découverte du corps de l’autre et signal préoccupant, quand et comment faire la différence ? Quelles ressources et quels conseils pour les enseignantes, souvent démunies, toujours sur la corde raide entre la nécessité de ne pas dramatiser et celle de ne pas passer à côté d’une maltraitance ? »

Un témoignage d’un substitut du procureur au parquet des mineurs en région parisienne à placer dans le contexte de chiffres extrêmement alarmants sur l’inceste et les abus sexuels sur mineurs : un enfant sur dix en est victime. »

A lire sur la page du site des Cahiers pédagogiques.

Juin

Une vidéo très documentée sur ARTE. Le « Canard enchaîné » en fait un #EuxToo

« Sur la chaîne ARTE, la réalisatrice Julie Talon est allée à la rencontre de jeunes âgés de 12 à 23 ans, qu’elle interroge dans l’enceinte de leur établissement scolaire, à visage découvert pour certains majeurs. Afin de préserver l’anonymat des ados, elle a choisi de ne faire entendre que leurs voix, souvent brisées par l’émotion. Car cette parole libérée touche à des pratiques qui relèvent d’un rite initiatique vécu dans un contexte de contrainte et de violence insoupçonné par les adultes. Si les collégiens n’ont que peu de recul sur ce qu’ils sont en train de vivre, les jeunes sortis du secondaire se livrent à une analyse plus distanciée sur ces « prélis » (préliminaires : titre du documentaire) et en tirent des leçons. Courageux et lucides, ils évoquent les contradictions entre la théorie et la pratique, et abordent les questions du consentement, du viol et du harcèlement, le tabou persistant de l’homosexualité ou encore le poids de la domination masculine. » Voir la vidéo ici.

Le Canard enchaîné

23 juin

« Système de notes différent, expression orale… Comment l’école peut apprendre la confiance en soi aux élèves »

« Alors que les jeunes Français sont plus anxieux et croient moins en eux que leurs camarades des pays de l’OCDE, des pédagogues apportent des solutions afin d’instaurer une nouvelle dynamique dans les salles de classe. » »

« Il faut que l’on réussisse à tourner la page de ce système épouvantable pour les élèves, où l’intérêt pour la note dépasse celui pour l’apprentissage, et conduit à les terrifier. » Joëlle Proust, philosophe et membre du Conseil scientifique de l’Education nationale ». Sur la page du site de franceinfo.

23 juin

Dernier rapport du GIEC : l’humanité à l’aube de retombées cataclysmiques

« Paris (AFP) – Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces… La vie sur Terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, voire plus tôt, alerte un projet de rapport des experts climat de l’ONU obtenu par l’AFP.

Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer, assure le Giec, et devenir douloureusement palpables bien avant 2050.

« La vie sur Terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes », note le résumé technique de 137 pages. « L’humanité ne le peut pas ». Lire ici.

23 juin

La nouvelle épreuve du Bac : le Grand oral, une épreuve aux débuts difficiles

Pour le Café pédagogique et de nombreux enseignants et syndicats, cette nouvelle épreuve initiée par Jean-Michel Blanquer débute péniblement : « Fleuron de la réforme du bac, le « grand oral » commence le 21 juin dans les lycées. L’épreuve veut former les jeunes à prendre la parole en public, un objectif qui est partagé avec de nombreux autres systèmes éducatifs. Mais elle est contestée depuis des mois par des associations et syndicats enseignants qui soulignent son impréparation et son caractère socialement discriminant. Le retard apporté à envoyer les convocations, reflet de la difficulté à organiser l’épreuve, ajoute aux difficultés de cette épreuve totalement nouvelle.« 

Inégalités entre les élèves : Pierre Merle du Snes FSU commente ainsi : « Evaluer des compétences, effectivement « fondamentales » dans la vie, sans former au préalable les élèves est contraire aux missions de l’école et des professeurs. En l’absence de préparation spécifique, les élèves vont être livrés à eux-mêmes. Les parents diplômés de l’enseignement supérieur vont pouvoir conseiller leurs enfants. À l’inverse, les enfants d’origine populaire ne pourront guère profiter d’un tel accompagnement parental. Lorsque le ministre affirme que le grand oral va « compenser les inégalités entre élèves en préparant tout le monde à la réussite de l’examen » alors même qu’il n’accorde pas aux professeurs les moyens de compenser celles-ci, il contribue à accroître les inégalités qu’il souhaite réduire ». Lire l’article ici.

16 juin

Des référents, des semaines de, des journées de, loin de la globalité des enjeux et de l’enseignement au quotidien

« Référent décrochage, référent égalité fille-garçon, référent école-entreprise, écodélégués (côté élèves)… Nous pourrions égrener ainsi une longue liste que viendraient compléter les semaines des langues, des maths, de prévention du décrochage, du développement durable, de la persévérance scolaire… » et récemment les référents harcèlement. Dans un article des Cahiers Pédagogiques des adhérents du CRAP, Guillaume Caron, Cyril Lascassies et Laurent Reynaud montrent que tous ces dispositifs éloignent des enjeux globaux, sont un alibi qui évite « de se questionner sur les formes pédagogiques traditionnelles et sur la forme scolaire dans son ensemble. » Il vaudrait alors mieux passer « à une logique plus intégrative, plus systémique, plus « intégrale » (pour reprendre l’expression du pédagogue libertaire Paul Robin). Cela peut passer par un pouvoir d’agir plus grand des collectifs locaux, en leur laissant la possibilité de s’organiser par équipes pédagogiques à l’échelle d’une classe d’abord mais aussi à l’échelle de l’établissement. » Pour mieux traiter tous ces problèmes très importants et mieux les intégrer dans les enseignements au quotidien. Lire l’article ici.

2 juin

Les « Leçons d’un siècle de vie » d’Edgar Morin

Il aura 100 ans en juillet. « À 100 ans, Edgar Morin demeure préoccupé par les tourments de notre temps. Ce penseur humaniste a été témoin et acteur des errances et espoirs, crises et dérèglements de son siècle », souligne l’éditeur dans la présentation de l’ouvrage.

24 mai

L’émancipation… en cours et sans cours

Un article de Libération du 24 mai 2021 : « Alicia, 20 ans a eu deux liaisons affligeantes qui la conduit à déclarer « si, en tant qu’ado en développement on doit se rendre sur un réseau social pour apprendre des choses, et pas s’appuyer sur les parents, sur l’école, c’est triste. Le consentement c’est quelque chose qu’on ne nous apprend pas. J’aurais pu éviter pas mal de trucs s’il y avait eu de la prévention ». C’est précisément le problème que traitent Ynée Benaben et Louise Delavier et leur asso. « EN AVANT TOUTE(S) » qui interviennent dans les collèges pour sensibiliser aux inégalités filles-garçons aux violences sexistes. Elles organisent la réflexion en séparant filles et garçons et remarquent qu’en termes d’émancipation (elles n’emploient pas le mot) : « les filles courent derrière l’avancée des mœurs et, pour les garçons, c’est super difficile. Ils voient que le train est parti. »

LIBERATION 24 mai 21« A l’adolescence, tuer le sexisme dans l’œuf ». Lire sur le site.

22 mai

Au Week-End des Possibles, Dominique Bourg prône « des quotas de consommation »

Le philosophe Dominique Bourg était à la Fondation Good Planet « l’un des invités du Week-End des Possibles coorganisé par « l’Obs ». Il a tracé plusieurs pistes à suivre pour changer le système. » « A l’heure actuelle, pour réagir à l’ensemble des problématiques écologiques, il ne faut pas changer une loi, mais, grosso modo, tout le système. La désobéissance civile permet de titiller la justice, et ce faisant, de faire évoluer les choses. Par exemple, je soutiens les ZAD [zones à défendre]. »

Pour lui, les jeunes, les citoyens font déjà bouger les choses.[…] la Convention citoyenne pour le climat, qui est une sorte de photographie de la société française, a par exemple fait de très bonnes propositions, très loin de ce qu’envisageait le gouvernement. Ce sont des choix qui ne sont pas déconnectés de la réalité. » Mais tout le monde n’est pas dans la réalité. Lire l’article ici.

Mai 2021

Des récoltes dans les écoles

Sur Facebook des profs (dont ceux du site Profs en transition) postent ce genre de message très encourageant : « Projet jardin à l’école cette année… profitez des extérieurs en ces temps sombres. 1ere récolte de légumes et premiers paniers distribués aux familles qui s’enthousiasment de plus en plus à l’idée de participer à la vie de l’école. » Il y a même un poulailler donc récolte d’oeufs… Et les élèves ont recherché des recettes.

17 mai

L’UNESCO veut faire de l’éducation à l’environnement une composante essentielle des programmes scolaires d’ici 2025

« Plus de 80 ministres et vice-ministres, ainsi que 2 000 acteurs de l’éducation et de l’environnement se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour transformer l’éducation en vue de la survie de notre planète en adoptant la Déclaration de Berlin sur l’Éducation au développement durable à l’issue d’une conférence mondiale virtuelle de trois jours qui s’est tenue du 17 au 19 mai depuis Berlin. » Lire l’article dans son intégralité ici.

10 mai

Il y a quarante ans l’élection de François Mitterand et un ministre de l’éducation novateur : Alain Savary

Alain Savary devient alors ministre de l’éducation dans le premier gouvernement. C’est une période d’innovations et de discussions dans l’Ecole. Il est à l’origine des ZEP (Zone d’Education Prioritaire), a créé les lycées expérimentaux, donné des moyens pour la formation continue avec les MAFPEN. Alain Savary pourtant meilleur ministre que nous ayons eu, a du renoncer à cause de la grande manif pour l’école privée. Il fut remplacé immédiatement par le conservateur Jean-Pierre Chevènement : l’Ecole ne s’en est pas remise depuis.

9 mai

Marches pour le climat partout dans le pays

La Loi Climat, dernier texte environnemental du gouvernement est un échec climatique et social. Le projet de loi a été affaibli et a empêché que les mesures de la Convention citoyenne pour le Climat soient reprises par les députées et les députés.

6 mai

« Des terrains d’aventure pour redessiner la place des enfants en ville »

« Inventés il y a presque un siècle au Danemark, les terrains d’aventure sont des espaces d’activités libres destinés aux enfants, qui leur permettent de se réapproprier l’espace public. Depuis quelques années, les projets de création autour de ce concept se multiplient en France. » Un article de The Conversation en fait l’historique : « Les initiatives se concrétisent après mai 1968 sur la base d’utopies éducatives et politiques. Les terrains vagues des banlieues se convertissent en espaces de jeux et de découvertes. » Puis au Japon, aux Etats-Unis et aussi en France, les années suivantes : « Dominique d’Allaines-Margot relate ainsi son expérience d’animatrice dans la cité nouvelle de Bouffémont dans le Val-d’Oise : «Le terrain d’aventure propose à l’enfant un rôle, une attitude tout à fait différents de ce qu’on lui impose d’habitude. À l’école, on lui demande de réciter ses leçons. À la maison, il faut qu’il soit sage… Au jardin public, les structures de jeu sont faites pour grimper, pour sauter, et elles suscitent toujours certains gestes. Sur le terrain d’aventure, on dit à l’enfant : «Tout est permis. Mais on n’attend de lui rien de bien précis».

Dans certains terrains d’aventure, « les enfants réalisent eux-mêmes les jeux grâce aux matériaux de récupération et aux outils qui sont mis à leur disposition par des éducateurs qui les guident et les accompagnent. » En France, « souvent initiés et soutenus par les CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active), tous ces terrains d’aventure perpétuent cette histoire et ces luttes d’espaces communs au sein de la ville avec aujourd’hui des objectifs précis : repenser la place de l’enfant dans la ville, et favoriser son autonomie. » A lire sur la page de The Conversation.

Mois de mai

Freinet sur Facebook

« Et si notre ministre actuel s’inspirait des Instructions Ministérielles de 1923 ? » C’est la question que pose Catherine Chabrun pédagogue du mouvement Freinet sur Facebook aujourd’hui. Il est parlé ci-dessous d’instructions ministérielles du début du XX° siècle et non de celles de 2021…

Dossier pédagogique de l’école moderne Freinet.

22 avril : le jour de la Terre

« Célébrons la Terre par l’action » : le site. « Les lectures inspirantes de l’équipe du Jour de la Terre » : Cyril Dion, Pierre Rahbi, Mylène Paquette, première navigatrice en solitaire à la rame dans l’Atlantique, a été confrontée à la pollution de plastique, Hubert Reeves. Lire ici des résumés.

14 avril

«Les pédagogies qui ont un idéal humain fort gênent l’Education nationale »

C’est le titre d’un article de « l’Humanité dimanche » de la semaine du 8 au 14 avril : « Le pédagogue Philippe Meirieu dénonce une institution qui, sous la gouvernance Blanquer, entend «caporaliser les enseignants pour mieux mettre en concurrence les établissements, et finalement les élèves». Après l’affaire de la directrice d’une école Freinet, Hélène Careil, déplacée autoritairement sous des prétextes fallacieux en cassant la dynamique de sa classe et de son école, de nombreuses voix se sont élevées. « Aujourd’hui, la liberté pédagogique est menacée. « Jean-Michel Blanquer et son entourage sont obsédés par les tests et les résultats. Leur idée, c’est que la qualité du service public ne peut être trouvée que par la concurrence. Ce ministre, pour pouvoir mettre en concurrence, a besoin de comparer. Pour comparer, il a besoin de standardiser les évaluations. Et pour cela, il doit fixer des objectifs évaluables et quantifiables. On se rapproche du behaviorisme, c’est-à-dire l’assimilation d’apprentissages stéréotypés et d’automatismes évaluables. La pédagogie Freinet, c’est l’inverse de cela. »

Lire sur le site de Philippe Meirieu

et sur le blog d’Eveline Charmeux avec un compte rendu de Catherine Chabrun de l’ICEM-Freinet

12 avril

Contrôle, manipulation

Sur le blog d’Eveline Charmeux : l’article du psychiatre Frédéric Badel, intitulé : « Le contrôle mental »

Eveline Charmeux fait des rapprochements entre ce que dit Badel sur la réalité actuelle de la pandémie et ce que fait l’école de Blanquer :

« Ce que dit Badel :
La stratégie des chocs a pour objet d’initier et maintenir un chaos social. Le choc créé par une annonce, une image, un commentaire peut provoquer un état de sidération. Les images d’hôpitaux submergés, de malades évacués par convois spéciaux, les commentaires alarmants spéculant sur le nombre de morts à venir, les messages sonores, ont favorisé le conditionnement sur un modèle pavlovien. Les chocs successifs ont été distillés de façon aléatoire et assez rapprochée. Les masses, par conditionnement progressif, ont attendu avec anxiété le choc suivant fourni par les interventions de l’exécutif. Ils ont été accompagnés d’une stratégie visant à faire croire que les sacrifices étaient douloureux mais nécessaires et que tout irait mieux demain. Cette stratégie a permis d’amplifier la cohésion sociale autour du narratif officiel. Elle a été accompagnée également d’un outil particulièrement redoutable de manipulation qu’est l’infantilisation.

Ce que fait l’école de Blanquer :
L’infantilisation est une constante dans les préconisations officielles, avec une alternance de situations stressantes (Evaluations officielles, douloureuses, mais nécessaires pour leur bien) et de moments détendus qui permet comme le dit Badel « d’amplifier la cohésion » de la classe autour du discours magistral. » Lire ici en intégralité

Le 10 avril

Le dernier « Actes de lecture » pour réagir et ré-agir !

Editorial de Serge Herreman : « Il se passe/il s’est passé un nombre impensable de « choses » depuis 2017. La révolution éducative conservatrice est en train de s’achever. L’exemple de l’entreprise de démolition de l’école maternelle ou de l’imposition de « méthodes d’apprentissage de la lecture » en témoigne suffisamment. Non, ce qui ne se passe plus, c’est la réaction, l’opposition des actrices et des acteurs, des citoyennes et des citoyens. Oui, c’est bien ce qui frappe ! Quand va-t-on enfin voir réagir pour ré-agir ?

Le dossier de ce numéro 153 des Actes de lecture de l’AFL (Association Française pour la Lecture) est consacré aux écoles expérimentales qui se sont engagées dans les années 80 dans un vaste programme de recherches-actions au service d’une politique éducative globale. Avec ces questions à la clé :

  • En quoi ces expériences ouvrent-elles encore et toujours des possibles pour la réalité d’aujourd’hui ?
  • Comment redonner sens à la promotion collective ?
  • Pour réagir et ré-agir ! Dès maintenant ! »

8 avril

La pédagogie par la nature constitue-t-elle une « révolution verte » de la démarche éducative ?

Une réflexion sur le site The Conversation « L’école dehors : l’exposition à la nature ne fait pas tout ! » apporte quelques éléments pour ne pas être fasciné par l’effet « mode » de l’école au dehors que prône maintenant en temps de pandémie même le Ministère de l’Education. Des phrases de conclusion : « Les apports des végétaux ou des animaux présents sur les lieux où nous faisons classe dehors agissent, bien entendu, par eux-mêmes. Mais les démarches et postures pédagogiques empruntées par les enseignant·e·s constituent le socle didactique qui donne à la « pédagogie du Dehors » tout son sens et toute son efficacité. » A lire ici.

En pleine forêt, la découverte des métiers du bois : sur Facebook, une école en transition
Un projet pour les sixièmes en 2016 en svt et info-documentation. Des recherches documentaires sur les abeilles au CDI avec diaporamas et exposés accompagnés de visites chez des parents qui élèvent des abeilles dans la rue du collège à Toulouse (des abeilles urbaines). Visite des ruches en habits d’apiculteurs et apicultrices et on a goûté le miel. Photo N.L.

28 mars : des marches pour le climat partout en France

« De Toulouse à Lille en passant par Lyon, Limoges, Nantes, Rouen… Des rassemblements ont eu lieu dans près de 160 villes « partout en France » ce dimanche pour réclamer une politique écologique plus ambitieuse. » « Un projet de loi jugé trop timide. Les membres de la Convention citoyenne, tirés au sort pour plancher sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ont jugé très sévèrement la réponse de l’exécutif à leurs 149 propositions. Plus tôt, le Haut Conseil pour le climat avait lui aussi pointé les insuffisances du texte, tout comme le Conseil économique, social et environnemental » Le projet de loi sera débattu à partir de lundi 29 à l’Assemblée nationale. Lire ici.

Mars

Covid et Ecole : fermera-fermera pas ?

A tous ceux qui crient à la « déscolarisation » pour 15 jours de fermeture…
Comment vous réagissez avec les grandes vacances ?

« Les déclarations récentes du ministre consistant à demander aux parents d’ « assumer le risque » de contamination, « peu de chose » comparé à celui de la déscolarisation, en minimisant le premier terme de l’alternative, ne peut, dans ce contexte, que choquer.

D’une part, on sait bien aujourd’hui que la contamination n’est pas seulement un danger mortel pour une catégorie de la population (dont peuvent être des parents d’élèves), mais peut déboucher sur le fameux covid-long qui provoquera des dégâts pendant des mois ou des années. Ce n’est pas rien ! » Lire ici.

Semaine de la presse et des media dans l’école fin mars

Comme chaque année, l’information sous toutes ses formes, imprimée, orale à la radio, la tv, sur le web, est à l’honneur fin mars dans les écoles, collèges, lycées. Des actions, des séances pédagogiques pour s’interroger, découvrir la presse adulte, les journaux et magazines jeunesse, se prémunir contre la théorie du complot, les fake news mais aussi un engagement de beaucoup d’élèves pour faire « leur » journal, « leur » radio, dès les petites classes. Les Cahiers pédagogiques nous présentent sur leur site le plus ancien journal lycéen, réalisé depuis trente-cinq ans « Projet fédérateur d’un lycée professionnel du Cher, Le Mur existe toujours, fort des pratiques pédagogiques et des valeurs humaines qu’il porte. » Des élèves d’un lycée professionnel « aux scolarités souvent difficiles, décrochés ou en voie de décrochement parfois, aux récits scolaires parfois douloureux, souvent sortis de leur établissement précédent pour sortir des enseignements dits généraux. » Le journal a du sens pour eux : « « Le journal est un lien qui donne du sens au travail fourni pendant les heures de classe. », il est une oeuvre autant individuelle (estime de soi) que collective « écrire devient un acte citoyen ». Lire le récit dans la revue des Cahiers pédagogiques.

Et un exemple de journal en circuit-court en école élémentaire : « À l’école de Lamothe, les enfants de CM1-CM2 ont l’habitude de produire, à une cadence hebdomadaire, un journal en circuit-court qui sert de point de départ à la semaine de classe. Il est lu, en effet, le lundi matin dès la rentrée en classe, et du débat qui le suit immédiatement, sortent quelques questions majeures qui feront l’objet de la réflexion pour la fabrication du numéro suivant. » Et comment l’on passe du circuit-court au circuit long : « Quand le circuit-court s’allonge, pour inclure des publics à qui il n’était à priori pas destiné, et quand sa fonction évolue sous la pression des circonstances, pour intégrer une dimension inhabituelle, celle de transmettre de l’information depuis celui qui sait à celui qui ignore… » « un jour, arrive l’imprévisible. La crise sanitaire, assortie de son contexte communicationnel destiné à produire et entretenir la peur pour imposer au peuple une réduction drastique des libertés publiques, afin de réduire la propagation de l’épidémie. Les écoles sont alors fermées et les gouvernants inventent l’école à la maison, au nom du principe de continuité pédagogique. » « Et les enseignants inventent, adaptent leurs outils à la situation de crise. Ainsi, le circuit-court n’en est plus un, puisque le groupe est éclaté et que la vie collective n’est plus qu’un souvenir. Mais les enfants s’adaptent, certains continuent à donner leur opinion sur tel ou tel aspect de ce qu’ils vivent, et la plupart profitent de cet espace pour donner des informations aux autres et prendre aussi de leurs nouvelles.[…] Puis, dès le deuxième numéro du journal de crise, les parents qui revendiquent le droit d’écrire eux aussi dans cet hebdomadaire. Banco ! Et on passe alors de deux pages à huit, et de 2 000 mots à près de 8 000 !!! » A lire dans cette page des Actes de lecture de l’AFL (Association Française pour la lecture).

Et un exemple de journal de collège : les élèves journalistes ont pu envoyer leurs articles par messagerie et communiquer sur leur vécu lors du confinement de mars 2020 (lire ici).

Mars-Avril

« Les enfants des pauvres et ceux des riches ne vivent pas dans les mêmes univers sociaux, mentaux et intellectuels » : une analyse sociologique d’enfants de maternelle bien éloignée des cases ministérielles

Recension du livre de Bernard Lahire et de 16 sociologues (voir notre rubrique Des livres), « Enfances de classe » qui ont « interrogé l’enfant, ses parents et grands parents, ses enseignants et aussi des adultes de référence. » Ils en concluent : « ils sont déjà victimes des inégalités et de la domination sociale. L’ouvrage nous apprend énormément sur les enfants. Il montre aussi la place très importante de l’école dans le présent et le devenir de ces enfants. C’est à dire celle des enseignants. » […] Sans mettre les enfants dans des cases, « le livre présente des enfants des classes pauvres , depuis les plus précaires, jusqu’aux enfants de la haute bourgeoisie parisienne et de province. Pour chacun, on découvre les éléments matériels de la vie de l’enfant, son entourage social, son rapport au langage oral et à l’écrit, son rapport aux temps et ses activités, son état de santé et son rapport au corps, sa confiance en soi et son rapport à l’autorité. » Dans le site du Café Pédagogique.

Mars-Avril

Refusons la mise en cases des petits de la Maternelle

« Exclusif : Agité, répondeur, désordonné, rebelle : Le drôle de questionnaire du ministère pour les 3 ans. » C’est ainsi que le Café Pédagogique a présenté la nouvelle innovation « pédagogique » du ministère Blanquer. Voir la page du Café.

« « Répond mal à l’adulte ». « Est agité ». « Range n’importe comment ». « Coupe la parole ». Ces mentions sont extraites d’un questionnaire destiné aux élèves des petites sections de maternelle. Réalisée par la Depp, cette enquête va concerner 35 000 enfants qui seront suivis tout au long de leur scolarité. Mais que poursuit donc le ministère avec ces fiches d’observations qui rappellent de mauvais souvenirs ? » « L’enquête remplie par le professeur sera complétée par une interrogation des parents sur la situation familiale, l’implication des parents dans les études de l’enfant. »

Le Café s’est procuré ces fiches introuvables. Ce que l’on sait : voir sur le site du Ministère : « Le panel final sera constitué d’environ 35 000 élèves scolarisés en petite section en 2021/2022 dans 1 700 classes maternelles réparties sur tout le territoire national. Les élèves de ce panel seront suivis tout au long de leur scolarité primaire et secondaire. Pour l’enquête sur les pratiques pédagogiques, tous les enseignants des 1 700 classes maternelles seront interrogés. »

Lire ici sur le site du Ministère les objectifs, l’expérimentation, etc. : « Calendrier : Janvier – mars 2021 : Expérimentation des grilles d’observation et du module numérique sur un échantillon réduit d’élèves
Mars – avril 2021 : Expérimentation du questionnaire enseignant PS »

La grille telle que le Café se l’est procurée

Eveline Charmeux a écrit un article dans son blog que nous avons repris dans notre blog et elle dit : « En fait, ce « panel 21 » [ndlr : c’est ainsi qu’est appelé le questionnaire], reprend, en « l’améliorant » ceux de 2007 et 2011 de la Depp, et révèle un sens très sûr de la continuité dans l’inhumain : le besoin de ficher les enfants est têtu chez nos gouvernants depuis longtemps.

L’équipe de la DEPP, à la solde du Ministre, comme toutes celles qui l’ont précédée, ignore-t-elle que, depuis des décennies des travaux nombreux ont mis en évidence, les impacts importants de toute action d’observation portant sur le vivant en général, et notamment sur les êtres humains ? Même quand il s’agit de particules, le fait de les observer modifie leurs trajectoires et leur comportement ! »

Lire l’article d’Eveline Charmeux sur son blog.

Le 19 mars

Mobilisation pour contraindre le « vieux monde » à disparaître pour toujours

« Le vendredi 19 mars 2021, le mouvement Youth For Climate se mobilisera dans 35 villes, en tant que branche française du mouvement international Fridays For Future. « Par cette mobilisation, nous voulons manifester notre profond désaccord avec les (in)décisions écologiques et sociales de ce gouvernement qui méprise les jeunes. Il ne s’agit là que de l’un des premiers rendez-vous pour sortir de notre solitude et de notre désarroi. Nous souhaiterions qu’il permette de poser les bases de la société écologique à laquelle nous aspirons et de contraindre le “vieux monde” à disparaître pour toujours », écrit Youth for Climate. Une carte des rassemblements prévus dans 35 villes est publiée. » Sur le site du Café pédagogique.

Le 18 mars

Anniversaire du soulèvement de la Commune en 1871

La Commune : « Du soulèvement du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » qui s’acheva le 28 mai 1871, Paris fit il y a 150 ans l’expérience d’une insurrection populaire et démocratique. Raphaël Meyssan nous plonge au cœur de cette révolution singulière, grâce à un étonnant dispositif esthétique, construit autour de gravures d’époque. » […] Vibrantes archives : La Commune, ce grand souffle démocratique et populaire inscrit au fer rouge dans l’histoire de France, telle qu’on ne l’a jamais vue : Raphaël Meyssan a adapté les trois tomes de son roman graphique éponyme, pour lequel il avait collecté des centaines de gravures dans les journaux et les livres de l’époque. De cette patiente quête d’archives − huit ans de recherches −, le graphiste et réalisateur tire un film unique, à l’esthétique et au dispositif étonnants. La caméra plonge au cœur de ces dessins magnifiques, émouvants et subtilement animés, puis zoome, scrute et caresse pour restituer cette tragique épopée dans le moindre de ses détails en une fresque prodigieuse. À mi-chemin entre Les misérables de Victor Hugo et les bandes dessinées documentaires de Joe Sacco, Raphaël Meyssan compose, en incluant le récit de Victorine, une jeune révoltée, une narration limpide qui parvient, à destination de tous les publics, à rendre fluide le chaos de la Commune. Une réussite. »Sur Arte

Le 17 mars

Jour du dérèglement 2021

L’Affaire du Siècle communique : « le 17 mars marque le Jour du dérèglement 2021, c’est-à-dire le jour où la France a émis autant de gaz à effet de serre que ce qu’elle devrait émettre en une année entière si elle respectait l’objectif de neutralité carbone, objectif que l’État français s’est lui-même engagé à atteindre pour 2050.

Au bout de seulement 77 jours, la France est à découvert climatique. Jusqu’à la fin de l’année 2021, la France va creuser sa dette climatique, alors que nous sommes déjà nombreuses et nombreux à témoigner des effets concrets des changements climatiques. À ce rythme, la neutralité carbone ne pourra être atteinte qu’en 2084. 

Malgré l’effet Covid, la France est encore loin du compte

Le Jour du dérèglement arrive cette année douze jours plus tard que l’an dernier (5 mars 2020), car les conditions sanitaires ont conduit à prendre des mesures exceptionnelles. On estime qu’en 2020, la France a émis 52 mégatonnes d’équivalent CO2 en moins par rapport à 2019, c’est-à-dire une baisse de 12%. Mais cette situation subie par chacun·e ne résulte pas de nouvelles mesures politiques climatiques ambitieuses et durables, et le risque de constater un effet rebond dès que les restrictions seront levées demeure très important. »

Le 8 mars Journée Internationale des Droits des femmes

« Sortir de l’oubli les hussardes noires de la République ! »

Dans son blog Jean-Paul Delahaie affirme : « Les femmes sont les oubliées de la laïcisation de l’école. L’historien François Jacquet-Francillon le relève, qu’on célèbre « les hussards noirs de la République en oubliant que la laïcisation incomba plus encore aux institutrices, est une sorte de scandale historiographique ». Le roman « Séduction » d’Hector Malot paru en 1881 est de ce point de vue un témoignage de première main. »

Les Hussards noirs en effet, on connaît mais toutes ces institutrices laïques majoritaires pourtant dans l’enseignement primaire, qui sont-elles ? Leur situation a pourtant été difficile. Quelques années plus tard, en 1897, un autre roman est paru « L’institutrice de province » de Léon Frapié : « L’auteur y raconte l’histoire de Louise Chardon, jeune institutrice très investie dans son métier mais qui se heurte aux nombreuses difficultés que peut rencontrer une institutrice laïque dans un village à l’époque : hostilité du curé, des notables, mais aussi manque de soutien de ses supérieurs, de ses collègues, des parents, etc. Rien ne lui est épargné et sa vie devient une sorte de martyre. » D’autres témoignages d’institutrices de l’époque rejoignent celui-ci. Mêmes difficultés que leurs collègues masculins mais en outre, peu d’aide si ce n’est opposition de ceux-là.

Mais d’Hector Malot et de son roman, personne ne parle à son époque, donc dix ans plus tôt. On connaît « Sans Famille. » bien sûr. « Cet oubli est d’autant plus étonnant et injuste que ce roman de Malot très documenté est au cœur de la mise en œuvre de l’école républicaine au temps de Jules Ferry et que c’est un roman engagé qui soutient la position du gouvernement républicain en matière de laïcité. » Paru d’abord en feuilleton dans le journal anti-clérical Le Siècle, il est lu en pleine actualité scolaire et politique : vote et promulgation de la loi sur la gratuité de l’école, le 16 juin 1881 ; discussion au Sénat du projet de loi sur l’obligation et la laïcité de l’école primaire qui sera votée le 28 mars 1882. Le moment est donc très sensible. »

D’autres témoignages comme ceux des historiens Françoise et Claude Lelièvre montrent que « les institutrices forment en principe un seul corps avec les instituteurs, mais les grilles de salaires sont différentes et au désavantage des femmes. »

Autre détail cette fois-ci sur le système éducatif qui se met en place avec les lois Jules Ferry : Dans le roman d’Hector Malot, Rose, l’institutrice, rencontre l’inspecteur d’académie et ce détail nous informe de la vision du système éducatif de celui-ci et de ce qu’est le système d’alors : l’inspecteur « était un universitaire qui avait la religion de l’université, mais qui n’avait qu’en très petite estime l’enseignement primaire… Qu’on enseignât à des petits bourgeois de huit ans à décliner ROSA, on était quelqu’un : un bon humaniste, pensez donc ! Mais qu’on apprît à des petits paysans à conjuguer finir ou à répéter un nombre autant de fois qu’il y a d’unités dans un autre nombre donné, la belle affaire en vérité ! » Jean-Paul DELAHAYE, IGEN (Inspecteur Genéral de l’Education Nationale). Lire sur son blog dans Mediapart.

Mars

Temps printanier, école au-dehors !

Des profs postent sur Facebook des photos de leur classe en plein air. Quelques exemples :

L’équerre et l’anémomètre
L’hôtel à insectes
Dans la forêt

25 février

Une consultation en ligne pour construire l’école de demain

Le Ministère ouvre une plateforme en ligne aux élèves, parents, enseignants, professionnels d’éducation ou du bâtiment, grand public. Du 1 mars au8 avril.

En France, on compte environ « 63 000 lieux dédiés aux enseignements » , qui nécessitent d’être adaptés pour répondre à des enjeux actuels comme l’éducation inclusive ou la transition écologique. Le projet aboutira en septembre 2021 à « la rédaction de référentiels et de guides sur lesquels les acteurs s’appuieront » pour construire de nouvelles écoles, collèges et lycées. » Sur le site de vousnousils

13 février

Nous préférons les « invariants Freinet » aux « variants Covid »

Que sont les invariants Freinet dans la pédagogie Freinet ? Catherine Chabrun de l’ICEM- Freinet nous l’explique sur son blog : « Les invariants pédagogiques datent de 1964 » et le mouvement Freinet déclare :

« C’est une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquer à établir, sans autre parti pris que nos préoccupations de recherche de la vérité, à la lumière de l’expérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendrons pour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous voudrions réaliser une sorte de Code pédagogique. »

Les invariants pédagogiques

  • INVARIANT N° 1 : L’ENFANT EST DE LA MÊME NATURE QUE L’ADULTE
  • INVARIANT N° 2 : ÊTRE PLUS GRAND NE SIGNIFIE PAS FORCÉMENT ÊTRE AU-DESSUS DES AUTRES
  • INVARIANT N° 3 : LE COMPORTEMENT SCOLAIRE D’UN ENFANT EST FONCTION DE SON ÉTAT PHYSIOLOGIQUE, ORGANIQUE ET CONSTITUTIONNEL
  • INVARIANT N° 4 : NUL – L’ENFANT PAS PLUS QUE L’ADULTE – N’AIME ÊTRE COMMANDÉ D’AUTORITÉ
  • etc. lire les invariants dans leur intégralité ici.

Lire aussi l’article de Camille Pasquier sur l’Equidignité qui ne parle pas de pédagogie Freinet mais de la question de l’autorité.

3 février

Condamnation de l’Etat dans la lutte pour le climat

« La date “restera dans les annales pour les associations de défense de l’environnement, françaises et internationales”souligne le journal suisse, Le Temps : mercredi 3 février, le tribunal administratif de Paris a jugé l’État français “responsable” de manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique, et l’a condamné à verser un euro symbolique, au titre de préjudice moral, à quatre associations plaignantes. Lire sur le site du Courrier International.

« Les quatre organisations (Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) à l’origine de la pétition – plus de deux millions de signatures – puis du recours en justice déposé auprès du Tribunal administratif de Paris le 14 mars 2019, ont remporté un succès en forme de tremplin. » Le Temps, journal suisse.

« Le 19 novembre 2020 la haute juridiction a donné 3 mois au gouvernement,  3 mois pendant lesquels l’objectif est de réduire de 40% nos émissions de gaz à effet de serre en 2030, par rapport aux niveaux de 1990. Un objectif fixé par l’Union européenne et par la loi pour la transition énergétique et la croissance verte de 2015, en application de l’Accord de Paris, dont on fêtera les 5 ans en décembre. » Eh bien non, cet objectif n’a pas été atteint et le le tribunal administratif de Paris a condamné l’Etat mercredi 3 février.

La vidéo de « L’Affaire du Siècle » sur youtube. « Victoire historique pour le climat : l’État condamné, l’inaction climatique est illégale ! » : voir ici.

31 janvier

« L’éducation au climat devient une priorité en France » réellement ?

« L’éducation au climat devient une priorité en France » : c’est le titre d’un article du site vousnousils.

« L’UNESCO s’associe à l’OCE pour préparer les générations futures au changement climatique. Depuis le 14 janvier, la France et l’UNESCO – l’agence de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture – sont liées par un accord en faveur de l’éducation au climat : cet accord prévoit de faire de l’Office for Climate Education (OCE) un centre de catégorie 2 de l’UNESCO. L’OCE est donc désormais associé à l’UNESCO et à ses objectifs, « sans en faire juridiquement partie. L’OCE est une organisation qui vise à sensibiliser les jeunes générations à la question du changement climatique, dans le monde entier. Pour cela, elle propose des ressources pédagogiques, forme les enseignants et travaille avec des organismes scientifiques et des institutions éducatives.

« Le changement climatique, qui résulte de notre propre comportement, est la plus grande menace pour notre existence commune. L’éducation est un outil essentiel pour permettre aux jeunes d’agir en faveur d’un avenir plus durable »Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO. Lire sur la page de nousvousils.

29 janvier

« Alertez les bébés ! Le massacre des innocents continue… »

François Jarraud dans le Café pédagogique révèle que le Ministère est va proposer un questionnaire destiné aux enfants entrant à la maternelle. « Exclusif : Agité, répondeur, désordonné, rebelle : Le drôle de questionnaire du ministère pour les 3 ans  » Un extrait : « ces étiquettes vont suivre l’enfant et sa famille. Ils seront marqués par ces mentions et aussi blessés par elles. On se demande aussi quel enseignant acceptera de caractériser ainsi définitivement un enfant de 3 ans à coup de petites croix. » Lire ici.

Eveline Charmeux sur son blog donne son point de vue sur ce questionnaire : « Il sera proposé par la Depp de janvier à mars à 35 000 élèves de 1700 classes de petite section de maternelle, c’est à dire âgés de 3 ans. Ces enfants seront ensuite suivis tout au long de leur scolarité. » Observant le comportement des enfants tout au long de la journée, l’enseignant doit renseigner des cases (voir l’exemple donné par F. Jarraud). Eveline Charmeux fait remarquer très justement l’effet pervers d’un tel traitement : « L’équipe de la DEPP, à la solde du Ministre, comme toutes celles qui l’ont précédée, ignore-t-elle que, depuis des décennies des travaux nombreux ont mis en évidence, les impacts importants de toute action d’observation portant sur le vivant en général, et notamment sur les êtres humains ? Même quand il s’agit de particules, le fait de les observer modifie leurs trajectoires et leur comportement ! » Et elle fait remarquer que ce genre d’observations va générer un « effet Pygmalion » du nom de l’expérience des années soixante du chercheur en psychologie sociale, Robert Rosenthal aux USA qui a mis en lumière que « les savoirs a priori qu’un enseignant a sur ses élèves, ont une action sur les résultats de ceux-ci. » Lire sur le blog d’Eveline Charmeux.

Scandaleux en effet et elle conclut : « C’est monstrueux. Il faut empêcher à tout prix que ce questionnaire honteux ne voie le jour dans les classes… »

Cette actualité est à lire dans ARTICLES RECENTS avec l’intégralité du texte d’Eveline Charmeux.

« Le fiasco Blanquer »

« «Le fiasco Blanquer» : le commencement de la fin ? » Médiapart, dans le blog de Claude Lelièvre. « C’est le titre d’un court ouvrage qui vient après celui de Pascal Bouchard intitulé « JM Blanquer : l’Attila des écoles ». Comme lui, ce n’est pas un pamphlet, dans la mesure où il est fondé sur des données clairement référencées, même s’il est très incisif.  » « Saïd Benmouffok, agrégé de philosophie, a été enseignant et « auparavant délégué national à la vie lycéenne au ministère de l’Education nationale. Il ne s’agit nullement pour lui de tenter un bilan exhaustif de l’activité du ministre, mais d ‘« offrir une grille de lecture politique permettant de déchiffrer les ambitions réelles » de Jean-Michel Blanquer pour qui « l’école doit se conformer au nouveau monde hypercompétitif dans lequel nous sommes entrés » : « De quoi profondément dégrader l’école de la République », ajoute-t-il. » Il affirme que « le blanquérisme est un autoritarisme. Il se caractérise par une prise de décision ultracentralisée, l’effacement de la délibération collective, l’affaiblissement des contre-pouvoirs institutionnels et l’élimination des opposants en interne ». Ensuite il note sa « politique du puzzle », qui ouvre des chantiers incohérents. Un retour du sarkozisme en éducation. En conclusion, Saïd Benmouffock propose « l’esquisse d’une action possible pour un futur gouvernement de gauche ». On ne sera pas autrement surpris que « démocratisation’‘ et surtout « démocratie » devraient être alors les maîtres mots : « Après l’hiver du mépris blanquérien, un vent de démocratie devra souffler sur l’école. Il faudra construire un cadre délibératif pour corriger les effets délétères des réformes engagées depuis 2017 ». […] Lire la suite ici.

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ILS L’ONT DIT

« Cette crise, je ne l’ai pas vue venir, alors que je la connaissais en théorie » Pablo Servigne

« … la pandémie ouvre une brèche dans l’imaginaire des futurs politiques où tout semble désormais possible, le pire comme le meilleur, ce qui est à la fois angoissant et excitant (…) c’est donc le moment de tourner la page de l’idéologie de la compétition et de l’égoïsme institutionnalisé et d’aller vers plus de solidarité et d’entraide (…) sans oublier  le plus important, c’est un processus commun, délibératif, le plus démocratique (…) Je suis aussi persuadé qu’on va vivre une succession de chocs qui vont restructurer nos sociétés de manière assez organique » Pablo Servigne Le Monde 16 avril

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L’Appel d’Attac

et de nombreuses organisations

« Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai. » Sur le site de l’Association Attac « Plus jamais ça » dans un Plan de sortie de crise. Sur le site de FranceInfo.

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ILS L’ONT FAIT

RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX

Le le 13 Mai 2020 a été créé le Conseil National de la Nouvelle Résistance CNNR Voir la vidéo.

En ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, nous publions RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX – un ouvrage préfacé par Denis Robert qui nous propose les contributions d’une quarantaine de personnalités. Un texte pour apprendre d’hier pour agir demain. Disponible gratuitement ici. Téléchargeable.

Préface de Denis Robert : « Tout est parti d’un vieux militant Raymond Millot, 93 ans, qui rêvait de refaire le coup « des jours heureux ». Il nous a écrit et envoyé un texte […] Il parle d’un projet visant à repenser le modèle éducatif. […]
Denis Robert est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, il est notamment connu pour son enquête sur la société Clearstream. Il est depuis 2019, le directeur de la rédaction du Média. Artiste prolifique, il est aussi plasticien et l’auteur d’une dizaine de romans et autant d’essais. »

Raymond Millot se définit lui-même comme libertaire, féministe, internationaliste, autodidacte. Il a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur (école expérimentale), conseiller pédagogique, coordinateur de la recherche-action (école ouverte/société éducatrice) à La Villeneuve de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Une voie communautaire ; Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : À la recherche de l’école de demain ; Écoles en rupture ; Vivre à l’école en citoyen. 

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Charlotte Gainsbourg nous raconte la 3ème Révolution. Ce texte a été écrit par Fred Vargas, en 2008. Charlotte Gainsbourg l’a lu à l’inauguration de la COP 24 en 2018.

Sur youtube

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Des photos et images d’expériences alternatives, de projets émancipateurs

L’école à l’extérieur en temps de Covid ou pas !

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L’école Vitruve à Paris

« Située dans le 19ème arrondissement, cette école publique est une « expérimentation, qui veille à se remettre en question et à se renouveler, et qui demeure hors norme, atypique et originale ». Une originalité qui porte sur l’organisation pédagogique de l’école et sur la coopération avec les partenaires du système éducatif dans le but de mieux lutter contre l’échec scolaire. Son évaluation, menée entre mars 2018 et juin 2019, doit permettre le renouvellement du statut particulier de cette école ô combien atypique… » Sur le site du Café Pédagogique (cliquer sur la photo).

Ecole Vitruve à Paris

L’école Vitruve participe depuis plusieurs années à la FESPI (fédération des établissements scolaires publics innovants).

Yves Reuter : « […] au travers des études qui existent, les résultats quant aux apprentissages purement scolaires sont au moins identiques aux autres écoles. Là où les résultats sont nettement meilleurs, c’est au niveau des compétences psycho-sociales et de citoyenneté. »

« Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais de faire bouger l’éducation nationale et d’encourager différentes initiatives prises sur le terrain. Et puis surtout, il faut former les enseignants. Bien souvent en France, on reforme mais on ne forme pas. Quand on veut généraliser trop vite, quand les enseignants ne sont pas convaincus, cela ne marche pas.  Il faut faire connaître ce type de pratiques pour que les gens s’en inspirent, il faut socialiser. Chacun en fera ce qu’il souhaite. »

Rapport d’Yves Reuter.

Lire ici « En sortant de l’école » de Jean Foucambert sur l’école Vitruve.

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Septembre 2020 : Une septième école publique à pédagogie du chef-d’oeuvre en Belgique

Une école publique au-delà de Montessori, Decroly, Freinet …

Un livre pour en savoir plus : « Du chef-d’oeuvre pédagogique à la pédagogie du chef-d’oeuvre » Ed. Chronique Sociale, éditions du GBEN collectif 

2 réflexions au sujet de « Accueil »

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