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« Le changement climatique s’accélère et s’intensifie du fait de l’activité humaine»

6° rapport du GIEC : Trois ans pour garder une planète « vivable »

 SAISON 1

Ce site est né d’un APPEL lancé en mai 2020 : cliquer ici.

Par la suite, une publication en novembre 2021, portant en titre « EDUCATION, UN BIEN COMMUN » a décrit le contexte de l’époque dans lequel il a pris naissance. Voir ci-dessous à la suite de SAISON 2.

En France, les manifestations de ce changement n’étaient pas encore visibles. Il était donc possible de connaître la menace et de refuser d’y croire, comportement nommé « dissonance cognitive ». De nombreux signataires de cet APPEL semblent avoir été eux-mêmes victimes de ce trouble cognitif… Les débats que nous avons souhaités n’ont concerné qu’un petit nombre de personnes.

SAISON 2

Printemps et été 2022 : canicule, sècheresse, pénurie d’eau mais ailleurs inondations, événements climatiques extrêmes … Des victimes, humaines, non humaines par millions… Le réchauffement climatique et ses dégâts deviennent visibles sur toute la planète… et il est annoncé dans tous les médias qu’ils s’accentueront dans les années à venir…

Cette image  permet d’affirmer que même dans notre pays, mise à part la minorité de nos concitoyens accablés par les difficultés matérielles, la « dissonance cognitive » est devenue impossible (sauf pour la minorité qui succombe au négationnisme).               Ces incendies ont  appelé une mobilisation sans pareille des pompiers français et européens qui sont venus prêter main–forte. Des volontaires se sont présentés spontanément, conscients de l’enjeu. Une mobilisation générale s’esquisse. Elle est indispensable et permet de garder le moral.

Les jeunes montent au créneau : il n’est plus temps d’attendre !

« Que voulons-nous ? La justice climatique ! Quand la voulons-nous ? Maintenant ! ». Les jeunes manifestent, des étudiants « bifurquent ». Et les plus jeunes ? Collégiens, écoliers, auraient aussi beaucoup à dire s’ils en avaient la possibilité.

Il ne s’agit pas d’ajouter aux programmes une nouvelle matière, le « développement durable », mais d’organiser un réel engagement dans la mobilisation générale qui s’impose… et qu’il s’agit de préparer. 

Vulgarisation à la tv à des heures de grande écoute

France 2. Voir l’émission du 8 novembre Aux arbres citoyens ! » avec des personnalités du monde scientifique (Giec), artistique, écologique, politique : « Pour lutter contre les gaz à effets de serre, il faut éliminer les 40 milliards de tonnes mondiaux de CO2 rejetés dans l’atmosphère, générés par les industries fossiles ; stopper les effets délétères de l’agriculture intensive : la forêt mondiale qui permet de préserver le climat et l’oxygène, la vie de tous les êtres vivants, disparaît à une vitesse jamais vue. Depuis 1990 les hommes ont rasé 178 millions d’ha soit l’équivalent de trois fois la France, pour laisser place aux cultures intensives indispensables pour nourrir les 80 milliards d’animaux que nous mangeons chaque année dans le monde. Le symbole de cette déforestation, c’est l’Amazonie. Si rien n’est fait, d’ici cinquante ans, la forêt Amazonienne aura peut-être disparu. Et ses populations autochtones aussi ». Etc. « 

Au-delà de cette soirée spéciale, des femmes et des hommes partout en France se mobilisent au quotidien, à travers des projets concrets, pour la sauvegarde et la protection de nos forêts ». Sur le site de la FNE.

Arte. Partout, dans le monde, des citoyen•e•s gardent espoir en agissant pour changer le monde et proposer des solutions. « Face à un avenir assombri par la crise climatique, le réalisateur et militant écologiste Cyril Dion parcourt le monde à la rencontre d’acteurs qui ont révolutionné une région, un pays ou une activité, et esquisse un nouveau récit : celui d’un monde plus juste et plus écologique ». Dans la même veine que le documentaire « Demain » du même Cyril Dion. Voir ici en replay : « Un monde nouveau » sur Arte le 7 novembre. 1/3 Résister – 2/3 S’adapter – 33/3 Régénérer.

Sur France 5, « Hugo Clément nous emmène au plus près des femmes et des hommes qui se battent pour défendre la planète. Là où il y a urgence. Aller à la rencontre de celles et ceux qui consacrent leurs vies à protéger les écosystèmes ». « Sur le Front ».

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Raymond Millot a publié en 2021

« L’Education, un bien commun »

Les Editions Massot publient le 4 novembre 2021, la brochure : « L’Education un bien commun ». Auteur : Raymond Millot. Préface de Ludivine Bantigny. Dans de nombreuses librairies et en ligne Place des libraires  ou FNAC. « L’éducation émancipatrice comme bien commun s’inscrit bien sûr dans le sillage d’expériences puisées et au passé et au présent. Que l’on songe à la Commune de Paris…» nous dit l’historienne Ludivine Bantigny dans sa préface.

Sur le site de l’éditeur : « L’éducation est un bien commun, au même titre que l’air, l’eau, la biodiversité et la santé ».

Les bouleversements sociétaux majeurs que nous vivons s’accompagnent d’une vague émancipatrice. Il en découle le concept de BIEN COMMUN. Il concerne, entre autres choses, l’enfant et son éducation, dont la qualité sera déterminante pour réparer les erreurs du passé. Ce bien précieux est depuis toujours un outil de la reproduction sociale aux mains des pouvoirs politiques. Aucune réforme n’a contrarié cette fonction. Une alternative émancipatrice est indispensable. Elle vise à faire de l’enfant le sujet et non plus l’objet du processus éducatif, à l’aider à surmonter des aliénations cruelles et ancestrales, et à construire ses savoirs par le biais de réalisations individuelles et collectives. 

« On a accepté pendant trop longtemps de croire que l’école de Jules Ferry assurait cette fonction émancipatrice. Qu’elle soit un outil de la reproduction sociale comme l’a démontré Pierre Bourdieu, choque encore. Explorer le projet d’en faire « un bien commun » comme il va falloir le faire pour l’air, pour l’eau, pour la santé, a conduit Raymond Millot à des conclusions qui peuvent aussi choquer, ou, comme il l’espère, ouvrir un « horizon » pour les luttes qu’impose la catastrophe annoncée ». L’éditeur.

A la fin du petit livre-manifeste L’EDUCATION, UN BIEN COMMUN, il est proposé : « d’imaginer les contours d’un Institut del’Education et de l’Emancipation (I.D.E.E.) où les enseignants n’auraient qu’un pouvoir partagé avec  des scientifiques des sociologues, des psychologues, des médecins, des représentants de parents, soucieux de faire de l’éducation l’affaire de tous ».

« L’émancipation comme facteur déterminant de l’éducation ». Raymond Millot. Lire l’ensemble du texte dans notre blog.

Convergences

Octobre 2021

« Que pourrait l’Ecole contre le réchauffement climatique ? »

par Denis Meuret, Professeur émérite en sciences de l’éducation, Université de Bourgogne- Franche-Comté, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Il se veut critique sur la manière dont le réchauffement climatique est abordé à l’école : « l’enseignement vise à faire comprendre aux élèves leur « responsabilité » dans la lutte contre le réchauffement, mais n’évoque aucune capacité à leur transmettre en ce domaine, comme si cette lutte réclamait frugalité, mais non connaissances et compétences. » « Dans le monde, l’Ecole finlandaise est probablement celle dont le programme prend le plus au sérieux la menace du réchauffement. Dans celui qui a été élaboré récemment après une large consultation des professeurs et des élèves, la « capacité des élèves à vivre de façon soutenable » est un des trois « buts » de l’éducation ». « Comprendre la nécessité de vivre de façon soutenable » est une des quatre « valeurs » de l’éducation, « l’implication dans la construction d’un futur soutenable » est une des sept « compétences » que l’Ecole doit transmettre ».

Ce que l’Ecole devrait enseigner d’après Denis Meuret : ses propositions rejoignent les nôtres

  • développer davantage certaines des compétences que l’on appelle en France, socio-affectives ou, aux Etats-Unis, socio-émotionnelles, dont l’enseignement fait déjà l’objet d’expériences et de recherches qu’il faudrait multiplier.
  • Contre l’inédit, il faudrait développer la créativité et les capacités d’innovation.
  • Contre l’incertitude, il faut développer les capacités d’adaptation. Les scénarios du GIEC sont d’ailleurs d’autant moins pessimistes qu’ils anticipent une bonne capacité d’adaptation des populations au réchauffement. Cela passe, face aux difficultés, par une attitude orientée non pas vers la recherche des coupables ou l’appel à un sauveur mais vers la résolution des problèmes.
  • Contre l’imprévisibilité, il s’agit sans doute d’abord d’aider à accueillir ce qui survient, sans panique, rationnellement.
  • Vis-à-vis des catastrophes, l’Ecole doit développer la résilience, la capacité de rebondir. Au Canada, certaines Ecoles mettent en œuvre des programmes favorisant le développement de cette qualité, mais il est clair que des recherches sont nécessaires à ce sujet.
  • L’Ecole doit aussi développer la solidarité. En cas de catastrophe, la solidarité est le comportement qui minimise les inconvénients pour tous, c’est donc l’attitude que la raison recommande. Dans son livre « Les émotions démocratiques » (2011), Martha Nussbaum soutient que l’empathie, la «capacité des élèves à voir le monde du point de vue des autres », fait partie des qualités que l’Ecole doit développer pour une « démocratie saine », en particulier, peut-on ajouter, dans une société en proie au réchauffement. Pour cela, dit-elle, il faut « accorder une place centrale aux humanités et aux arts », « cultiver un type d’éducation participatif ». La lecture de certains romans ou nouvelles (pas de tous, précise-t-elle justement) nous entraine dans une identification aux personnages qui favorise l’empathie vis-à-vis des autres.
  • L’Ecole peut s’efforcer de diminuer la violence en développant la capacité de se confronter aux désaccords par la parole ou en enseignant aux élèves qu’il peut arriver que certains phénomènes n’aient pas de responsable, ce qui limite la recherche de boucs-émissaires ».

Nous pouvons lui répondre que la résolution des problèmes ne peut se dispenser de l’analyse de leur origine. Et  pour aller au bout du raisonnement, il faudrait envisager qu’une implication des enfants dans l’action collective s’impose totalement… ». Denis Meuret l’évoque cependant ici : « Ce que devrait faire une Ecole vraiment mobilisée contre le réchauffement devrait être décidé à partir d’une consultation incluant, dans tous les pays, chercheurs, enseignants, et bien sûr élèves ». L’article de Denis Meuret est à lire dans son intégralité ici : Contribution au Collectif d’interpellation du curriculum – CICUR

Notre Collectif propose dans ce site, une Convention citoyenne pour l’Education. Des mesures pour l’éducation, ont même été envisagées en 2020 par la Convention citoyenne pour le climat. Lire ici sur notre site.

On sait ce qu’il en a été des mesures prévues par la Convention citoyenne pour le climat. Alors, que penser en cette rentrée de l’éducation au développement durable préconisée par le ministère ? « L’éducation au développement durable (EDD) permet d’appréhender la complexité du monde dans ses dimensions scientifiques, éthiques et civiques. Transversale, elle figure dans les programmes d’enseignement. Enseignants et personnels d’encadrement y sont formés et l’intègrent dans le fonctionnement des établissements. […] « Les éco-délégués sont des acteurs essentiels de l’EDD au sein de l’établissement ». Bo de la rentrée 2022 : S’engager pour l’environnement et le développement durable 

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ARTICLES RECENTS

Biennale 2022 pour l’Education nouvelle : Convergence(s)

 3ème Biennale internationale de l’Education Nouvelle du 29 octobre au 1er novembre 2022, à Bruxelles ! 20 débats, enjeux pour nos sociétés sur des questions vives concernant l’Education Nouvelle. Notes de Philippe Meirieu, professeur honoraire en sciences de l’éducation, président des CEMEA. Publié dans Système éducatif. « De nombreux ateliers et débats ont été consacrés au changement… Lire la suite Biennale 2022 pour l’Education nouvelle : Convergence(s)

Scolariser la maternelle ?

Par Eveline Charmeux, professeur-formateur honoraire de français, ex-chercheur à l’INRP. Publié dans Système éducatif. On n’est pas là pour jouer ! Ni pour faire la sieste… Nous y sommes : la gangrène capitaliste, qui s’infiltre partout, a touché l’école : faut que ça rapporte ! Donc, toujours plus fort, plus sérieux, plus rentable… On n’est… Lire la suite Scolariser la maternelle ?

FLUENCE : ramage, plumage et pilotage

Par Rachel Schneider , Professeure d’école, militante secteur éducatif SNUipp-FSU. Publié dans Savoirs émancipateurs. Introduits par les évaluations nationales imposées en CP et CE1 depuis 2018, les entraînements à la «fluence » se sont généralisés à tous les niveaux de classes de l’élémentaire. Cette pratique, qui a fait du chronomètre un outil indispensable en classe… Lire la suite FLUENCE : ramage, plumage et pilotage

L’ensemble des articles est à lire dans le BLOG

BIBLIOGRAHIE, SITOGRAPHIE

Dans cette rubrique : Des textes, des citations tirées de livres ou de sites à lire et partager. Cliquer ici pour aller sur la Page en haut du site et accéder à tous les documents archivés.

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« 100 ans d’éducation nouvelle

Répondre aux défis éducatifs et sociaux de notre temps »

Michel Baraër, Michel Neumayer, Sophie Reboul, Etiennette Vellas, L’Éducation nouvelle. Répondre aux défis éducatifs et sociaux de notre temps, Chronique sociale, 2022.

« […] ouvrage réalisé par le GFEN à l’occasion des 100 ans de l’Education nouvelle et du GFEN. Le livre présente les principes de l’Éducation nouvelle et les démarches concrètes qu’elle veut mettre en œuvre dans les classes. Né de la coopération de pédagogues de différents pays, l’ouvrage met en lien action éducative et transformation sociale. Il donne une large place aux pratiques du changement. Il revient sur les apports de l’Éducation nouvelle au débat éducatif. Et il revient aussi sur les 100 ans du GFEN ».

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« Une journée fasciste, Célestin et Elise Freinet, pédagogues et militants »

par Laurence de Cock, 2022.

« Freinet : pédagogie ou politique ? Les deux ! C’est ce que montre Laurence De Cock dans son dernier ouvrage : « Une journée fasciste, Célestin et Elise Freinet, pédagogues et militants ». Sans appel et sans hagiographie. Et, ça décoiffe, mais avec compréhension. Ce livre commence par le récit, très documenté, de la journée du 24 avril 1933 ». [Lire la suite ici]

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« Pour que la démocratie entre à l’école…

Quelques amoureux de l’école observent, s’interrogent, débattent et proposent… »

Coordonné par Eveline Charmeux, professeur de français et formateur honoraire, ex-chercheur à l’INRP (Ancien Institut de la Recherche Pédagogique). Editions du Croquant, 2021.

« À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète ». [Lire la suite ici]

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Vers l’autogestion : la rotation des responsables

Un exemple : « le président de jour » par Jean Le Gall sur le site de Philippe Meirieu. « L’institution scolaire doit reproduire aussi fidèlement que possible la société nouvelle à laquelle elle a pour mission d’introduire. » Comité d’instruction publique – 1793. Extrait :

« Confronté à la complexité de la classe coopérative1 aux multiples activités, il me faut prévoir une participation active des enfants aux responsabilités et à l’organisation démocratique de notre petite société ». [Lire la suite ici]

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L’égale dignité des invisibles : quand les sans-voix parlent de l’école

Sous la dir. de. Marie-Aleth Grard. Paru le 04/11/22. Editions Le Bord de l’Eau.

« À un moment où les inégalités s’accroissent et où la grande pauvreté augmente dans notre pays, alors que plus de 3 millions d’enfants appartiennent à des familles vivant en dessous du seuil de pauvreté et que la France reste le pays où les origines sociales jouent le plus sur le destin solaire des élèves, ces questions ont été malheureusement absentes des débats lors des élections présidentielle et législatives qui viennent de se dérouler » [Lire la suite ici]

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ACTUALITES

Nous souhaitons publier sous cette rubrique des articles ayant trait aux possibilités et aux difficultés du changement de paradigme en éducation que propose notre APPEL et des articles en rapport avec les thèmes de la brochure « EDUCATION UN BIEN COMMUN ».   

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8 décembre 2022

2èmes Rencontres de l’Education populaire à Marseille

« Le concept d’éducation populaire prend sa source à la fin du XIXe siècle dans une société française encore farouchement inégalitaire malgré le socle des principes hérités de la Révolution française. On peut le définir comme une démarche éducative visant à contribuer à l’émancipation des individus et à leur autonomie pour transformer la société.

Les révolutions de 1830, 1848 et 1871 provoquent des tournants décisifs ». […]

« En 1871, la Commune de Paris décrète plusieurs réformes, parmi lesquelles l’enseignement laïc et gratuit, ainsi que l’enseignement professionnel assuré par les travailleurs eux-mêmes ». […]

« Un mouvement français se développe dans tout le pays via les amicales, mutuelles et coopératives créées dans les années 1810-1820. La répression de la Commune détruisant ce mouvement, il faut attendre 1880 pour qu’il renaisse pleinement, devenant une puissance pesant dans la vie politique. Dans les années 1890, les bourses du travail créées par les municipalités pour réguler le marché de l’emploi, sont investies par les syndicalistes révolutionnaires. Les bourses se dotent de services d’entraide, de bibliothèques, de cours du soir.

Le christianisme social quant à lui, est un mouvement rassemblant fils de notables et jeunes ouvriers et paysans. Il se structure davantage autour de la lutte contre la misère et la pauvreté ». […]

« création des Comités d’entreprises (1946), la loi sur le droit à la formation professionnelle continue (1971) ou encore la construction d’infrastructures comme les MJC (Maison des jeunes et de la culture) ». Et aujourd’hui ? Lire ici.

20 novembre 2022

Journée Internationale des Droits des Enfants

  • Sur le site ministériel :

« Le 20 novembre marque le jour de l’adoption par l’Assemblée de la Déclaration des droits de l’enfant, en 1959, et de la Convention relative aux droits de l’enfant, signée en 1989« . Des enseignements, des actions.

  • Le syndicat Sud-Education soutenu par le Café pédagogique dénonce les manquements actuels aux Droits des enfants

« Plus de 42 000 enfants vivaient dans des hébergements d’urgence, des abris de fortune ou dans la rue ». Sud éducation intervient à propos de la journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre, sur ces droits et la part de l’éducation nationale. » Des élèves sans toit ou menacé·es d’expulsion ne bénéficient pas d’une scolarité comme les autres enfants alors qu’il s’agit d’un droit… En France, un·e enfant sur 10 est victime d’inceste, selon une enquête d’Ipsos sur l’inceste. Au primaire, c’est en moyenne 1 enfant par classe, au secondaire 2 ou 3. Face à ces chiffres alarmants, l’Éducation nationale ne donne toujours pas les moyens nécessaires pour mener des programmes de prévention qui favorisent l’accueil de la parole et abordent la question du consentement, pour assurer la protection et l’accompagnement des victimes, pour recruter des personnels médico-sociaux. Il y a urgence à recruter des personnels comme des infirmier·es, médecins scolaires, assistant·es de services sociaux et psyEN ». Lire ici.

  • « La ligue des Droits de l’Homme veut un renforcement des Droits des Enfants« , notamment à l’Ecole :

« La convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est réellement le texte fondateur des droits de l’enfant à l’échelle mondiale… »La CIDE, qui reste encore trop méconnue, doit s’appliquer de la même façon à tous les enfants présents sur le sol français, quels que soient leur couleur, leur sexe, leur religion, leur origine ethnique ou sociale », écrit la Ligue des droits de l’Homme. 

« Cela concerne notamment l’Ecole. « L’école est, de plus en plus, une école du tri à travers des mécanismes comme l’orientation de fin de 3e, la réforme du lycée, Parcours Sup, l’orientation vers les filières d’excellence », écrit la Ligue. « De plus, l’école publique est de plus en plus soumise à une idéologie néo-libérale, qui inscrit les élèves dans une logique de la concurrence : fournir des efforts et aller le plus loin possible, non pas avec les autres, mais contre les autres. La ségrégation sociale entre quartiers et établissements s’en trouve confortée et on assiste à une forme de renoncement, plus ou moins implicite, à la démocratisation scolaire ». Lire ici.

Peut être une image de texte

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18 novembre 2022

« Innovation : itinéraire d’un mot dévoyé »

Article de Laurence de Cock, professeure agrégée d’Histoire et Géographie, docteure en sciences de l’éducation dans une Tribune de Libération.

A la fin de la première guerre mondiale l’innovation pédagogique issue de l’Education nouvelle avait un autre sens que l’actuelle prônée par le néolibéralisme de Macron. Quel retournement !

« Célestin Freinet par exemple vantait sa technique d’imprimerie à l’école comme l’innovation ayant permis de bouleverser les méthodes d’apprentissage de la lecture, surtout pour les enfants pauvres, et de préparer ainsi l’avènement d’un monde nouveau. L’innovation désignait alors le pas de côté volontaire par rapport aux instructions officielles ». L’institution ne l’admit pas il fut contraint de démissionner.

Aujourd’hui «ce sont les enseignants les moins «innovants» qui risquent leur avancement de carrière ».

« Les réformateurs se sont aperçus d’une possible compatibilité entre la logique entrepreneuriale et la posture innovante. Tandis que l’innovation pédagogique n’avait servi que des expériences coopératives (NDLR : fin années 70 et massification, accueil d’un public plus défavorisé culturellement), la voilà dès lors comme une stratégie de distinction. Le maître innovant devient celui qui fournit des efforts plus importants et mérite à ce titre d’être encouragé (et bientôt davantage rémunéré) par l’institution. »

Et nous arrivons aux « écoles du futur» d’Emmanuel Macron :

« On a alors vu fleurir les expressions comme «laboratoire d’innovations» qui ont ringardisé la routine du métier et les enseignants peu soucieux d’entrer dans cette course à la reconnaissance institutionnelle. Désormais, des établissements doivent faire valoir une gamme de projets innovants pour espérer toucher plus de moyens que leurs voisins ». Lire sur le site de Libération.

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29 octobre 2022

Biennale 2022 pour l’Education nouvelle : un moment important et très attendu

Biennale 2022 avec les CEMEA de Belgique et le collectif « Convergence(s) pour l’Éducation nouvelle ».

Extraits de l’article de blog de Médiapart : « Éducation nouvelle : une biennale résolument engagée. « Quatre jours pour mettre l’Éducation nouvelle sur le devant de l’actualité, pour se rencontrer et ensemble découvrir, pratiquer, débattre, échanger, s’empoigner, rêver et revenir au réel, celui de l’avenir pour réinterroger nos projets et nos actions. Quatre jours pour que se diffusent les effluves du manifeste écrit par le collectif « Convergence(s) » pour l’Éducation nouvelle ».

À Calais en juillet 2021 a été fêté le centenaire de la création de Le Lien « Ligue internationale de l’Éducation nouvelle ».

Ces cent années n’ont pas suffi à faire entendre le message par le plus grand nombre, elles n’ont pas réussi à ne serait-ce que fissurer la forteresse d’une société où souvent les personnes ne sont considérées que comme des machines à encaisser, à subir, à ingurgiter de la matière savoir et des injonctions dictées par sa majesté marchandisation. Penser à la place de l’individu, et plus encore penser l’individu, c’est le considérer comme l’objet d’une volonté qui n’est pas la sienne et non le considérer comme sujet de son épanouissement.

Que ne s’est-il pas passé ? Que ne s’est-il pas passé pour qu’en 2022 la réflexion officielle sur la situation et le sens de l’éducation et de la coéducation ignore voire méprise ce que défend l’Éducation nouvelle, qui doit se contenter d’un succès d’estime ? Pourquoi malgré des principes humanistes, des valeurs idoines, cette vision de l’éducation n’est-elle partagée que par une minorité ? Cette prise en compte réelle des besoins des enfants, des personnes, et de leur singularité, les reconnaissant comme êtres sociaux, tout le monde en a peur. C’est que l’émancipation porte en elle le virus de la résistance, le risque d’en contaminer l’autre et à terme de faire vaciller sur son socle un système qui a besoin de mettre sous l’éteignoir toute tentative d’idées porteuses de novation s’il ne veut pas voir son équilibre menacé. [ndlr : texte mis en gras ici sur ce site]. À son origine pourtant l’Éducation nouvelle n’était pas réduite à la portion congrue. Elle avait l’ambition de transformer et de bouleverser le système éducatif. Elle l’a toujours mais force est de constater qu’elle a du mal à être entendue, du mal à convaincre ».

[…]

« Nous ne pouvons laisser passer le siècle prochain sans réussir à inverser le cours des choses. Les cent ans qui viennent n’ont qu’à bien se tenir. Il se pourrait alors que les militant•e•s de l’Éducation nouvelle cueillent enfin le rayon vert de l’utopie ! » Lire en intégralité sur le site de Médiapart.

Et ici les trois premiers travaux du 29 octobre avec « L’éducation contre la barbarie » de Bernard Charlot qui a ouvert les débats. Suivre sur cette page les travaux.

Lire sur le site de Questions de Classe(s) : « Quels défis politiques attendent l’Éducation nouvelle ? » par Laurence de Cock

Et lire dans notre Blog dans ARTICLES RECENTS : Biennale 2022 : Convergences.

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Semaine du 24 octobre 2022

Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information

L’UNESCO communique : « Alors que l’accès à Internet augmente à travers le monde, des millions de personnes n’ont toujours pas accès à une information crédible et de qualité ».

« Dans Notre programme commun, rapport du Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, douze engagements ont été pris par les dirigeants mondiaux. Parmi ces engagements, M. Guterres a souligné les valeurs de confiance et de solidarité comme étant le ciment de la cohésion sociale et des avancées sociales pour le bien commun.

Cependant, la dure réalité est que le facteur confiance est en train de s’éroder. La communauté internationale est invitée non seulement à réaffirmer et à renforcer son engagement en faveur de l’éducation aux médias et à l’information pour tous, mais aussi à développer de nouvelles initiatives dans ce domaine afin de renforcer la confiance ».

« Que signifie éducation aux médias et à l’information ?

« Nous assistons à une augmentation spectaculaire de l’accès à l’information – tandis que certaines personnes sont avides d’information, d’autres se retrouvent inondées de contenus imprimés, radiotélévisés et numériques. L’éducation aux médias et à l’information répond à ces questions que nous nous posons : comment chercher, évaluer de manière critique, utiliser et contribuer du contenu à bon escient, que ce soit en ligne et hors ligne ? Quels sont justement nos droits en ligne et hors ligne ? Quels sont les enjeux éthiques soulevés par l’accès et l’utilisation de l’information ? Comment interagir avec les médias et les TIC pour promouvoir l’égalité, le dialogue interculturel et interreligieux, la paix, la liberté d’expression et l’accès à l’information ?

L’UNESCO soutient le développement de compétences en matière d’éducation aux médias et à l’information à travers des ressources de renforcement des capacités, entre autres : des programmes d’enseignement et des principes directeurs ».

Lire sur le site de l’UNESCO : Semaine mondiale de l’Education aux médias et à l’information 24-31 octobre.

Note personnelle (N. Lanneau, ancienne professeure documentaliste) :

Voici les missions qui faisaient partie de mon métier de prof documentaliste jusqu’à mon départ récent à la retraite, et pour lesquelles j’avais une formation initiale et continue. Mais dans le secondaire, à cause des programmes disciplinaires pléthoriques, ces missions pourtant à partager avec tous les autres professeur•e•s l’étaient difficilement. Je suis parvenue cependant à travailler avec certain•e•s dans leurs cours, en partageant leurs horaires et leurs élèves, surtout avec les profs d’histoire-géo EMC (Education morale et civique). Je souhaite que dorénavant, les profs documentalistes aient plus de latitude, ainsi que les équipes pédagogiques et que par conséquent, le ou les divers ministères prennent les mesures nécessaires pour favoriser ces missions d’éducation aux médias et à l’information, que des organismes comme l’Unesco mettent en avant depuis longtemps. Voir sur cette page NOTIONS COMMUNES À L’ÉDUCATION AUX MÉDIAS ET À L’INFORMATION :

  •  Éducation aux médias
  •  Maîtrise de l’information
  •  Sensibilisation à la liberté d’expression et d’information
  •  Maîtrise documentaire
  •  Compréhension de l’actualité
  •  Maîtrise de l’informatique
  •  Initiation à l’Internet
  •  Éducation numérique
  •  Éducation au cinéma
  •  Éducation aux jeux
  •  Éducation à la télévision
  •  Décodage de la publicité

Il existe des relations évidentes entre toutes ces notions ». 

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11 octobre 2022

Alain Finkielkraut, porte-parole dangereux d’un courant de pensée réactionnaire car inégalitaire sur l’école

Voici quelle est pour lui, la genèse de la décadence actuelle de l’école qu’il affirme dans un débat avec deux enseignantes sur France culture : si on résume, décadence qui fait que les « bons élèves » disons issus majoritairement de milieux favorisés, fuient les classes trop mélangées où l’on a supprimé la sélection, où ils ne peuvent plus étudier (!) Justification de la ségrégation entre les élèves :

« Au commencement étaient les républicains, « de Charles Renouvier à Marc Bloch ». Leur but était de distinguer les élèves, non par le privilège et l’héritage, mais par les talents et les mérites. C’était le temps béni où l’école offrait aux enfants du peuple la possibilité d’une élévation sociale par l’effort.

Mais : « il y a eu Bourdieu ». Et Bourdieu dit : « Tout ça est un mensonge, vous voulez diminuer l’importance de l’héritage social, en réalité vous légitimez cet héritage à travers cette sélection ». Sous la férule du sociologue, « il semblerait que l’école ait intériorisé ce reproche ». Alors qu’a-t-on fait ? On a créé le collège unique pour réduire les inégalités et permettre aux enfants du peuple de poursuivre leur scolarité. Et qu’est-il arrivé ? « On a abaissé le niveau des classes pour ne pas les laisser sur le bord du chemin. »

Dé-construction dans l’article du Nouvel Obs :

« 1) Avec Bourdieu, c’est la réalité du déterminisme social à l’école que conteste Finkielkraut. Geste purement dogmatique, condamné à nier une vérité largement démontrée par la science ».

Cette école républicaine est pourtant, lit-on dans l’article, celle « de « l’exception consolante », suivant la merveilleuse formule de Ferdinand Buisson ». 

Et après une analyse des propositions de Marc Bloch, l’article se termine ainsi « Rien dans l’œuvre de Marc Bloch ne saurait justifier l’ambition inégalitaire d’Alain Finkielkraut. Rien, sinon une entreprise idéologique rétrograde et mensongère. Il est temps que cesse, à l’école comme ailleurs, la grande falsification de l’esprit républicain ». Lire l’article du Nouvel Observateur ici.

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6 octobre 2022

Annie Ernaux reçoit le prix Nobel de littérature

L’Académie suédoise a décerné le prix à l’auteure française Annie Ernaux qui, par son écriture, oeuvre depuis toujours à l’émancipation des femmes – le récit de l’avortement clandestin de son héroïne Denise qui n’est autre qu’elle-même, dans la société des années 60, engoncée dans ses préjugés de classe et ses tabous, avant la loi Veil. Denise comme elle-même doit choisir entre interrompre sa grossesse ou ses études à une époque où l’avortement est interdit : « Les armoires vides » en 1974. « L’Evénement », en 2000, revient sur cet avortement qu’elle doit, comme toutes les femmes de son époque, assumer seule, dans la clandestinité. Elle revient aussi sur son enfance de manière directement autobiographique.

Justement son enfance : L’écriture d’Annie Ernaux, tourne sans cesse autour de la déchirure sociale qu’elle a ressentie dès son plus jeune âge, en allant à l’école des riches (sa mère voulait qu’elle fasse de bonnes études dans une école privée dans un milieu bourgeois). Elle y éprouve peu à peu la honte et le mépris à l’adolescence, pour ses parents, leur pauvreté, la culture de leur milieu jamais prise en compte à l’école. Cela est toujours d’actualité comme l’a constaté Annie Ernaux devenue professeure de français en collège et lycée technologique. Elle fait oeuvre de sociologue. La littérature est un moyen pour elle de mettre à jour avec précision, grâce aux souvenirs de sa mémoire individuelle et de la mémoire collective, les différences sociales, le statut féminin et la domination masculine.

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Rentrée 2022

S’engager pour l’environnement et le développement durable ?

Voici l’extrait de la circulaire nationale de rentrée 2022 :

Lire ici : Circulaire de rentrée 2022.

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Rentrée 2022

L’école doit assumer d’authentiques finalités démocratiques et être au clair avec les défis planétaires : « Contre l’école injuste » 

Depuis la massification de l’Ecole à partir des années soixante qui a été un succès (maintenant 80% d’une classe d’âge au niveau du bac toutes sections confondues), qui s’est interrogé sur les finalités démocratiques de l’Ecole ? Car l’heure n’est plus à la massification mais à sa démocratisation. Et qui a interrogé les savoirs « traditionnels » qui se sont accumulés sans réflexion, parfois sans queue ni tête ? Qui a posé la question des nouveaux savoirs à mettre enfin au clair pour leur donner sens et les faire acquérir aux élèves afin de répondre aux défis planétaires actuels ?

Philippe Champy, ancien ingénieur de recherche à l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP), a été initié aux diverses approches de la recherche en éducation. Il a longtemps dirigé les éditions Retz avant d’intervenir de façon critique, dans ses écrits et conférences, sur la politique scolaire française. Jean-François Gauthier, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, a enseigné à plusieurs niveaux scolaires et universitaires avant de se spécialiser dans la comparaison des politiques éducatives dans le monde et d’être reconnu internationalement pour ses travaux sur les contenus d’enseignement. Ils publient en cette rentrée : « Contre l’école injuste », « Questionner l’imaginaire scolaire, discerner les pièges, repenser les savoirs à enseigner ». Quelques citations :

« Pouvez-vous expliquer en quoi et pourquoi l’École est injuste ?

Notre École est injuste à deux titres au moins, l’un assez connu et l’autre encore laissé dans l’ombre. Ce qui est connu, c’est ce que révèlent aussi bien les études sociologiques et historiques que les évaluations officielles : l’École reproduit voire renforce les inégalités sociales et culturelles entre élèves au lieu de les diminuer. Les dispositifs mis en œuvre pour éviter ce biais structurel n’ont qu’un impact marginal. L’injustice ici est de faire croire à une « égalité des chances » dans la compétition scolaire alors que les dés sont pipés de multiples façons.

Ce qui est moins connu, c’est que les savoirs jouent aussi un rôle déterminant dans le tri injuste des élèves » […]

« Pourquoi considérez-vous que notre système éducatif est devenu indifférent aux savoirs ?

Regardons ce qu’enseigne l’École : qui en décide ? quelles en sont les finalités d’ensemble ? Déjà là on ne le sait pas, aucun texte ne le définit, on se trouve face à un immense impensé, et du coup à un invraisemblable désordre, fait d’un « socle commun », plus ou moins abandonné, de quantité d’injonctions ministérielles d’enseigner des objets éducatifs divers (éducation à la citoyenneté, au développement durable, etc.) et de l’ensemble des programmes des disciplines scolaires.

Jamais par exemple on ne s’interroge sur les savoirs qui seraient simplement nécessaires aux élèves, pour vivre, pour se repérer dans les complexités du monde. Beaucoup de savoirs que l’École enseigne ne servent à rien, sont oubliés sans que personne ne s’en soucie, parce que l’essentiel de l’attention de l’École est ailleurs, dans les procédures permanentes de sélection et de tri » […] Lire ici sur le site de l’éditeur.

Philippe Meirieu a publié une note de lecture rédigée par Charles Hadji, Professeur honoraire de l’Université Grenoble Alpes : « Sur le problème lancinant de la démocratisation de l’enseignement en France, Philippe Champy et Roger-François Gauthier viennent de publier (chez ESF sciences humaines) un ouvrage relativement petit par sa taille, mais certainement très important par son contenu, et qui mérite de retenir l’attention de tous ceux qui sont concernés par ce problème, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens français !  Car il propose une perspective qui pourrait s’avérer révolutionnaire. Le défi est de taille : il s’agit de lutter contre « une inégalité anthropologiquement inacceptable d’accès aux savoirs » (p. 89). » Lire l’intégralité de la note de lecture de Charles Hadj ici.

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Août 2022

Apprendre à passer des évaluations au lieu d’apprendre : dès la maternelle ?!

Un exemple de production éditoriale de la rentrée : édifiant !

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10 août 2022

« Le besoin est urgent de faire de l’enfance une priorité nationale »

« Face à une situation alarmante, aggravée par la crise sanitaire, un collectif de magistrats, de médecins, de responsables d’associations défend, dans une tribune au « Monde », la création d’une délégation aux droits de l’enfant à l’Assemblée nationale, afin de porter dans la durée une pensée politique globale sur l’enfance […]

« Le président de la République s’est engagé, le 20 avril, à ce que l’enfance soit au cœur de son quinquennat. Nous demandons aujourd’hui de passer de la parole aux actes. En ce sens, nous soutenons la création d’une délégation aux droits de l’enfant au sein de l’Assemblée nationale, comme demandé par les députés (socialistes, Nouvelle Union populaire écologique et sociale, Nupes) Isabelle Santiago et Boris Vallaud à la présidente de l’Assemblée nationale […]

« […] en France, au moins 50 000 mineurs sont victimes de maltraitance par an. Toujours en France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, 300 000 enfants bénéficient d’une mesure de protection de l’enfance, un enfant sur dix est victime de violences à l’école. Derrière ces chiffres, rappelés dans chaque rapport et étude, ce sont des vies d’enfants qu’il est question […] Lire ici sur la page du Monde. (réservé aux abonnés).

Juillet 2022

Au printemps dernier, le 13 mai, l’appel à déserter par les étudiants d’AgroParisTech a été vu sur youtube, plus de 12 millions de fois. Partout, des jeunes et des moins jeunes questionnent le travail. Certains bifurquent pour inventer, ailleurs, une vie qu’ils et elles estiment plus riche.
Le site de Reporterre a consacré une enquête en trois volets sur ce phénomène : « Dans le monde occidental, des millions de personnes quittent leur travail. L’offensive néolibérale, la catastrophe écologique et la pandémie ont attisé cette fugue massive ». Premier volet : « La grande démission ». Second volet : « La désertion, germe d’une contre-société » » et le troisième :« De l’esclave au prolétaire, «la désertion n’est pas qu’une histoire bourgeoise» ».

Reporterre revient, dans une série d’été, sur cette vague. Pour la questionner. Car il n’est pas si facile de tout plaquer. Quelques-uns y parviennent, certains galèrent, d’autres abandonnent.
À travers des portraits et des entretiens, nous nous demanderons : comment faire de la désertion une lame de fond, un raz-de-marée ?« 

La vidéo de l’Appel à déserter des étudiants d’AgroParisTech.

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30 juin 2022

Les inégalités filles-garçons vues par les enfants

“Il y a plein de gens qui disent que la place de la femme, c’est à la cuisine et tout, et que les hommes, ils doivent partir travailler. Ça ne se fait pas tout ça !” Brut a interrogé plusieurs enfants et adolescents ayant entre 8 et 19 ans. Et voici ce qu’ils pensent de l’égalité fille-garçon. “Les garçons, ils trouvent que les filles, c’est leur boniche. Ils disent ‘va me chercher ça et nananinanana…’”, explique Ariana, 8 ans ». Voici leurs réponses ».

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13 juin 2022

Pap Ndiaye annonce de « grands débats » à la rentrée : pour changer l’Ecole ?

Sur le site vousnousils l’emag de l’éducation : « L’objectif, pour le ministre, est « non pas de faire un Grenelle de l’éducation, une grand-messe à Paris, mais plutôt au plus près des demandes locales et du terrain. » Enseignants, personnels administratifs, élèves et parents d’élèves, élus et associations devraient être invités à y participer ». […] « A Poitiers, le ministre a évoqué les « malentendus » du gouvernement précédent avec les personnels de l’éducation, liés pour lui à « des questions de délimitation de responsabilité et des questions budgétaires. » Des malentendus qu’il entend régler en étant un « ministre de terrain. » A voir donc à la rentrée ! Lire sur cette page.

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3 juin 2022

Pour que l’Ecole n’exclut plus les pauvres !

« L’école doit cesser de privilégier les intérêts particuliers des familles favorisées. C’est le message fort lancé par Jean-Paul Delahaye, ancien conseiller spécial et DGESCO (directeur général de l’enseignement scolaire) de Vincent Peillon au ministère de l’Éducation nationale, alors que Pap Ndiaye vient d’en être nommé ministre ». « 

Article réservé aux abonnés mais le début est parlant surtout lorsque l’on connaît Jean-Paul Delahaye qui a toujours dénoncé les inégalités à l’école. Ce qu’il dit de la question des rythmes scolaires est d’une immense pertinence.

« Vous évoquez une “lutte des classes” au sein du système éducatif. Qu’entendez-vous par là ?

Regardons les choses en face : les inégalités à l’école ne nuisent pas à tout le monde. Il existe bien un clivage entre les familles dont les enfants réussissent, et qui n’ont donc pas intérêt à ce que le système change, quel que soit leur bord politique, et les parents d’origine modeste, qui auraient au contraire besoin de transformations. Les premiers ont des relais politiques à la différence des seconds. Cette lutte des classes se traduit par exemple dans le débat sur les rythmes scolaires. En 2017, le ministère de l’Éducation nationale [ndlr : le socialiste Vincent Peillon qui n’est resté aux manettes que quelques mois] avait adressé un questionnaire aux parents à ce propos. Les couches moyennes et favorisées plébiscitaient la semaine de quatre jours car, le mercredi, leurs enfants sont au poney-club, au conservatoire ou dans une officine de soutien scolaire privée. Quant aux familles populaires, elles affichaient une nette préférence pour la semaine de quatre jours et demi. Au lieu d’écouter ces dernières, on a le plus souvent privilégié l’intérêt particulier sur l’intérêt général. Sauf heureusement dans certaines communes qui tiennent bon, mais qui représentent une toute petite minorité, comme Paris, Avignon, ou quelques grandes villes de l’ouest de la France ».

Ndlr : La semaine de quatre jours et demie = neuf demi journées, date du décret de 2013 qui peut être aménagé par questionnaire auprès des parents et devenir la semaine de quatre jours.

Article réservé aux abonnés sur le site de Télérama.

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Mai 2022

Retour sur un rapport d’avril 2022 : L’enseignement en CM au scanner de l’IGESR : le leurre des « fondamentaux »

Sur son blog de Médiapart, Jean-Pierre Véran, formateur, revient sur les conclusions du rapport de l’IGESR (L’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche): « Nous ne reprendrons ici que quelques éléments susceptibles de nourrir une réflexion plus large sur l’école française ». « Après cinq ans de focalisation obsessionnelle sur les enseignements fondamentaux à l’école élémentaire, un rapport de l’IGESR dresse un état des lieux riche d’enseignements sur les effets induits de ce choix politique. On ne peut que souhaiter une autre politique des savoirs ». Le dernier ministre de l’éducation J.M. Blanquer, comme on l’a vu et déploré pendant cinq ans, a fondé toute sa politique du primaire au secondaire sur les fameux « fondamentaux », français et mathématiques » au détriment – comme on le voit dans l’article – sur les apprentissages en EPS, arts plastiques et technologie, considérés comme secondaires.

Un exemple : l’enseignement du français tel qu’il est mis en oeuvre au CM2 d’après le rapport : « En français, par exemple, on s’attache plus au décodage et à la grammaire qu’à la compréhension de ce qu’on lit ou à l’expression écrite personnelle ». Et on s’étonne ensuite que les élèves ne maîtrisent pas la lecture (« Lire c’est comprendre »), encore moins l’écriture malgré l’inculcation systématique de règles parfois absurdes, en orthographe, syntaxe, grammaire au lieu de se focaliser sur l’usage que seul permettrait un apprentissage de la lecture plus adéquat.

Lire l’article ici.

On peut lire le rapport dans son intégralité sur le site ministériel.

Au sujet de l’apprentissage de la lecture au primaire, lire aussi l’article de blog d’Eveline Charmeux : « La lecture, saison 13 (ép.3) : savoir comprendre ce qu’on lit ».

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20 mai 2022

Décès d’André Antibi, l’inventeur de la « constante macabre » : une grande perte pour l’éducation

« Alors que la lutte contre l’échec scolaire reste une priorité pour l’école française, elle perd un de ses plus ardents combattants avec le décès d’André Antibi. Père de la « constante macabre », animateur infatigable du MCLCM [ndlr : Mouvement Contre la Constante Macabre], André Antibi a défendu jusqu’au bout sa vision pédagogique. Il s’est éteint le 20 mai 2022 à l’âge de 77 ans au terme d’une vie bien remplie où il aura fait preuve de talents exceptionnels comme mathématicien, pédagogue, écrivain et musicien ». « La constante macabre, mise en évidence par André Antibi, se traduit par le fait que les enseignants semblent obligés, pour être crédibles, de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes, même dans les classes de bon niveau ». « Les résultats sont connus : sentiment d’injustice chez les élèves et aigreur des relations entre professeurs et élèves. Surtout, perte de confiance en soi des élèves, un phénomène qui affecte particulièrement les élèves français selon les enquêtes internationales ». Lire sur le site du Café Pédagogique.

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13 mai 2022

Appel à déserter de huit jeunes ingénieurs d’AgroParisTech 2022

« Dans un discours prononcé lors de la cérémonie de remise des diplômes, des étudiants de la prestigieuse école d’agronomie ont fustigé leur formation et appelé leurs camarades à tourner le dos à leurs prestigieuses carrières pour s’impliquer dans des projets compatibles avec la lutte contre le changement climatique« . « Dénonçant une école dont la formation participe «aux ravages écologiques et sociaux en cours», ce collectif appelé «Des agros qui bifurquent» clame son rejet des notions de développement durable, de croissance verte ou encore de neutralité des sciences ». Lire la suite sur la page de Libération.

Consulter la vidéo de la remise des diplômes sur youtube.

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ILS L’ONT FAIT

RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX

Le 13 Mai 2020 a été créé le Conseil National de la Nouvelle Résistance CNNR Voir la vidéo.

En ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, nous publions RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX – un ouvrage préfacé par Denis Robert qui nous propose les contributions d’une quarantaine de personnalités. Un texte pour apprendre d’hier pour agir demain. Disponible gratuitement ici. Téléchargeable.

Préface de Denis Robert : « Tout est parti d’un vieux militant Raymond Millot, 93 ans, qui rêvait de refaire le coup « des jours heureux ». Il nous a écrit et envoyé un texte […] Il parle d’un projet visant à repenser le modèle éducatif. […]
Denis Robert est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, il est notamment connu pour son enquête sur la société Clearstream. Il est depuis 2019, le directeur de la rédaction du Média. Artiste prolifique, il est aussi plasticien et l’auteur d’une dizaine de romans et autant d’essais. »

Raymond Millot se définit lui-même comme libertaire, féministe, internationaliste, autodidacte. Il a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur (école expérimentale), conseiller pédagogique, coordinateur de la recherche-action (école ouverte/société éducatrice) à La Villeneuve de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Une voie communautaire ; Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : À la recherche de l’école de demain ; Écoles en rupture ; Vivre à l’école en citoyen. 

Cliquer ici pour accéder au site du CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance).

« Déclaration » du Conseil National pour la Nouvelle Résistance, CNNR, point 5 : « Les biens communs sont l’air, l’eau, la biodiversité, la santé, l’éducation».

27 mars 2020

18 organisations syndicales, associatives et environnementales signent une tribune  « Plus jamais ça ! Préparons le « jour d’après » Lire ici.

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Où en sont les écoles expérimentales aujourd’hui ?

Des photos et images d’expériences alternatives, de projets émancipateurs

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Les écoles (et collège) de la Villeneuve de Grenoble

Des expérimentations ont été réalisées à l’intérieur du système éducatif et du Service public depuis plusieurs années. Certaines n’ont pas résisté à la pression de l’administration et ont disparu comme les écoles de la Villeneuve de Grenoble (avec un collège) qui ont vécu des années soixante-dix aux années deux mille. Et ce, malgré les éloges de l’administration qui n’était pas à une contradiction près comme on le voit sur ce document où sont énoncées les conditions propices à une transformation réelle de l’Ecole, qui peuvent être encore utiles aujourd’hui. Ces éloges ( exceptionnels) venant de l’institution témoignent du fait qu’il ne s’agit pas d’un mythe :

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L’école Vitruve à Paris

Certaines innovations sont toujours vigoureuses comme l’école Vitruve à Paris : on peut lire sur la page d’accueil de son site « L’école Vitruve est une école publique un peu particulière. Basée sur un fonctionnement par projets, elle a pour objectif de permettre à chaque individu qui la compose, enfant comme adulte, de trouver sa place et d’agir dans le collectif. Sa devise : C’est à plusieurs qu’on apprend tout seul ».

« Située dans le 19ème arrondissement, cette école publique est une « expérimentation, qui veille à se remettre en question et à se renouveler, et qui demeure hors norme, atypique et originale ». Une originalité qui porte sur l’organisation pédagogique de l’école et sur la coopération avec les partenaires du système éducatif dans le but de mieux lutter contre l’échec scolaire. Son évaluation, menée entre mars 2018 et juin 2019, doit permettre le renouvellement du statut particulier de cette école ô combien atypique… » Sur le site du Café Pédagogique (cliquer sur la photo).

Ecole Vitruve à Paris

L’école Vitruve participe depuis plusieurs années à la FESPI (fédération des établissements scolaires publics innovants).

Yves Reuter : « […] au travers des études qui existent, les résultats quant aux apprentissages purement scolaires sont au moins identiques aux autres écoles. Là où les résultats sont nettement meilleurs, c’est au niveau des compétences psycho-sociales et de citoyenneté. »

« Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais de faire bouger l’éducation nationale et d’encourager différentes initiatives prises sur le terrain. Et puis surtout, il faut former les enseignants. Bien souvent en France, on reforme mais on ne forme pas. Quand on veut généraliser trop vite, quand les enseignants ne sont pas convaincus, cela ne marche pas.  Il faut faire connaître ce type de pratiques pour que les gens s’en inspirent, il faut socialiser. Chacun en fera ce qu’il souhaite. »

Rapport d’Yves Reuter.

Lire ici « En sortant de l’école » de Jean Foucambert sur l’école Vitruve.

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Le lycée auto-géré de Paris

Le lycée autogéré de Paris (LAP) est un lycée expérimental créé en 1982 sous le ministre de l’Éducation nationale Alain Savary. Des enseignants et des jeunes en sont les fondateurs. Il a été créé pour offrir une alternative à la pédagogie traditionnelle.

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Le collège Clisthène

Le collège Clisthène à Bordeaux date de 2002.

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En Belgique

Il faut retenir les expériences belges des écoles publiques sous la houlette de l’inspecteur Charles Pepinster.

Septembre 2020 : Une septième école publique à pédagogie du chef-d’oeuvre en Belgique

Une école publique au-delà de Montessori, Decroly, Freinet …

Un livre pour en savoir plus : « Du chef-d’oeuvre pédagogique à la pédagogie du chef-d’oeuvre » Ed. Chronique Sociale, éditions du GBEN collectif 

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Lire ici le compte rendu de toutes ces innovations.

2 réflexions au sujet de « Accueil »

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