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  Juin 2021, rapport du  GIEC :

« le pire est à venir pour les enfants d’aujourd’hui »

                     

Mai 2020 : notre Appel

Mai 2021 : l’état des lieux

Education, « un Bien commun »

pour faire face au « Jour d’après »

Mars 2020 : notre Appel

Le Jour d’après, c’est celui que prévoyait le Manifeste de 2017, signé par 15364 scientifiques de 184 pays et qui se terminait ainsi : « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard. ».

Il aura fallu 3 ans pour qu’une majorité de Français, selon les enquêtes, prennent conscience du danger. Ils peuvent donc facilement concevoir que demain, leurs enfants vont devoir vivre dans un monde où la solidarité, la coopération, la mobilisation de toutes les formes d’intelligence, seront indispensables pour faire face, pour résister, pour trouver des solutions. Notre système « éducatif » ne correspond en aucune façon à cet avenir. Son but principal est de sélectionner les « élèves » pour répondre aux besoins du système capitaliste, avec pour horizon la consommation et pour résultat, l’accroissement des inégalités.

Il est donc urgent d’esquisser les contours d’un système éducatif alternatif et d’entreprendre des recherches-action le préfigurant. Divers faits d’actualité sont de nature à encourager un tel projet. 

Parmi les objectifs que le débat permettra de compléter :

1) développer les capacités de résilience « en donnant la part belle à la coopération et la créativité, et au développement des sciences citoyennes et participatives (cf. les 35 propositions)

2) permettre au potentiel d’intelligence et de créativité de chaque individu de s’exprimer au service de son propre équilibre et du développement qualitatif de la société, notamment par la création dans le domaine artistique

3) favoriser les démarches émancipatrices et solidaires dans l’esprit des premiers temps du mouvement ouvrier

4) affirmer que l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement.

Cliquer ici pour connaître tous les signataires. Vous pouvez encore signer.

L’état des lieux en Mai 2021

En signant l’appel, des militants et divers responsables des plus importants mouvements pédagogiques : ICEM (Freinet), GFEN, Ligue Internationale de l’Education Nouvelle ( LIEN), AFL, GBEN (groupe belge d’Education Nouvelle) se disent d’accord avec 4 objectifs essentiels dont le dernier affirme que :

« l’éducation est un bien commun qui en tant que tel, ne doit pas dépendre d’un quelconque pouvoir politique ou économique mais faire l’objet d’une construction collective évolutive élaborée démocratiquement. »

La pandémie a fait obstacle à l’ouverture du Chantier qui proposait untravail collectif pour approfondir ces objectifs. Quelques militant-e-s ont néanmoins engagé cette réflexion qui a conduit

  • à mettre en question des illusions persistantes,
  • à dévoiler un tabou paralysant,
  • à inscrire plus explicitement toutes les recherches passées dans le courant émancipateur qui s’affirme mondialement, et qui met en cause une des aliénations dont souffre l’éducation : le patriarcat.
  • à examiner l’ambition  et l’opportunité d’une éducation devenue « bien commun »
  • et même à imaginer le processus de transition indispensable  pour sortir progressivement du système actuel.

Cette réflexion sur la transition est déjà d’actualité dans d’autres domaines : en ce mois de mai 2021, l’Inde, l’Afrique du Sud et une centaine d’Etats demandent à l’OMC la levée des brevets sur les vaccins et posent ainsi le problème de la santé « bien commun » et la fonte accélérée des glaciers va obliger très prochainement  à poser le problème de l’eau « bien commun ».

Notre constat du caractère intellectuellement stimulant du concept « bien commun » devrait engager à en explorer l’intérêt pour l’air, l’eau, la santé que certains acteurs politiques évoquent. Ce concept qui pourrait s’avérer utilement « dénominateur commun » !

Le travail que nous avons entrepris à quelques- uns va faire l’objet d’une publication (Editions Massot). Nous le mettons en discussion en souhaitant qu’il devienne un dénominateur commun aux militantes et militants de l’éducation.

Les signataires de l’appel de Mai 2020 ne seront pas surpris d’en voir développer les objectifs 3 et 4 (ci-dessus). Le courant émancipateur en cours est un phénomène incontestable, mais les considérations développées (l’enfant objet…) appellent  discussion.  De même pour le constat (sévère) de l’illusion réformiste. La transformation souhaitée d’un système éducatif géré par l’Etat, en un Bien Commun, fait l’objet de propositions réalistes. Nous souhaitons que nos signataires et nos lecteurs en fassent un examen critique et si possible apportent leur contribution. 

R. Millot mai 2021

Les « Leçons d’un siècle de vie » d’Edgar Morin

Il aura 100 ans en juillet. « À 100 ans, Edgar Morin demeure préoccupé par les tourments de notre temps. Ce penseur humaniste a été témoin et acteur des errances et espoirs, crises et dérèglements de son siècle », souligne l’éditeur dans la présentation de son ouvrage « Les leçons d’un siècle de vie ».

« Il nous transmet dans ce livre les enseignements tirés de son expérience centenaire de la complexité humaine », dans une « invitation à la lucidité et à la vigilance », ajoute Denoël, son éditeur.

« Toujours actif, entre autres sur Twitter, et encore écouté, il a livré de nombreuses réflexions sur la crise sanitaire mondiale de l’épidémie de Covid-19. Pour lui, cette crise a réveillé une violence que la fin des grands conflits entre Etats n’avait jamais fait complètement disparaître. » Lire l’article ici.

Un tweet de juin d’Edgar Morin : « Évitez d’être centenaire. Passez directement à 101 ans. » Et toujours avec la même intelligence et clairvoyance !

Interview du grand anthropologue Marc Augé


Interview dans Libération du grand anthropologue Marc Augé le 16 février 2021 :
« Question : votre livre se termine par l’utopie. Comment définissez-vous ce lieu qui n’existe pas ?
Réponse : L’utopie est bien plus vaste qu’un lieu géographique. Elle est le lieu de l’avenir de l’humanité, de ce qui devrait être. C’est aussi le lieu de la connaissance, de l’éducation, du progrès. C’est pour cette raison que l’éducation doit être la plus large possible et la plus partagée des richesses. Parce qu’elle est une ressource inépuisable. L’éducation est un lieu de réparation de la dignité. Elle est la condition du progrès de l’humain dans l’Homme. » Souligné en gras par la rédaction.

Utopie éducative, première réalisation

Une « expérience » d’ampleur significative a partiellement concrétisé cette idée..

De 1965 à 1983, la majorité politique grenobloise  était très influencée par le PSU  et le christianisme social. L’agence d’urbanisme avait, sous son impulsion, engagé la construction d’un quartier neuf  audacieux qui a ouvert ses portes en 1972. Les idées d’autogestion, de décloisonnement  étaient dans l’air du temps. Le souffle de 68 avait ébranlé les bureaucraties. Diverses personnalités avaient soutenu l’idée « d’ouverture » matérielle et pédagogique des cinq groupes scolaires et du collège (CES) du quartier et le projet d’en faire un objet de recherche. Des coordinateurs avaient été choisi-e-s  par l’INRP (institut national de la recherche pédagogique) et avaient préparé l’accueil des habitants. 

On dirait aujourd’hui que des conditions étaient réunies pour envisager un changement de paradigme incluant le domaine éducatif. Premier parallèle avec notre hypothèse BienCommun. […] Lire la suite ici.

Et maintenant le Chantier éducation

Plusieurs d’entre vous ont signé l’appel en affirmant son importance. Quelques mots simples ont suffi. Il faudrait les faire entendre par les millions de parents que l’avenir de leurs enfants effraie. Il est certain qu’une Convention Citoyenne pour l’Education aurait à cet effet un rôle décisif. Il s’agit donc aujourd’hui d’effectuer un travail collectif, de préciser en particulier « les concepts qui semblent proposer une rupture dans les pratiques éducatives. »

PREALABLE selon GEBE en 1970 

Quand Gébé, le dessinateur, dans les années 70 a arrêté tout et lancé l’AN 01…

En 2017

15364 scientifiques nous ont aussi invités à arrêter tout, à réfléchir,  mais  dans une perspective moins joyeuse car selon eux  « il sera bientôt trop tard ». 

En 2018 tout s’accélère

Greta Thunberg lance la grève scolaire pour le climat

27 mars 2020

18 organisations syndicales, associatives et environnementales signent une tribune  « Plus jamais ça ! Préparons le « jour d’après » Lire ici.

13 mai 2020

« Déclaration » du Conseil National pour la Nouvelle Résistance, CNNR, point 5 : « Les biens communs sont l’air, l’eau, la biodiversité, la santé, l’éducation. »

17 mai 2020

Notre APPEL et ouverture du site éducation « bien commun » 

2021 l’utopie en chantier

Contribution du 22 février et une première réaction : «  Ton texte est vraiment bien et je m’y retrouve parfaitement » Philippe Meirieu. Déjà une deuxième réaction sur le site du CNNR qui publie le texte de Raymond Millot dans son blog qu’il intitule « Education et biens communs »

Accéder au Chantier 01

Articles récents

Changement de paradigme expliqué par Michel Lussault en 2016

Publié dans Système éducatif 2016 : gouvernement Hollande, avec comme ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem qui a annoncé des réformes pour transformer le système éducatif. Michel Lussault a été nommé par la ministre Najat Vallaud-Belkacem Président du Conseil Supérieur des programmes(CSP), organisme mis en place par Vincent Peillon en 2013, chargé de superviser la refonte… Lire la suite Changement de paradigme expliqué par Michel Lussault en 2016

Qu’est-ce qu’un « élève-sujet » et comment l’aider à le devenir ?

Publié dans Elèves, enfants Philippe Meirieu a publié sur son site ce texte sur « l’élève-sujet » en 2017 et le Café Pédagogique le réactualise ce mois de mai 2021 .  » Il  faut  des adultes  cohérents,  dont  le  combat  idéologique  et  l’action  pédagogique entrent en   résonance :  non  pour formater   leurs   élèves, mais, au contraire,    pour    s’opposer à    toute    forme    de    normalisation   … Lire la suite Qu’est-ce qu’un « élève-sujet » et comment l’aider à le devenir ?

L’ensemble des articles est à lire dans le BLOG

Des exemples d’écoles de la lecturisation et de la citoyenneté qui ont bien fonctionné en leur temps

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Pour lire le texte, cliquer sur l’image.

L’école des Charmes dans les années 80, une des « recherche-action » de l’INRP : une autre école pas une super école mais une école où les enfants ont dans leur vie quotidienne d’écolier, besoin et envie de comprendre l’écrit. L’école de la lecturisation. « Mais insistons d’abord sur une condition déterminante : l’existence d’une équipe stable et cohérente ; il est urgent que l’administration et les syndicats prennent les dispositions qui favorisent la constitution des équipes d’établissement, leur fonctionnement, la formation collective de leurs membres, l’évaluation à moyen et long terme de leur action éducative… Notre équipe, au fil des ans, s’est attachée à réunir les conditions d’une vie démocratique dans une école résolument ouverte sur le quartier, la ville et le monde, conformément au projet initial du quartier de l’Arlequin à la Villeneuve de Grenoble. C’est dans ce cadre que les enfants vivent à l’école en citoyens. L’esprit citoyen s’y construit, comme se construit le savoir, en agissant sur le réel pour le transformer et le comprendre. Avec l’aide vigilante et exigeante des enseignants. Le statut de l’enfant, et en conséquence celui des adultes « coéducateurs » (y compris les parents) s’en trouve fondamentalement transformé. Tout comme la fonction de l’école qui doit cesser de sécréter l’exclusion et de reproduire l’ordre social. » Raymond Millot

La brochure « école ouverte /recherche-action/ société éducatrice » est consultable ci-dessus. « Elle date de 2013 alors que Vincent Peillon était encore ministre et que son livre avait laissé espérer une politique assez audacieuse. Il l’a lue, m’a répondu « vous avez 30 ans d’avance ! » et s’est enlisé dans le système. » Raymond Millot. Ed. AFL (Association Française pour la lecture), 2013. « 

« Et je sais que de

tout ce que nous aurons

accompli tous ensemble,

quelque chose

continuera à vivre. »

Robert GLOTON GFEN

BIBLIOGRAPHIE, SITOGRAPHIE

Des livres, des pages de sites à lire et partager. Cliquer ici pour aller sur la Page en haut du site et accéder à tous les documents.

ACTUALITÉS

23 juin

La nouvelle épreuve du Bac : le Grand oral, une épreuve aux débuts difficiles

Pour le Café pédagogique et de nombreux enseignants et syndicats, cette nouvelle épreuve initiée par Jean-Michel Blanquer débute péniblement : « Fleuron de la réforme du bac, le « grand oral » commence le 21 juin dans les lycées. L’épreuve veut former les jeunes à prendre la parole en public, un objectif qui est partagé avec de nombreux autres systèmes éducatifs. Mais elle est contestée depuis des mois par des associations et syndicats enseignants qui soulignent son impréparation et son caractère socialement discriminant. Le retard apporté à envoyer les convocations, reflet de la difficulté à organiser l’épreuve, ajoute aux difficultés de cette épreuve totalement nouvelle.« 

Inégalités entre les élèves : Pierre Merle du Snes FSU commente ainsi : « Evaluer des compétences, effectivement « fondamentales » dans la vie, sans former au préalable les élèves est contraire aux missions de l’école et des professeurs. En l’absence de préparation spécifique, les élèves vont être livrés à eux-mêmes. Les parents diplômés de l’enseignement supérieur vont pouvoir conseiller leurs enfants. À l’inverse, les enfants d’origine populaire ne pourront guère profiter d’un tel accompagnement parental. Lorsque le ministre affirme que le grand oral va « compenser les inégalités entre élèves en préparant tout le monde à la réussite de l’examen » alors même qu’il n’accorde pas aux professeurs les moyens de compenser celles-ci, il contribue à accroître les inégalités qu’il souhaite réduire ». Lire l’article ici.

16 juin

Des référents, des semaines de, des journées de, loin de la globalité des enjeux et de l’enseignement au quotidien

« Référent décrochage, référent égalité fille-garçon, référent école-entreprise, écodélégués (côté élèves)… Nous pourrions égrener ainsi une longue liste que viendraient compléter les semaines des langues, des maths, de prévention du décrochage, du développement durable, de la persévérance scolaire… » et récemment les référents harcèlement. Dans un article des Cahiers Pédagogiques des adhérents du CRAP, Guillaume Caron, Cyril Lascassies et Laurent Reynaud montrent que tous ces dispositifs éloignent des enjeux globaux, sont un alibi qui évite « de se questionner sur les formes pédagogiques traditionnelles et sur la forme scolaire dans son ensemble. » Il vaudrait alors mieux passer « à une logique plus intégrative, plus systémique, plus « intégrale » (pour reprendre l’expression du pédagogue libertaire Paul Robin). Cela peut passer par un pouvoir d’agir plus grand des collectifs locaux, en leur laissant la possibilité de s’organiser par équipes pédagogiques à l’échelle d’une classe d’abord mais aussi à l’échelle de l’établissement. » Pour mieux traiter tous ces problèmes très importants et mieux les intégrer dans les enseignements au quotidien. Lire l’article ici.

2 juin

Les « Leçons d’un siècle de vie » d’Edgar Morin

Il aura 100 ans en juillet. « À 100 ans, Edgar Morin demeure préoccupé par les tourments de notre temps. Ce penseur humaniste a été témoin et acteur des errances et espoirs, crises et dérèglements de son siècle », souligne l’éditeur dans la présentation de l’ouvrage.

24 mai

L’émancipation… en cours et sans cours

Un article de Libération du 24 mai 2021 : « Alicia, 20 ans a eu deux liaisons affligeantes qui la conduit à déclarer « si, en tant qu’ado en développement on doit se rendre sur un réseau social pour apprendre des choses, et pas s’appuyer sur les parents, sur l’école, c’est triste. Le consentement c’est quelque chose qu’on ne nous apprend pas. J’aurais pu éviter pas mal de trucs s’il y avait eu de la prévention ». C’est précisément le problème que traitent Ynée Benaben et Louise Delavier et leur asso. « EN AVANT TOUTE(S) » qui interviennent dans les collèges pour sensibiliser aux inégalités filles-garçons aux violences sexistes. Elles organisent la réflexion en séparant filles et garçons et remarquent qu’en termes d’émancipation (elles n’emploient pas le mot) : « les filles courent derrière l’avancée des mœurs et, pour les garçons, c’est super difficile. Ils voient que le train est parti. »

LIBERATION 24 mai 21« A l’adolescence, tuer le sexisme dans l’œuf ». Lire sur le site.

22 mai

Au Week-End des Possibles, Dominique Bourg prône « des quotas de consommation »

Le philosophe Dominique Bourg était à la Fondation Good Planet « l’un des invités du Week-End des Possibles coorganisé par « l’Obs ». Il a tracé plusieurs pistes à suivre pour changer le système. » « A l’heure actuelle, pour réagir à l’ensemble des problématiques écologiques, il ne faut pas changer une loi, mais, grosso modo, tout le système. La désobéissance civile permet de titiller la justice, et ce faisant, de faire évoluer les choses. Par exemple, je soutiens les ZAD [zones à défendre]. »

Pour lui, les jeunes, les citoyens font déjà bouger les choses.[…] la Convention citoyenne pour le climat, qui est une sorte de photographie de la société française, a par exemple fait de très bonnes propositions, très loin de ce qu’envisageait le gouvernement. Ce sont des choix qui ne sont pas déconnectés de la réalité. » Mais tout le monde n’est pas dans la réalité. Lire l’article ici.

Mai 2021

Des récoltes dans les écoles

Sur Facebook des profs (dont ceux du site Profs en transition) postent ce genre de message très encourageant : « Projet jardin à l’école cette année… profitez des extérieurs en ces temps sombres. 1ere récolte de légumes et premiers paniers distribués aux familles qui s’enthousiasment de plus en plus à l’idée de participer à la vie de l’école. » Il y a même un poulailler donc récolte d’oeufs… Et les élèves ont recherché des recettes.

17 mai

L’UNESCO veut faire de l’éducation à l’environnement une composante essentielle des programmes scolaires d’ici 2025

« Plus de 80 ministres et vice-ministres, ainsi que 2 000 acteurs de l’éducation et de l’environnement se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour transformer l’éducation en vue de la survie de notre planète en adoptant la Déclaration de Berlin sur l’Éducation au développement durable à l’issue d’une conférence mondiale virtuelle de trois jours qui s’est tenue du 17 au 19 mai depuis Berlin. » Lire l’article dans son intégralité ici.

10 mai

Il y a quarante ans l’élection de François Mitterand et un ministre de l’éducation novateur : Alain Savary

Alain Savary devient alors ministre de l’éducation dans le premier gouvernement. C’est une période d’innovations et de discussions dans l’Ecole. Il est à l’origine des ZEP (Zone d’Education Prioritaire), a créé les lycées expérimentaux, donné des moyens pour la formation continue avec les MAFPEN. Alain Savary pourtant meilleur ministre que nous ayons eu, a du renoncer à cause de la grande manif pour l’école privée. Il fut remplacé immédiatement par le conservateur Jean-Pierre Chevènement : l’Ecole ne s’en est pas remise depuis.

9 mai

Marches pour le climat partout dans le pays

La Loi Climat, dernier texte environnemental du gouvernement est un échec climatique et social. Le projet de loi a été affaibli et a empêché que les mesures de la Convention citoyenne pour le Climat soient reprises par les députées et les députés.

6 mai

« Des terrains d’aventure pour redessiner la place des enfants en ville »

« Inventés il y a presque un siècle au Danemark, les terrains d’aventure sont des espaces d’activités libres destinés aux enfants, qui leur permettent de se réapproprier l’espace public. Depuis quelques années, les projets de création autour de ce concept se multiplient en France. » Un article de The Conversation en fait l’historique : « Les initiatives se concrétisent après mai 1968 sur la base d’utopies éducatives et politiques. Les terrains vagues des banlieues se convertissent en espaces de jeux et de découvertes. » Puis au Japon, aux Etats-Unis et aussi en France, les années suivantes : « Dominique d’Allaines-Margot relate ainsi son expérience d’animatrice dans la cité nouvelle de Bouffémont dans le Val-d’Oise : «Le terrain d’aventure propose à l’enfant un rôle, une attitude tout à fait différents de ce qu’on lui impose d’habitude. À l’école, on lui demande de réciter ses leçons. À la maison, il faut qu’il soit sage… Au jardin public, les structures de jeu sont faites pour grimper, pour sauter, et elles suscitent toujours certains gestes. Sur le terrain d’aventure, on dit à l’enfant : «Tout est permis. Mais on n’attend de lui rien de bien précis».

Dans certains terrains d’aventure, « les enfants réalisent eux-mêmes les jeux grâce aux matériaux de récupération et aux outils qui sont mis à leur disposition par des éducateurs qui les guident et les accompagnent. » En France, « souvent initiés et soutenus par les CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active), tous ces terrains d’aventure perpétuent cette histoire et ces luttes d’espaces communs au sein de la ville avec aujourd’hui des objectifs précis : repenser la place de l’enfant dans la ville, et favoriser son autonomie. » A lire sur la page de The Conversation.

Mois de mai

Freinet sur Facebook

« Et si notre ministre actuel s’inspirait des Instructions Ministérielles de 1923 ? » C’est la question que pose Catherine Chabrun pédagogue du mouvement Freinet sur Facebook aujourd’hui. Il est parlé ci-dessous d’instructions ministérielles du début du XX° siècle et non de celles de 2021…

22 avril : le jour de la Terre

« Célébrons la Terre par l’action » : le site. « Les lectures inspirantes de l’équipe du Jour de la Terre » : Cyril Dion, Pierre Rahbi, Mylène Paquette, première navigatrice en solitaire à la rame dans l’Atlantique, a été confrontée à la pollution de plastique, Hubert Reeves. Lire ici des résumés.

14 avril

«Les pédagogies qui ont un idéal humain fort gênent l’Education nationale »

C’est le titre d’un article de « l’Humanité dimanche » de la semaine du 8 au 14 avril : « Le pédagogue Philippe Meirieu dénonce une institution qui, sous la gouvernance Blanquer, entend «caporaliser les enseignants pour mieux mettre en concurrence les établissements, et finalement les élèves». Après l’affaire de la directrice d’une école Freinet, Hélène Careil, déplacée autoritairement sous des prétextes fallacieux en cassant la dynamique de sa classe et de son école, de nombreuses voix se sont élevées. « Aujourd’hui, la liberté pédagogique est menacée. « Jean-Michel Blanquer et son entourage sont obsédés par les tests et les résultats. Leur idée, c’est que la qualité du service public ne peut être trouvée que par la concurrence. Ce ministre, pour pouvoir mettre en concurrence, a besoin de comparer. Pour comparer, il a besoin de standardiser les évaluations. Et pour cela, il doit fixer des objectifs évaluables et quantifiables. On se rapproche du behaviorisme, c’est-à-dire l’assimilation d’apprentissages stéréotypés et d’automatismes évaluables. La pédagogie Freinet, c’est l’inverse de cela. »

Lire sur le site de Philippe Meirieu

et sur le blog d’Eveline Charmeux avec un compte rendu de Catherine Chabrun de l’ICEM-Freinet

12 avril

Contrôle, manipulation

Sur le blog d’Eveline Charmeux : l’article du psychiatre Frédéric Badel, intitulé : « Le contrôle mental »

Eveline Charmeux fait des rapprochements entre ce que dit Badel sur la réalité actuelle de la pandémie et ce que fait l’école de Blanquer :

« Ce que dit Badel :
La stratégie des chocs a pour objet d’initier et maintenir un chaos social. Le choc créé par une annonce, une image, un commentaire peut provoquer un état de sidération. Les images d’hôpitaux submergés, de malades évacués par convois spéciaux, les commentaires alarmants spéculant sur le nombre de morts à venir, les messages sonores, ont favorisé le conditionnement sur un modèle pavlovien. Les chocs successifs ont été distillés de façon aléatoire et assez rapprochée. Les masses, par conditionnement progressif, ont attendu avec anxiété le choc suivant fourni par les interventions de l’exécutif. Ils ont été accompagnés d’une stratégie visant à faire croire que les sacrifices étaient douloureux mais nécessaires et que tout irait mieux demain. Cette stratégie a permis d’amplifier la cohésion sociale autour du narratif officiel. Elle a été accompagnée également d’un outil particulièrement redoutable de manipulation qu’est l’infantilisation.

Ce que fait l’école de Blanquer :
L’infantilisation est une constante dans les préconisations officielles, avec une alternance de situations stressantes (Evaluations officielles, douloureuses, mais nécessaires pour leur bien) et de moments détendus qui permet comme le dit Badel « d’amplifier la cohésion » de la classe autour du discours magistral. » Lire ici en intégralité

Le 10 avril

Le dernier « Actes de lecture » pour réagir et ré-agir !

Editorial de Serge Herreman : « Il se passe/il s’est passé un nombre impensable de « choses » depuis 2017. La révolution éducative conservatrice est en train de s’achever. L’exemple de l’entreprise de démolition de l’école maternelle ou de l’imposition de « méthodes d’apprentissage de la lecture » en témoigne suffisamment. Non, ce qui ne se passe plus, c’est la réaction, l’opposition des actrices et des acteurs, des citoyennes et des citoyens. Oui, c’est bien ce qui frappe ! Quand va-t-on enfin voir réagir pour ré-agir ?

Le dossier de ce numéro 153 des Actes de lecture de l’AFL (Association Française pour la Lecture) est consacré aux écoles expérimentales qui se sont engagées dans les années 80 dans un vaste programme de recherches-actions au service d’une politique éducative globale. Avec ces questions à la clé :

  • En quoi ces expériences ouvrent-elles encore et toujours des possibles pour la réalité d’aujourd’hui ?
  • Comment redonner sens à la promotion collective ?
  • Pour réagir et ré-agir ! Dès maintenant ! »

8 avril

La pédagogie par la nature constitue-t-elle une « révolution verte » de la démarche éducative ?

Une réflexion sur le site The Conversation « L’école dehors : l’exposition à la nature ne fait pas tout ! » apporte quelques éléments pour ne pas être fasciné par l’effet « mode » de l’école au dehors que prône maintenant en temps de pandémie même le Ministère de l’Education. Des phrases de conclusion : « Les apports des végétaux ou des animaux présents sur les lieux où nous faisons classe dehors agissent, bien entendu, par eux-mêmes. Mais les démarches et postures pédagogiques empruntées par les enseignant·e·s constituent le socle didactique qui donne à la « pédagogie du Dehors » tout son sens et toute son efficacité. » A lire ici.

En pleine forêt, la découverte des métiers du bois : sur Facebook, une école en transition
Un projet pour les sixièmes en 2016 en svt et info-documentation. Des recherches documentaires sur les abeilles au CDI avec diaporamas et exposés accompagnés de visites chez des parents qui élèvent des abeilles dans la rue du collège à Toulouse (des abeilles urbaines). Visite des ruches en habits d’apiculteurs et apicultrices et on a goûté le miel. Photo N.L.

28 mars : des marches pour le climat partout en France

« De Toulouse à Lille en passant par Lyon, Limoges, Nantes, Rouen… Des rassemblements ont eu lieu dans près de 160 villes « partout en France » ce dimanche pour réclamer une politique écologique plus ambitieuse. » « Un projet de loi jugé trop timide. Les membres de la Convention citoyenne, tirés au sort pour plancher sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ont jugé très sévèrement la réponse de l’exécutif à leurs 149 propositions. Plus tôt, le Haut Conseil pour le climat avait lui aussi pointé les insuffisances du texte, tout comme le Conseil économique, social et environnemental » Le projet de loi sera débattu à partir de lundi 29 à l’Assemblée nationale. Lire ici.

Mars

Covid et Ecole : fermera-fermera pas ?

A tous ceux qui crient à la « déscolarisation » pour 15 jours de fermeture…
Comment vous réagissez avec les grandes vacances ?

« Les déclarations récentes du ministre consistant à demander aux parents d’ « assumer le risque » de contamination, « peu de chose » comparé à celui de la déscolarisation, en minimisant le premier terme de l’alternative, ne peut, dans ce contexte, que choquer.

D’une part, on sait bien aujourd’hui que la contamination n’est pas seulement un danger mortel pour une catégorie de la population (dont peuvent être des parents d’élèves), mais peut déboucher sur le fameux covid-long qui provoquera des dégâts pendant des mois ou des années. Ce n’est pas rien ! » Lire ici.

Semaine de la presse et des media dans l’école fin mars

Comme chaque année, l’information sous toutes ses formes, imprimée, orale à la radio, la tv, sur le web, est à l’honneur fin mars dans les écoles, collèges, lycées. Des actions, des séances pédagogiques pour s’interroger, découvrir la presse adulte, les journaux et magazines jeunesse, se prémunir contre la théorie du complot, les fake news mais aussi un engagement de beaucoup d’élèves pour faire « leur » journal, « leur » radio, dès les petites classes. Les Cahiers pédagogiques nous présentent sur leur site le plus ancien journal lycéen, réalisé depuis trente-cinq ans « Projet fédérateur d’un lycée professionnel du Cher, Le Mur existe toujours, fort des pratiques pédagogiques et des valeurs humaines qu’il porte. » Des élèves d’un lycée professionnel « aux scolarités souvent difficiles, décrochés ou en voie de décrochement parfois, aux récits scolaires parfois douloureux, souvent sortis de leur établissement précédent pour sortir des enseignements dits généraux. » Le journal a du sens pour eux : « « Le journal est un lien qui donne du sens au travail fourni pendant les heures de classe. », il est une oeuvre autant individuelle (estime de soi) que collective « écrire devient un acte citoyen ». Lire le récit dans la revue des Cahiers pédagogiques.

Et un exemple de journal en circuit-court en école élémentaire : « À l’école de Lamothe, les enfants de CM1-CM2 ont l’habitude de produire, à une cadence hebdomadaire, un journal en circuit-court qui sert de point de départ à la semaine de classe. Il est lu, en effet, le lundi matin dès la rentrée en classe, et du débat qui le suit immédiatement, sortent quelques questions majeures qui feront l’objet de la réflexion pour la fabrication du numéro suivant. » Et comment l’on passe du circuit-court au circuit long : « Quand le circuit-court s’allonge, pour inclure des publics à qui il n’était à priori pas destiné, et quand sa fonction évolue sous la pression des circonstances, pour intégrer une dimension inhabituelle, celle de transmettre de l’information depuis celui qui sait à celui qui ignore… » « un jour, arrive l’imprévisible. La crise sanitaire, assortie de son contexte communicationnel destiné à produire et entretenir la peur pour imposer au peuple une réduction drastique des libertés publiques, afin de réduire la propagation de l’épidémie. Les écoles sont alors fermées et les gouvernants inventent l’école à la maison, au nom du principe de continuité pédagogique. » « Et les enseignants inventent, adaptent leurs outils à la situation de crise. Ainsi, le circuit-court n’en est plus un, puisque le groupe est éclaté et que la vie collective n’est plus qu’un souvenir. Mais les enfants s’adaptent, certains continuent à donner leur opinion sur tel ou tel aspect de ce qu’ils vivent, et la plupart profitent de cet espace pour donner des informations aux autres et prendre aussi de leurs nouvelles.[…] Puis, dès le deuxième numéro du journal de crise, les parents qui revendiquent le droit d’écrire eux aussi dans cet hebdomadaire. Banco ! Et on passe alors de deux pages à huit, et de 2 000 mots à près de 8 000 !!! » A lire dans cette page des Actes de lecture de l’AFL (Association Française pour la lecture).

Et un exemple de journal de collège : les élèves journalistes ont pu envoyer leurs articles par messagerie et communiquer sur leur vécu lors du confinement de mars 2020 (lire ici).

Mars-Avril

« Les enfants des pauvres et ceux des riches ne vivent pas dans les mêmes univers sociaux, mentaux et intellectuels » : une analyse sociologique d’enfants de maternelle bien éloignée des cases ministérielles

Recension du livre de Bernard Lahire et de 16 sociologues (voir notre rubrique Des livres), « Enfances de classe » qui ont « interrogé l’enfant, ses parents et grands parents, ses enseignants et aussi des adultes de référence. » Ils en concluent : « ils sont déjà victimes des inégalités et de la domination sociale. L’ouvrage nous apprend énormément sur les enfants. Il montre aussi la place très importante de l’école dans le présent et le devenir de ces enfants. C’est à dire celle des enseignants. » […] Sans mettre les enfants dans des cases, « le livre présente des enfants des classes pauvres , depuis les plus précaires, jusqu’aux enfants de la haute bourgeoisie parisienne et de province. Pour chacun, on découvre les éléments matériels de la vie de l’enfant, son entourage social, son rapport au langage oral et à l’écrit, son rapport aux temps et ses activités, son état de santé et son rapport au corps, sa confiance en soi et son rapport à l’autorité. » Dans le site du Café Pédagogique.

Mars-Avril

Refusons la mise en cases des petits de la Maternelle

« Exclusif : Agité, répondeur, désordonné, rebelle : Le drôle de questionnaire du ministère pour les 3 ans. » C’est ainsi que le Café Pédagogique a présenté la nouvelle innovation « pédagogique » du ministère Blanquer. Voir la page du Café.

« « Répond mal à l’adulte ». « Est agité ». « Range n’importe comment ». « Coupe la parole ». Ces mentions sont extraites d’un questionnaire destiné aux élèves des petites sections de maternelle. Réalisée par la Depp, cette enquête va concerner 35 000 enfants qui seront suivis tout au long de leur scolarité. Mais que poursuit donc le ministère avec ces fiches d’observations qui rappellent de mauvais souvenirs ? » « L’enquête remplie par le professeur sera complétée par une interrogation des parents sur la situation familiale, l’implication des parents dans les études de l’enfant. »

Le Café s’est procuré ces fiches introuvables. Ce que l’on sait : voir sur le site du Ministère : « Le panel final sera constitué d’environ 35 000 élèves scolarisés en petite section en 2021/2022 dans 1 700 classes maternelles réparties sur tout le territoire national. Les élèves de ce panel seront suivis tout au long de leur scolarité primaire et secondaire. Pour l’enquête sur les pratiques pédagogiques, tous les enseignants des 1 700 classes maternelles seront interrogés. »

Lire ici sur le site du Ministère les objectifs, l’expérimentation, etc. : « Calendrier : Janvier – mars 2021 : Expérimentation des grilles d’observation et du module numérique sur un échantillon réduit d’élèves
Mars – avril 2021 : Expérimentation du questionnaire enseignant PS »

La grille telle que le Café se l’est procurée

Eveline Charmeux a écrit un article dans son blog que nous avons repris dans notre blog et elle dit : « En fait, ce « panel 21 » [ndlr : c’est ainsi qu’est appelé le questionnaire], reprend, en « l’améliorant » ceux de 2007 et 2011 de la Depp, et révèle un sens très sûr de la continuité dans l’inhumain : le besoin de ficher les enfants est têtu chez nos gouvernants depuis longtemps.

L’équipe de la DEPP, à la solde du Ministre, comme toutes celles qui l’ont précédée, ignore-t-elle que, depuis des décennies des travaux nombreux ont mis en évidence, les impacts importants de toute action d’observation portant sur le vivant en général, et notamment sur les êtres humains ? Même quand il s’agit de particules, le fait de les observer modifie leurs trajectoires et leur comportement ! »

Lire l’article d’Eveline Charmeux sur son blog.

Le 19 mars

Mobilisation pour contraindre le « vieux monde » à disparaître pour toujours

« Le vendredi 19 mars 2021, le mouvement Youth For Climate se mobilisera dans 35 villes, en tant que branche française du mouvement international Fridays For Future. « Par cette mobilisation, nous voulons manifester notre profond désaccord avec les (in)décisions écologiques et sociales de ce gouvernement qui méprise les jeunes. Il ne s’agit là que de l’un des premiers rendez-vous pour sortir de notre solitude et de notre désarroi. Nous souhaiterions qu’il permette de poser les bases de la société écologique à laquelle nous aspirons et de contraindre le “vieux monde” à disparaître pour toujours », écrit Youth for Climate. Une carte des rassemblements prévus dans 35 villes est publiée. » Sur le site du Café pédagogique.

Le 18 mars

Anniversaire du soulèvement de la Commune en 1871

La Commune : « Du soulèvement du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » qui s’acheva le 28 mai 1871, Paris fit il y a 150 ans l’expérience d’une insurrection populaire et démocratique. Raphaël Meyssan nous plonge au cœur de cette révolution singulière, grâce à un étonnant dispositif esthétique, construit autour de gravures d’époque. » […] Vibrantes archives : La Commune, ce grand souffle démocratique et populaire inscrit au fer rouge dans l’histoire de France, telle qu’on ne l’a jamais vue : Raphaël Meyssan a adapté les trois tomes de son roman graphique éponyme, pour lequel il avait collecté des centaines de gravures dans les journaux et les livres de l’époque. De cette patiente quête d’archives − huit ans de recherches −, le graphiste et réalisateur tire un film unique, à l’esthétique et au dispositif étonnants. La caméra plonge au cœur de ces dessins magnifiques, émouvants et subtilement animés, puis zoome, scrute et caresse pour restituer cette tragique épopée dans le moindre de ses détails en une fresque prodigieuse. À mi-chemin entre Les misérables de Victor Hugo et les bandes dessinées documentaires de Joe Sacco, Raphaël Meyssan compose, en incluant le récit de Victorine, une jeune révoltée, une narration limpide qui parvient, à destination de tous les publics, à rendre fluide le chaos de la Commune. Une réussite. »Sur Arte

Le 17 mars

Jour du dérèglement 2021

L’Affaire du Siècle communique : « le 17 mars marque le Jour du dérèglement 2021, c’est-à-dire le jour où la France a émis autant de gaz à effet de serre que ce qu’elle devrait émettre en une année entière si elle respectait l’objectif de neutralité carbone, objectif que l’État français s’est lui-même engagé à atteindre pour 2050.

Au bout de seulement 77 jours, la France est à découvert climatique. Jusqu’à la fin de l’année 2021, la France va creuser sa dette climatique, alors que nous sommes déjà nombreuses et nombreux à témoigner des effets concrets des changements climatiques. À ce rythme, la neutralité carbone ne pourra être atteinte qu’en 2084. 

Malgré l’effet Covid, la France est encore loin du compte

Le Jour du dérèglement arrive cette année douze jours plus tard que l’an dernier (5 mars 2020), car les conditions sanitaires ont conduit à prendre des mesures exceptionnelles. On estime qu’en 2020, la France a émis 52 mégatonnes d’équivalent CO2 en moins par rapport à 2019, c’est-à-dire une baisse de 12%. Mais cette situation subie par chacun·e ne résulte pas de nouvelles mesures politiques climatiques ambitieuses et durables, et le risque de constater un effet rebond dès que les restrictions seront levées demeure très important. »

Le 8 mars Journée Internationale des Droits des femmes

« Sortir de l’oubli les hussardes noires de la République ! »

Dans son blog Jean-Paul Delahaie affirme : « Les femmes sont les oubliées de la laïcisation de l’école. L’historien François Jacquet-Francillon le relève, qu’on célèbre « les hussards noirs de la République en oubliant que la laïcisation incomba plus encore aux institutrices, est une sorte de scandale historiographique ». Le roman « Séduction » d’Hector Malot paru en 1881 est de ce point de vue un témoignage de première main. »

Les Hussards noirs en effet, on connaît mais toutes ces institutrices laïques majoritaires pourtant dans l’enseignement primaire, qui sont-elles ? Leur situation a pourtant été difficile. Quelques années plus tard, en 1897, un autre roman est paru « L’institutrice de province » de Léon Frapié : « L’auteur y raconte l’histoire de Louise Chardon, jeune institutrice très investie dans son métier mais qui se heurte aux nombreuses difficultés que peut rencontrer une institutrice laïque dans un village à l’époque : hostilité du curé, des notables, mais aussi manque de soutien de ses supérieurs, de ses collègues, des parents, etc. Rien ne lui est épargné et sa vie devient une sorte de martyre. » D’autres témoignages d’institutrices de l’époque rejoignent celui-ci. Mêmes difficultés que leurs collègues masculins mais en outre, peu d’aide si ce n’est opposition de ceux-là.

Mais d’Hector Malot et de son roman, personne ne parle à son époque, donc dix ans plus tôt. On connaît « Sans Famille. » bien sûr. « Cet oubli est d’autant plus étonnant et injuste que ce roman de Malot très documenté est au cœur de la mise en œuvre de l’école républicaine au temps de Jules Ferry et que c’est un roman engagé qui soutient la position du gouvernement républicain en matière de laïcité. » Paru d’abord en feuilleton dans le journal anti-clérical Le Siècle, il est lu en pleine actualité scolaire et politique : vote et promulgation de la loi sur la gratuité de l’école, le 16 juin 1881 ; discussion au Sénat du projet de loi sur l’obligation et la laïcité de l’école primaire qui sera votée le 28 mars 1882. Le moment est donc très sensible. »

D’autres témoignages comme ceux des historiens Françoise et Claude Lelièvre montrent que « les institutrices forment en principe un seul corps avec les instituteurs, mais les grilles de salaires sont différentes et au désavantage des femmes. »

Autre détail cette fois-ci sur le système éducatif qui se met en place avec les lois Jules Ferry : Dans le roman d’Hector Malot, Rose, l’institutrice, rencontre l’inspecteur d’académie et ce détail nous informe de la vision du système éducatif de celui-ci et de ce qu’est le système d’alors : l’inspecteur « était un universitaire qui avait la religion de l’université, mais qui n’avait qu’en très petite estime l’enseignement primaire… Qu’on enseignât à des petits bourgeois de huit ans à décliner ROSA, on était quelqu’un : un bon humaniste, pensez donc ! Mais qu’on apprît à des petits paysans à conjuguer finir ou à répéter un nombre autant de fois qu’il y a d’unités dans un autre nombre donné, la belle affaire en vérité ! » Jean-Paul DELAHAYE, IGEN (Inspecteur Genéral de l’Education Nationale). Lire sur son blog dans Mediapart.

Mars

Temps printanier, école au-dehors !

Des profs postent sur Facebook des photos de leur classe en plein air. Quelques exemples :

L’équerre et l’anémomètre
L’hôtel à insectes
Dans la forêt

25 février

Une consultation en ligne pour construire l’école de demain

Le Ministère ouvre une plateforme en ligne aux élèves, parents, enseignants, professionnels d’éducation ou du bâtiment, grand public. Du 1 mars au8 avril.

En France, on compte environ « 63 000 lieux dédiés aux enseignements » , qui nécessitent d’être adaptés pour répondre à des enjeux actuels comme l’éducation inclusive ou la transition écologique. Le projet aboutira en septembre 2021 à « la rédaction de référentiels et de guides sur lesquels les acteurs s’appuieront » pour construire de nouvelles écoles, collèges et lycées. » Sur le site de vousnousils

13 février

Nous préférons les « invariants Freinet » aux « variants Covid »

Que sont les invariants Freinet dans la pédagogie Freinet ? Catherine Chabrun de l’ICEM- Freinet nous l’explique sur son blog : « Les invariants pédagogiques datent de 1964 » et le mouvement Freinet déclare :

« C’est une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquer à établir, sans autre parti pris que nos préoccupations de recherche de la vérité, à la lumière de l’expérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendrons pour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous voudrions réaliser une sorte de Code pédagogique. »

Les invariants pédagogiques

  • INVARIANT N° 1 : L’ENFANT EST DE LA MÊME NATURE QUE L’ADULTE
  • INVARIANT N° 2 : ÊTRE PLUS GRAND NE SIGNIFIE PAS FORCÉMENT ÊTRE AU-DESSUS DES AUTRES
  • INVARIANT N° 3 : LE COMPORTEMENT SCOLAIRE D’UN ENFANT EST FONCTION DE SON ÉTAT PHYSIOLOGIQUE, ORGANIQUE ET CONSTITUTIONNEL
  • INVARIANT N° 4 : NUL – L’ENFANT PAS PLUS QUE L’ADULTE – N’AIME ÊTRE COMMANDÉ D’AUTORITÉ
  • etc. lire les invariants dans leur intégralité ici.

Lire aussi l’article de Camille Pasquier sur l’Equidignité qui ne parle pas de pédagogie Freinet mais de la question de l’autorité.

3 février

Condamnation de l’Etat dans la lutte pour le climat

« La date “restera dans les annales pour les associations de défense de l’environnement, françaises et internationales”souligne le journal suisse, Le Temps : mercredi 3 février, le tribunal administratif de Paris a jugé l’État français “responsable” de manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique, et l’a condamné à verser un euro symbolique, au titre de préjudice moral, à quatre associations plaignantes. Lire sur le site du Courrier International.

« Les quatre organisations (Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) à l’origine de la pétition – plus de deux millions de signatures – puis du recours en justice déposé auprès du Tribunal administratif de Paris le 14 mars 2019, ont remporté un succès en forme de tremplin. » Le Temps, journal suisse.

« Le 19 novembre 2020 la haute juridiction a donné 3 mois au gouvernement,  3 mois pendant lesquels l’objectif est de réduire de 40% nos émissions de gaz à effet de serre en 2030, par rapport aux niveaux de 1990. Un objectif fixé par l’Union européenne et par la loi pour la transition énergétique et la croissance verte de 2015, en application de l’Accord de Paris, dont on fêtera les 5 ans en décembre. » Eh bien non, cet objectif n’a pas été atteint et le le tribunal administratif de Paris a condamné l’Etat mercredi 3 février.

La vidéo de « L’Affaire du Siècle » sur youtube. « Victoire historique pour le climat : l’État condamné, l’inaction climatique est illégale ! » : voir ici.

31 janvier

« L’éducation au climat devient une priorité en France » réellement ?

« L’éducation au climat devient une priorité en France » : c’est le titre d’un article du site vousnousils.

« L’UNESCO s’associe à l’OCE pour préparer les générations futures au changement climatique. Depuis le 14 janvier, la France et l’UNESCO – l’agence de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture – sont liées par un accord en faveur de l’éducation au climat : cet accord prévoit de faire de l’Office for Climate Education (OCE) un centre de catégorie 2 de l’UNESCO. L’OCE est donc désormais associé à l’UNESCO et à ses objectifs, « sans en faire juridiquement partie. L’OCE est une organisation qui vise à sensibiliser les jeunes générations à la question du changement climatique, dans le monde entier. Pour cela, elle propose des ressources pédagogiques, forme les enseignants et travaille avec des organismes scientifiques et des institutions éducatives.

« Le changement climatique, qui résulte de notre propre comportement, est la plus grande menace pour notre existence commune. L’éducation est un outil essentiel pour permettre aux jeunes d’agir en faveur d’un avenir plus durable »Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO. Lire sur la page de nousvousils.

29 janvier

« Alertez les bébés ! Le massacre des innocents continue… »

François Jarraud dans le Café pédagogique révèle que le Ministère est va proposer un questionnaire destiné aux enfants entrant à la maternelle. « Exclusif : Agité, répondeur, désordonné, rebelle : Le drôle de questionnaire du ministère pour les 3 ans  » Un extrait : « ces étiquettes vont suivre l’enfant et sa famille. Ils seront marqués par ces mentions et aussi blessés par elles. On se demande aussi quel enseignant acceptera de caractériser ainsi définitivement un enfant de 3 ans à coup de petites croix. » Lire ici.

Eveline Charmeux sur son blog donne son point de vue sur ce questionnaire : « Il sera proposé par la Depp de janvier à mars à 35 000 élèves de 1700 classes de petite section de maternelle, c’est à dire âgés de 3 ans. Ces enfants seront ensuite suivis tout au long de leur scolarité. » Observant le comportement des enfants tout au long de la journée, l’enseignant doit renseigner des cases (voir l’exemple donné par F. Jarraud). Eveline Charmeux fait remarquer très justement l’effet pervers d’un tel traitement : « L’équipe de la DEPP, à la solde du Ministre, comme toutes celles qui l’ont précédée, ignore-t-elle que, depuis des décennies des travaux nombreux ont mis en évidence, les impacts importants de toute action d’observation portant sur le vivant en général, et notamment sur les êtres humains ? Même quand il s’agit de particules, le fait de les observer modifie leurs trajectoires et leur comportement ! » Et elle fait remarquer que ce genre d’observations va générer un « effet Pygmalion » du nom de l’expérience des années soixante du chercheur en psychologie sociale, Robert Rosenthal aux USA qui a mis en lumière que « les savoirs a priori qu’un enseignant a sur ses élèves, ont une action sur les résultats de ceux-ci. » Lire sur le blog d’Eveline Charmeux.

Scandaleux en effet et elle conclut : « C’est monstrueux. Il faut empêcher à tout prix que ce questionnaire honteux ne voie le jour dans les classes… »

Cette actualité est à lire dans ARTICLES RECENTS avec l’intégralité du texte d’Eveline Charmeux.

« Le fiasco Blanquer »

« «Le fiasco Blanquer» : le commencement de la fin ? » Médiapart, dans le blog de Claude Lelièvre. « C’est le titre d’un court ouvrage qui vient après celui de Pascal Bouchard intitulé « JM Blanquer : l’Attila des écoles ». Comme lui, ce n’est pas un pamphlet, dans la mesure où il est fondé sur des données clairement référencées, même s’il est très incisif.  » « Saïd Benmouffok, agrégé de philosophie, a été enseignant et « auparavant délégué national à la vie lycéenne au ministère de l’Education nationale. Il ne s’agit nullement pour lui de tenter un bilan exhaustif de l’activité du ministre, mais d ‘« offrir une grille de lecture politique permettant de déchiffrer les ambitions réelles » de Jean-Michel Blanquer pour qui « l’école doit se conformer au nouveau monde hypercompétitif dans lequel nous sommes entrés » : « De quoi profondément dégrader l’école de la République », ajoute-t-il. » Il affirme que « le blanquérisme est un autoritarisme. Il se caractérise par une prise de décision ultracentralisée, l’effacement de la délibération collective, l’affaiblissement des contre-pouvoirs institutionnels et l’élimination des opposants en interne ». Ensuite il note sa « politique du puzzle », qui ouvre des chantiers incohérents. Un retour du sarkozisme en éducation. En conclusion, Saïd Benmouffock propose « l’esquisse d’une action possible pour un futur gouvernement de gauche ». On ne sera pas autrement surpris que « démocratisation’‘ et surtout « démocratie » devraient être alors les maîtres mots : « Après l’hiver du mépris blanquérien, un vent de démocratie devra souffler sur l’école. Il faudra construire un cadre délibératif pour corriger les effets délétères des réformes engagées depuis 2017 ». […] Lire la suite ici.

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ILS L’ONT DIT

« Cette crise, je ne l’ai pas vue venir, alors que je la connaissais en théorie » Pablo Servigne

« … la pandémie ouvre une brèche dans l’imaginaire des futurs politiques où tout semble désormais possible, le pire comme le meilleur, ce qui est à la fois angoissant et excitant (…) c’est donc le moment de tourner la page de l’idéologie de la compétition et de l’égoïsme institutionnalisé et d’aller vers plus de solidarité et d’entraide (…) sans oublier  le plus important, c’est un processus commun, délibératif, le plus démocratique (…) Je suis aussi persuadé qu’on va vivre une succession de chocs qui vont restructurer nos sociétés de manière assez organique » Pablo Servigne Le Monde 16 avril

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L’Appel d’Attac

et de nombreuses organisations

« Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai. » Sur le site de l’Association Attac « Plus jamais ça » dans un Plan de sortie de crise. Sur le site de FranceInfo.

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ILS L’ONT FAIT

RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX

Le le 13 Mai 2020 a été créé le Conseil National de la Nouvelle Résistance CNNR Voir la vidéo.

En ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, nous publions RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX – un ouvrage préfacé par Denis Robert qui nous propose les contributions d’une quarantaine de personnalités. Un texte pour apprendre d’hier pour agir demain. Disponible gratuitement ici. Téléchargeable.

Préface de Denis Robert : « Tout est parti d’un vieux militant Raymond Millot, 93 ans, qui rêvait de refaire le coup « des jours heureux ». Il nous a écrit et envoyé un texte […] Il parle d’un projet visant à repenser le modèle éducatif. […]
Denis Robert est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, il est notamment connu pour son enquête sur la société Clearstream. Il est depuis 2019, le directeur de la rédaction du Média. Artiste prolifique, il est aussi plasticien et l’auteur d’une dizaine de romans et autant d’essais. »

Raymond Millot se définit lui-même comme libertaire, féministe, internationaliste, autodidacte. Il a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur (école expérimentale), conseiller pédagogique, coordinateur de la recherche-action (école ouverte/société éducatrice) à La Villeneuve de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Une voie communautaire ; Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : À la recherche de l’école de demain ; Écoles en rupture ; Vivre à l’école en citoyen. 

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Charlotte Gainsbourg nous raconte la 3ème Révolution. Ce texte a été écrit par Fred Vargas, en 2008. Charlotte Gainsbourg l’a lu à l’inauguration de la COP 24 en 2018.

Sur youtube

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Des photos et images d’expériences alternatives, de projets émancipateurs

L’école à l’extérieur en temps de Covid ou pas !

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L’école Vitruve à Paris

« Située dans le 19ème arrondissement, cette école publique est une « expérimentation, qui veille à se remettre en question et à se renouveler, et qui demeure hors norme, atypique et originale ». Une originalité qui porte sur l’organisation pédagogique de l’école et sur la coopération avec les partenaires du système éducatif dans le but de mieux lutter contre l’échec scolaire. Son évaluation, menée entre mars 2018 et juin 2019, doit permettre le renouvellement du statut particulier de cette école ô combien atypique… » Sur le site du Café Pédagogique (cliquer sur la photo).

Ecole Vitruve à Paris

L’école Vitruve participe depuis plusieurs années à la FESPI (fédération des établissements scolaires publics innovants).

Yves Reuter : « […] au travers des études qui existent, les résultats quant aux apprentissages purement scolaires sont au moins identiques aux autres écoles. Là où les résultats sont nettement meilleurs, c’est au niveau des compétences psycho-sociales et de citoyenneté. »

« Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais de faire bouger l’éducation nationale et d’encourager différentes initiatives prises sur le terrain. Et puis surtout, il faut former les enseignants. Bien souvent en France, on reforme mais on ne forme pas. Quand on veut généraliser trop vite, quand les enseignants ne sont pas convaincus, cela ne marche pas.  Il faut faire connaître ce type de pratiques pour que les gens s’en inspirent, il faut socialiser. Chacun en fera ce qu’il souhaite. »

Rapport d’Yves Reuter.

Lire ici « En sortant de l’école » de Jean Foucambert sur l’école Vitruve.

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Septembre 2020 : Une septième école publique à pédagogie du chef-d’oeuvre en Belgique

Une école publique au-delà de Montessori, Decroly, Freinet …

Un livre pour en savoir plus : « Du chef-d’oeuvre pédagogique à la pédagogie du chef-d’oeuvre » Ed. Chronique Sociale, éditions du GBEN collectif 

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