Bibliographie, sitographie

Bibliographie

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PABLO SERVIGNE ET GAUTHIER CHAPELLE

« L’Entraide : l’autre loi de la jungle » de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle Editions : Les Liens qui libèrent 2017

DOMINIQUE BOURG

« Retour sur terre » de Dominique Bourg et collectif. Editions PUF 2020

NATHANAEL WALLENHORST ET JEAN-PHILIPPE PIERRON

Eduquer en Anthropocène de Nathanaël Wallenhorst et Jean-Philippe Pierron (sous la dir.). Editions Le Bord de l’eau 2019. Il s’ouvre par une lettre des lycéens et étudiants grévistes pour le climat.

BENJAMIN CORIAT

La pandémie, l’Anthropocène et le bien commun de Benjamin Coriat, économiste spécialiste des Biens Communs. Editions Les liens qui libèrent, 4/11/2020. « Au-delà d’une gouvernance renouvelée du monde naturel, il s’agit de repenser l’action publique elle-même et de faire de nouveau des services publics de véritables biens communs. Se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer, s’éduquer : voilà désormais les pôles d’activité autour desquels l’économie et la société doivent se recomposer, pour le service du bien commun. » S’éduquer, un bien commun, objet de notre site.

FRED VARGAS

L’humanité en péril. Virons de bord, toute ! de Fred Vargas. Le combat pour nos enfants sur le site de l’éditeur avec une vidéo : « Le cri d’alarme de Fred Vargas. Climat : oui, on peut encore éviter le pire. » La vidéo se termine par ce cri : « Sauvons ce monde et bon sang, sauvons les enfants ! »Flammarion, 2019.

AGNES SINAI, RAPHAEL STEVENS, HUGO CARTON, PABLO SERVIGNE

Agnès Sinaï, Raphaël Stevens, Hugo Carton, Pablo Servigne « Petit traité de résilience locale » Éditions Charles Léopold Mayer, 2015. Avec cette citation : « La résilience est cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer. »

BERNARD LAHIRE

Bernard Lahire (dir), Enfances de classeSeuil, 2019

DIVERSES LECTURES

Les lectures inspirantes de l’équipe du Jour de la Terre. Le Jour de la Terre est le 22 avril chaque année : Cyril Dion, Pierre Rahbi, Mylène Paquette, première femme à avoir traversé l’Atlantique à la rame en solitaires, elle a été confrontée à la pollution plastique, Hubert Reeves.

PIERRE BOURDIEU ET JEAN-CLAUDE PASSERON

Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron : « Les Héritiers » Les Editions de Minuit

Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron : La reproduction : Eléments d’une théorie du système d’enseignement. Les Editions de Minuit

 Pierre Bourdieu, La Distinction. Critique sociale du jugement. Les Editions de Minuit

JEAN-BAPTISTE FRESSOZ ET FABIEN LOCHER

Jean-Baptiste Fressoz, Fabien Locher, Les révoltes du ciel ; une histoire du changement climatique, XVe-XXe siècle, Seuil, octobre 2020.

JACQUES RANCIERE

Jacques Rancière : « Le maitre ignorant », un ouvrage qui a fait date en 1987 aux éditions Fayard, il redéfinit les relations entre maitre et élève. Jacques Rancière vient de publier « Les mots et les torts » aux éditions La Fabrique. Sur France Inter, fin mars 2021, dans l’émission Boomerang, il vient nous parler de sa vision de l’enseignement, et des grands défis de l’éducation aujourd’hui. On parle de fake news, de liberté d’expression, mais aussi du contexte actuel, de surveillance et de désobéissance. Lire ici sur la page de France Inter l’entretien « Désobéir avec Jacques Rancière ».

BERNARD CHARLOT

Bernard Charlot, Education ou barbarie. Editions Economica. Aperçu et table des matières.

NAOMI KLEIN

Naomi Klein dans son dernier livre Vaincre l’injustice climatique et sociale (Actes Sud, avril 2021) raconte qu’elle a fait découvrir la Grande Barrière de corail australienne à son fils Toma, à peine âgé de 4 ans : « En même temps qu’elle ressentait une joie immense à partager tout cela avec son fils, Naomi Klein, qui, enfant, avait elle aussi été initiée aux beautés de la vie océanique par son père, s’est mise à éprouver une grande tristesse en pensant à ce que serait le futur de Toma. « Ce soir-là, après l’avoir mis au lit dans notre chambre d’hôtel, je lui ai murmuré à l’oreille : Aujourd’hui, tu as découvert le monde qui se cache sous la surface de la mer. Il a levé les yeux vers moi, et j’ai compris, à son visage qui s’illuminait, combien il était heureux. Il m’a répondu : Je l’ai vu. Et à ma joie d’entendre ces mots s’est mêlé un immense chagrin, car je savais qu’au moment où il découvrait la beauté de ce monde, cette beauté s’épuisait », écrit l’essayiste, consciente qu’en raison du réchauffement climatique, de vastes étendues de ce récif corallien sont déjà mortes ou agonisantes. »

« Toma venait tout juste d’apprendre à nager et, lorsqu’il a plongé en compagnie de sa maman, il a vu, émerveillé, un monde grouillant de vie et explosant de couleurs. Sous l’eau, il a croisé un concombre de mer, une tortue et même « Nemo », le petit poisson orange et blanc popularisé par les studios Pixar. » Dans le Monde du 7 mai 2021 « Parentologie : l’enfant, ce prolétaire climatique ».

EDGAR MORIN

Edgar Morin : « Leçons d’un siècle de vie ».  » Publié en 2021 lors du centenaire d’Edgar Morin »Qu’il soit entendu que je ne donne de leçons à personne. J’essaie de tirer les leçons d’une expérience séculaire et séculière de vie, et je souhaite qu’elles soient utiles à chacun, non seulement pour s’interroger sur sa propre vie, mais aussi pour trouver sa propre Voie ». E. M.

JEAN-PAUL DELAHAYE

Jean-Paul Delahaye. Exception consolante. Un grain de pauvre dans la machine, Librairie du Labyrinthe. 20/08/21.  Jean-Paul Delahaye, un haut fonctionnaire de l’Education nationale qui évoque sa jeunesse très pauvre. Il fait partie de ce que Ferdinand Buisson a appelé les « exceptions consolantes » , « propres à faire oublier l’injustice foncière qui reste la règle générale ». Et pourtant, Jean-Paul Delahaye n’est pas de ceux qui, forts de leurs parcours exceptionnels, souscrivent à l’idéologie – ou au  »principe » – de « l’égalité des chances » ou bien encore exaltent le « mérite ». Au contraire ! D’une certaine façon, tout le livre est un témoignage délibéré, concret et sensible en sens inverse. In fine le chapitre 27 concentre explicitement ce qu’en pense l’ancien enfant pauvre devenu (par inadvertance sinon par hasard ?) directeur des enseignements scolaires et inspecteur général. Un livre singulier qui devrait trouver ses lecteurs. » Lire la suite sur la page de Médiapart. 

MARGUERITE YOURCENAR

Marguerite Yourcenar. Les yeux ouverts.

« J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant. Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire. Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil. On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir. On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés. […] » « Le titre se réfère à la dernière phrase des Mémoires d’Hadrien: « Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts ». Wikipedia

Sitographie

Catherine Chabrun. ICEM. 2015. Pour vivre ensemble à 10 milliards, changeons l’éducation

François Héran. Lettre aux professeurs d’histoire-géographie. Ou comment réfléchir en toute liberté sur la liberté d’expression. La vie des idées. 30 octobre 2020.

« L’Entraide : l’autre loi de la jungle » de Pablo Servigne. Conférence sur Youtube

Jean Zay reviens vite, ils sont devenus fous ! dans Libération de janvier 2021

« Des générations d’enfants vont devoir faire face à de nombreux bouleversements sanitaires, écologiques, économiques, sociaux, humains. C’est pourquoi il est urgent de permettre à toutes et tous de découvrir ce que sont et comment doivent s’incarner l’intérêt général, la solidarité et le partage. La transmission des connaissances est plus que jamais nécessaire mais à condition qu’elle s’accompagne d’une formation à la lucidité et à l’esprit critique, qu’elle soit animée par le souci constant de former chacune et chacun au véritable débat démocratique. »

« Certaines expériences historiques peuvent nous inspirer. Celle du ministère Jean Zay par exemple sous le Front Populaire, ou du plan Langevin Wallon en 1947 malheureusement resté lettre-morte. Les deux plaçaient, au-dessus de tout, la boussole de la démocratisation scolaire. Mobilisons-nous contre les coups portés à une Education nationale caporalisée et vendue à la découpe. Nous créons aujourd’hui le collectif Jean Zay pour bâtir le projet d’une école démocratique, progressiste, laïque, républicaine. Le chemin est long et ce texte n’est qu’un premier pas. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent nos idées à les porter ensemble. »

Bernard Charlot, professeur émérite de l’université Paris 8 en Sciences de l’Education, est aujourd’hui professeur à l’université Fédérale de Sergipe au Brésil. En janvier 2020 : »Après un long silence en France, Bernard Charlot revient avec un livre « Éducation ou Barbarie », Economica,  qui « porte l’idée qu’il faut réintroduire la question de l’homme dans l’éducation ». Selon l’auteur, les différents courants de pédagogie, nouvelle ou traditionnelle, « proposaient un type d’Homme à éduquer ». Un Homme fondé sur des valeurs, des normes et des désirs. Aujourd’hui, l’éducation est pensée dans une logique de performance dans un marché concurrentiel : on éduque pour avoir un bon travail plus tard. Pour Bernard Charlot, c’est la fin de l’Éducation et le début de la barbarie.  « Ce n’est pas un livre pour donner une réponse à la question « éducation ou barbarie ? », mais c’est un livre pour demander qu’on pose à nouveau dans notre société contemporaine la question de la signification de l’éducation et de ce que nous faisons avec nos enfants ». Entretien sur le site du Café Pédagogique et sur ce site.

COLLECTIF La Friche et EDUmédia. Petit manuel critique d’éducation aux médias – Pour une déconstruction des représentations médiatiques. Editions du Commun, 2021. « L’éducation aux médias et à l’information dépasse son rôle institutionnel de lutte contre la désinformation et n’est pas l’apanage des médias traditionnels, des journalistes et des écoles de journalisme. La pratique de l’EMI doit considérer le travail mené par les acteurs et actrices qui l’exercent depuis de nombreuses années : les structures d’éducation populaire, les associations de quartiers, les médias de proximité, les enseignants, au premier rang desquels les professeur·e·s-documentalistes, etc. Pour notre part, nous la pensons avec les lunettes de l’éducation populaire, ce qui nous conduit à l’envisager comme la construction d’une lecture critique de la société et de ses représentations médiatiques, au-delà d’une simple lecture du monde via le prisme des médias. Se rattacher à ce champ pédagogique et politique, c’est assumer que l’éducation aux médias et à l’information n’est pas neutre. »