Témoignages

Pour permettre de constituer une« base factuelle », sur cette page, nous proposons aux acteurs de rédiger succinctement leurs témoignages sur les « pratiques (qui) développent des savoirs et des aptitudes dont vont avoir besoin impérativement tous les enfants », de souligner en quoi elles peuvent contribuer à construire la « résilience » qui leur sera nécessaire et à l’enrichissement qualitatif d’une société en reconstruction. Nombre de pratiques, cultivées dans les marges du système, développent des savoirs et des aptitudes dont vont avoir besoin impérativement tous les enfants 

Schloss Tempelhof eV : École primaire et secondaire privée agréée par l’État

Par Olivier O.

Le nom School for Free Development  est le programme: Notre concept d’école est basé sur l’apprentissage naturel des enfants qui ne peuvent s’empêcher de développer leur potentiel dans la gestion de l’environnement s’ils ne sont pas dérangés ou manipulés.
L’école pour le développement libre Schloss Tempelhof est une école démocratique dans laquelle les enfants façonnent et décident de la vie scolaire quotidienne avec les assistants d’apprentissage. L’objectif est de responsabiliser les enfants et les jeunes sur leur chemin, d’accompagner des citoyens authentiques, tournés vers l’avenir et responsables et de créer en eux un apprentissage qui leur permette de réaliser des réalisations exceptionnelles et explicites tout au long de leur vie.

« Il faut tout un village pour élever un enfant »
Nous fournissons tout le village pour apprendre : Agriculture, jardinage, fromagerie, boulangerie, cuisine de village, boutique de village, entreprises artisanales (atelier de couture, menuiserie, atelier de métal, vie mobile), studios d’artistes, musiciens, entreprises informatiques, bureau graphique, administration, séminaire et entreprises invitées, adultes avec différentes professions et différentes langues maternelles et démocratiques. Culture du consensus – et tout cela est à la disposition des enfants et des jeunes de l’école en tant que lieux d’apprentissage décentralisés et de soutien à l’apprentissage.

Hors des geôles de jeunesse captive

L’école Vitruve par Gérard Delbet

Sortir l’éducation de la classe, lieu clos, pour réaliser l’école, est notre premier pas (cf Pliage, repliage, dépliage).

Nous avons déjà ouvert la porte dans l’épisode précédent, nous avons vu qu’il était possible et enrichissant de la laisser ouverte, de perdre la clé, d’entrée en porosité avec les autres, de rebondir de classe en classe, d’adultes & d’enfants, de faire la classe à deux puis trois puis davantage, se passer de direction pour établir une coordination annuelle tournante qui a autant de sens, réaliser le lieu « école » comme lieu d’habitation de nos projets, de nos apprentissages mutuels et de nos initiatives. […] Lire la suite.

Sortie triomphante d’un pénible paradoxe

Par Charles Pépinster GBEN

Pendant des années, je n’ai pas voulu voir que, dans ma classe, je mêlais deux actions contradictoires : j’enseignais de mon mieux et je mettais des notes d’exclusion. Je bichonnais mes moutons et puis, couïc à la gorge pour certains. Dura lex sed lex, amen.

Je me persuadais qu’il était normal de récompenser les élèves méritants et de fustiger (pour leur bien !) les lève-nez, les à-la-va-comme-je-te-pousse, les tire-au-flanc, les bouchés à l’émeri, les têtes de linotte et autres évaltonnés. Je n’y voyais pas malice. Mon directeur était d’ailleurs très explicite quand il me disait : « On ne donne pas de perles aux pourceaux. » […] Lire la suite.

L’école de la société éducatrice, contre-modèle à l’école sanctuaire

Par Emmanuèle Buffin AFL

L’école sanctuaire, un modèle qui a bonne presse et la vie dure. C’est l’école telle que chacun se la représente spontanément et en a le plus souvent la nostalgie. Un lieu fermé, protecteur, où l’on maintient les jeunes à l’abri des turbulences de la société pour leur transmettre des connaissances. Les enseignants y « font cours », les élèves écoutent, sont au mieux invités à « participer », font des exercices. Parfois la porte du sanctuaire s’entrouvre : l’aubaine d’une classe verte ou d’une sortie culturelle, la conférence d’un témoin historique, le témoignage de l’expérience d’un parent… Le succès de ces initiatives réjouit chacun. […] Lire la suite.

Des élèves autonomes dans le système, ça existe malgré lui !

Par Nadine Lanneau, professeure documentaliste

Je vais prendre deux exemples d’élèves qui, sans l’aide ou l’initiative d’adultes, à l’origine, ont décidé de se lancer dans des actions de développement durable pendant l’année scolaire 2018-2019. […] « On l’a fait tout seuls, sans l’aide d’un adulte ! […] Lire la suite.

L’Haccourt des enfants

Par Charles Pépinster du GBEN

L’Edition « Visé Magazine » de juin 2020 présente la future école communale d’Education nouvelle d’Haccourt dans la commune belge d’Oupeye près de Visé, en province de Liège : Remarques d’un membre du Groupe Belge d’Education Nouvelle (GBEN) pour comprendre le contexte. […] Lire la suite

EINSTEIN

Par Dr David Gourion et Séverine Leduc, « Eloge des intelligences atypiques », Odile Jacob 2018 (p 16) :

Citation d’Einstein : « le pire, me semble t-il, est atteint lorsqu’une école travaille principalement en usant de la crainte, de la contrainte et d’une autorité artificielle. Un tel traitement détruit chez l’élève, la saine perception qu’il a de la vie et sa confiance en soi. il est relativement simple de préserver l’école de ce mal pire que tout, en donnant aux professeurs aussi peu de moyens coercitifs que possible, de sorte que l’unique source de respect des élèves à l’égard de leur maitre réside dans les qualités humaines et intellectuelles de celui-ci ».

« A l’école, donner les clés pour agir et non subir le monde nouveau »

Ange Ansour est cofondatrice et directrice de Savanturiers-Ecole de la recherche. »Un projet Savanturiers repose sur votre posture de pédagogue-chercheur en priorité et vise à explorer, avec les élèves, les chemins menant à la production des savoirs. » Lire ici.

Anne Ansour a écrit un article dans Le Monde du 7 octobre où elle remet en question la gestion de l’enseignement : « Aussi, cet incessant renouvellement des programmes combiné à l’amoncellement des dispositifs témoigne de notre contradiction : alors que nous sommes confrontés à des crises planétaires pressantes, nous opposons une vision fragmentée et restreinte de l’ambition scolaire. »

Elle donne la parole à une professeure d’école : « Ecoutons Joëlle Lefort, professeur des écoles, qui place le souci écologique comme principe moteur de son approche pédagogique : « Il faut qu’on apprenne à nos élèves à devenir des créateurs et des concepteurs. Donc, en classe, il faut changer tout ça ! » Et elle termine par ces trois propositions pour l’Ecole : « développer l’esprit scientifique, critique et créatif des élèves, unique garantie de leur émancipation quel que soit le cours de l’histoire ; soutenir les enseignants dans leur recherche d’une nouvelle identité professionnelle ; susciter un nouveau GIEC : groupe d’experts intergouvernemental pour l’éducation au climat. Lire ici.

La jeunesse militante qui s’exprime partout peut-elle être source d’espoir ?

(Dernière question de LIBERATION à Myriam Benraad (polititologue spécialiste du Moyen-Orient) qui évoque « un régime de colère universel » 7 10 20)

Réponse de Myriam Benraad : « Nous sommes face à une nouvelle génération extrêmement politique. Des jeunes comme Greta Thunberg sont indispensables à mes yeux. En s’adressant à la communauté internationale, elle a parfaitement compris que les solutions étaient à trouver à l’échelle globale et multilatérale. Sa colère comme celle des lycéens qui manifestaient tous les vendredis  pour la protection de l’environnement peut être un instrument de changement. Ceux qui refusent d’entendre cette colère sont les moins concernés par les catastrophes qui nous menacent d’ici quelques décennies ; ils ne veulent pas de remise en cause de l’ordre existant, pour préserver leurs intérêts immédiats. Ils vont donc chercher à discréditer cette colère. Il suffit d’écouter  tous ces hommes politiques et intellectuels qui ont critiqué Greta Thunberg en attaquant sa personne et non ses idées. Or la pandémie ne fait que réaffirmer actuellement l’urgence d’une action environnementale forte. » Lire ici l’article réservé aux abonnés mais dont le début est lisible.

Réussir, une compétition générale dans notre société

Par Albert Jacquard tiré de « Mon utopie ». Ed. Le Livre de poche, 2008.

« Réussir est devenu l’obsession générale dans notre société et cette réussite est mesurée par notre capacité à l’emporter dans des compétitions permanentes. Il est pourtant clair que la principale performance de chacun est sa capacité à participer à l’intelligence collective, à mettre en sourdine son « je » et à s’insérer dans le « nous », celui-ci étant plus riche que la somme des « je » dans laquelle l’attitude compétitive enferme chacun ».

A l’école aussi à tous les niveaux.

En Belgique

Rentrée 2020 : par Ch. P. pepinstercharles@yahoo.be

En Belgique francophone, un grand pas en avant est en train de marquer l’Education Nouvelle.

Le Groupe Belge d’Education Nouvelle y propose, en effet, une solide alternative aux insupportables examens externes chiffrés qui guident tout l’enseignement, à la carence culturelle d’une école qui ignore souvent la grave question de la survie de l’humanité pour se centrer sur le rendement ‘scolaire’ étroit et compétitif sans cesse mesuré. Huit écoles publiques – dites ‘officielles’ – se sont engagées dans une pédagogie du chef-d’œuvre et d’autres s’y préparent. […] Lire la suite.

En Belgique… partout !

Par Ch. P. pepinstercharles@yahoo.be

Des écoles à pédagogie du chef-d’œuvre ont trouvé un terrain favorable en Belgique pour se développer en toute légalité surtout dans l’enseignement public. Est-ce réaliste et réalisable partout, même en France jacobine, dans l’opulent Luxembourg, chez les petits Suisses, dans le jolie Tunisie, au pays des Daciens, en Amazonie bolivienne ?

Tendez l’oreille et jetez un œil, je vous explique le lien. […] Lire la suite.