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« Le changement climatique s’accélère et s’intensifie du fait de l’activité humaine»

gaz à effets de serre générés par l’agriculture intensive : méthane, protoxyde d’azote, – dioxyde de carbone (CO2) provenant des industries fossiles

6° rapport du GIEC : Trois ans pour garder une planète « vivable »

Les jeunes montent au créneau : il n’est plus temps d’attendre !

« Que voulons-nous ? La justice climatique ! Quand la voulons-nous ? Maintenant ! ». Les jeunes manifestent, des étudiants « bifurquent ». Et les plus jeunes ? Collégiens, écoliers, auraient aussi beaucoup à dire s’ils en avaient la possibilité.

Il ne s’agit pas d’ajouter aux programmes une nouvelle matière, le « développement durable », mais d’organiser un réel engagement dans la mobilisation générale qui s’impose… et qu’il s’agit de préparer. 

 SAISON 1

Ce site est né d’un APPEL lancé en mai 2020. Une publication en novembre 2021, portant son titre « EDUCATION, UN BIEN COMMUN » a décrit le contexte de l’époque dans lequel il a pris naissance.

En France, les manifestations de ce changement n’étaient pas encore visibles. Il était donc possible de connaître la menace et de refuser d’y croire, comportement nommé « dissonance cognitive ». De nombreux signataires de cet APPEL semblent avoir été eux-mêmes victimes de ce trouble cognitif…

Les débats que nous avons souhaités n’ont concerné qu’un petit nombre de personnes.

SAISON 2

Printemps et été 2022 : canicule, sècheresse, pénurie d’eau mais ailleurs inondations, événements climatiques extrêmes … Des victimes, humaines, non humaines par millions… Le réchauffement climatique et ses dégâts deviennent visibles sur toute la planète… et il est annoncé dans tous les médias qu’ils s’accentueront dans les années à venir…

Cette image  permet d’affirmer que même dans notre pays, mise à part la minorité de nos concitoyens accablés par les difficultés matérielles, la « dissonance cognitive » est devenue impossible (sauf pour la minorité qui succombe au négationnisme).              

Ces incendies ont  appelé une mobilisation sans pareille des pompiers français et des européens qui sont venus prêter main–forte. Une mobilisation générale s’esquisse. Elle est indispensable et permet de garder le moral.

Ce qui est vrai pour les adultes l’est aussi pour les enfants. Faire front, se mobiliser…bifurquer ! Cela signifie quoi ?

D’où ce nouvel Appel :

C’est tout le système éducatif qui doit bifurquer !

« Quand on parle de politique climatique, en réalité on ne parle pas seulement de climat, on parle d’emploi, on parle de formation, on parle de protection sociale, on parle d’éducation, on parle de…», explique Magali Reghezza-Zitt, membre du Haut Conseil pour le climat dans Le Monde du 17 août 2022. Et elle n’est pas seule à inclure l’éducation dans le changement de paradigme qui s’impose sans pour autant préciser ce qui doit changer. 

            On peut, d’ailleurs, poursuivre sur le même modèle : quand on parle d’éducation, on ne parle pas seulement des savoirs fondamentaux, on parle de la fonction du système éducatif, de sélection, d’inégalités, de reproduction sociale, d’aliénation, on parle de formatage, mais aussi de fonctionnalité de coopération pour les apprentissages, on parle…. 

            Des enseignants et éducateurs qui en sont convaincus, parfois depuis très longtemps (avec l’Education Nouvelle, Célestin Freinet, Bourdieu…), sont persuadés que, de nos jours, la « politique climatique » peut enfin inciter le système éducatif et les éducateurs à « bifurquer ». Cette bifurcation doit mettre l’entraide, la considération, l’égalité, au cœur du système public d’éducation. Le chemin à prendre est celui qui permettra à chaque jeune de s’épanouir parmi les autres et qui offrira d’autres perspectives que celles de la reproduction sociale, de la consommation, de l’individualisme. Une bifurcation qui pose l’écologie et la justice sociale comme projet émancipateur.

            Un premier signal de départ avait été donné par l’appel « Plus jamais ça ! Préparons le jour d’après » lancé le 27 mars 2020 par 16 grandes organisations, et qui se terminait ainsi :« Lorsque la fin de la pandémie le permettra, nous nous donnons rendez-vous pour réinvestir les lieux publics et construire notre « jour d’après ». Nous en appelons à toutes les forces progressistes et humanistes, et plus largement à toute la société, pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral ». 

            Avec l’intention d’introduire l’éducation dans la préparation du « jour d’après », un nouvel appel « Education Bien Commun » est lancé quelques jours plus tard – avec la création de notre site -, affirmant que notre système éducatif a pour « but principal de sélectionner les « élèves » pour répondre aux besoins du système capitaliste, avec pour horizon la consommation et pour résultat, l’accroissement des inégalités », qu’il est « urgent d’esquisser les contours d’un système éducatif alternatif et d’entreprendre des recherches-actions le préfigurant ».

            Aujourd’hui, des faits nouveaux rendent leur projet d’actualité. D’une part, la canicule, les inondations, la multiplication d’événements climatiques extrêmes, rendent l’aveuglement et l’ignorance impossibles ; d’autre part, un événement inédit, révolutionnaire, la déclaration des étudiants d’AgroParisTech lors de la remise des diplômes le 10 mai dernier reflète la volonté de bifurcation de certains jeunes. Cette déclaration, qui recoupe celles de diplômés de l’Ecole Normale Supérieure, Centrale Nantes, Polytechnique, l’Ecole Nationale Agronomique de Toulouse, HEC, Science PO, exprime leur malaise d’une manière retentissante (« déserter », « bifurquer ») et a été relayée par de nombreux médias. 

            Fait tout aussi significatif, de nombreux jeunes lycéens et étudiants, stimulés par l’initiative de Greta Thunberg, ont manifesté leur impatience par centaines de milliers dans plus de 100 pays depuis 2018. Ils se sont exprimés en novembre 2021 au cours de la COP 26 à Glasgow : « Que voulons-nous ? La justice climatique ! Quand la voulons-nous ? Maintenant ! ».

            Les plus jeunes, collégiens, écoliers, auraient aussi beaucoup à dire s’ils en avaient la possibilité. L’éco-anxiété touche un nombre croissant de jeunes. C’est aux professeurs d’en observer et relater l’expression qu’elle soit celle de la fuite, de la résignation, de la révolte ou du désespoir. Il ne s’agit pas d’ajouter aux programmes une nouvelle matière, le « développement durable », mais d’organiser un réel engagement dans la mobilisation générale qui s’impose…et qu’il s’agit de préparer. 

            Dans le domaine de l’éducation, les facteurs déterminants sont multiples :

  • Les parents. Ils sont soucieux de l’avenir de leurs enfants ; dans l’immédiat, ils souhaitent leur insertion dans la société et savent qu’elle passe par les examens. En même temps, ils constatent que même très diplômés, leurs enfants n’ont pas la garantie d’un emploi et que ces mêmes jeunes refusent parfois des emplois qui contribuent à la catastrophe planétaire. Ils constatent, comme les experts de ces questions, que leurs enfants sont en souffrance. Il s’agit de leur montrer que leur vitalité est retrouvée quand ils se trouvent engagés dans des projets porteurs de sens. 
  • Les intellectuels, scientifiques, philosophes, sociologues, psychologues, journalistes, les leaders politiques… qui influencent l’opinion ont tous bénéficié du système scolaire. Ils se mobilisent plus volontiers pour défendre « l’école de la République » que pour examiner les défauts d’un système faussement « éducatif », bâti sur la méritocratie, la transmission magistrale des savoirs et qui participe à entretenir un système économique obsolète et mortifère. Il s’agit qu’ils admettent que d’autres voies permettent de développer les potentiels des enfants et des adolescents, en particulier leur engagement dans cette mobilisation générale.
  • Les enseignants. Ce sont des hommes et des femmes mal payés à qui l’on confie des missions devenues impossibles. Il s’agit de leur proposer des perspectives, de définir leur place majeure dans la préparation des enfants face à un avenir problématique, d’engager des recherches-actions permettant de définir les voies de la bifurcation. Ces voies doivent sortir les élèves de leur pupitre, transformer leur statut et faire de ces enfants et adolescents des acteurs de la transition dans des projets concernant leur classe, leur établissement, leur quartier.
  • Les enfants. Il est légitime que les adultes aient un projet éducatif. S’ils le veulent émancipateur et s’ils pensent indispensable de rendre les enfants actifs dans cette mobilisation, il leur revient de les aider à prendre conscience de leur changement de statut de plus en plus précisément en les associant progressivement à ce projet.

             Il importe donc que nous mettions en question l’idéologie méritocratique et que nous appelions à la bifurcation en y incluant le système éducatif dans sa totalité. Il ne s’agit pas d’attendre des pouvoirs établis une nouvelle réforme mais d’opérer ensemble une bifurcation qui concerne l’ensemble de la société.

Raymond Millot et le groupe éducation CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance)

SIGNATURES

Nous souhaitons recueillir des signatures symbolisant le fait que des parents, des intellectuels influenceurs, des enseignants et éducateurs,  et des enfants ( rappelons qu’en la personne de Greta Thunberg ils nous ont devancés) sont conscients de la MOBILISATION nécessaire

Nous souhaitons grâce à ces signatures que le débat s’engage autour de cette « BIFURCATION », de la transition qu’elle implique, mais aussi de la situation qui la fonde. Ainsi, une réflexion partant de la notion de BIENS COMMUNS est entreprise. Elle a permis de considérer que plus encore que l’éducation , c’est la JEUNESSE qui constitue un bien commun. La TRIBUNE qui suit permettra des échanges sur ces sujets et leurs ramifications.

Vous pouvez comme pour le premier Appel envoyer votre signature avec vos références à

TRIBUNE

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Convergences

Octobre 2021

« Que pourrait l’Ecole contre le réchauffement climatique ? »

par Denis Meuret, Professeur émérite en sciences de l’éducation, Université de Bourgogne- Franche-Comté, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Il se veut critique sur la manière dont le réchauffement climatique est abordé à l’école : « l’enseignement vise à faire comprendre aux élèves leur « responsabilité » dans la lutte contre le réchauffement, mais n’évoque aucune capacité à leur transmettre en ce domaine, comme si cette lutte réclamait frugalité, mais non connaissances et compétences. »

« Dans le monde, l’Ecole finlandaise est probablement celle dont le programme prend le plus au sérieux la menace du réchauffement. Dans celui qui a été élaboré récemment après une large consultation des professeurs et des élèves, la « capacité des élèves à vivre de façon soutenable » est un des trois « buts » de l’éducation ». « Comprendre la nécessité de vivre de façon soutenable » est une des quatre « valeurs » de l’éducation, « l’implication dans la construction d’un futur soutenable » est une des sept « compétences » que l’Ecole doit transmettre ».

Il va encore plus loin : notre système éducatif élitiste et compétitif, injuste et destructeur pour une grande partie des élèves porte une lourde responsabilité : « La réaction la plus dangereuse au réchauffement est sans doute une sorte de nihilisme larvé : la vie ne vaut rien puisqu’elle est tellement menacée, il n’y a pas de raison de chercher à la protéger. L’Ecole peut le prévenir en donnant envie aux jeunes de continuer ce monde (nature et société), en montrant et faisant aimer davantage les accomplissements de l’humanité : humains, artistiques, techniques, mais aussi en donnant à chacun conscience de la valeur que lui reconnait l’Ecole. Humiliations et injustices sont, de ce point de vue, des aliments du nihilisme. Une Ecole qui aime le monde et qui aime ses élèves le prive d’aliments ». [Ndlr : les inégalités sociales et la non prise en compte des différences et de la culture de tous les élèves sont la plaie de notre système éducatif dont effectivement on ne mesure pas toutes les conséquences. La citoyenneté n’est pas assez développée. Certain•e•s y voient une des causes de la désaffection des adultes lors des élections.]

Ce que l’Ecole devrait enseigner d’après Denis Meuret

  • développer davantage certaines des compétences que l’on appelle en France, socio-affectives ou, aux Etats-Unis, socio-émotionnelles, dont l’enseignement fait déjà l’objet d’expériences et de recherches qu’il faudrait multiplier.
  • Contre l’inédit, il faudrait développer la créativité et les capacités d’innovation.
  • Contre l’incertitude, il faut développer les capacités d’adaptation. Les scénarios du GIEC sont d’ailleurs d’autant moins pessimistes qu’ils anticipent une bonne capacité d’adaptation des populations au réchauffement. Cela passe, face aux difficultés, par une attitude orientée non pas vers la recherche des coupables ou l’appel à un sauveur mais vers la résolution des problèmes.
  • Contre l’imprévisibilité, il s’agit sans doute d’abord d’aider à accueillir ce qui survient, sans panique, rationnellement.
  • Vis-à-vis des catastrophes, l’Ecole doit développer la résilience, la capacité de rebondir. Au Canada, certaines Ecoles mettent en œuvre des programmes favorisant le développement de cette qualité, mais il est clair que des recherches sont nécessaires à ce sujet.
  • L’Ecole doit aussi développer la solidarité. En cas de catastrophe, la solidarité est le comportement qui minimise les inconvénients pour tous, c’est donc l’attitude que la raison recommande. Dans son livre « Les émotions démocratiques » (2011), Martha Nussbaum soutient que l’empathie, la «capacité des élèves à voir le monde du point de vue des autres », fait partie des qualités que l’Ecole doit développer pour une « démocratie saine », en particulier, peut-on ajouter, dans une société en proie au réchauffement. Pour cela, dit-elle, il faut « accorder une place centrale aux humanités et aux arts », « cultiver un type d’éducation participatif ». La lecture de certains romans ou nouvelles (pas de tous, précise-t-elle justement) nous entraine dans une identification aux personnages qui favorise l’empathie vis-à-vis des autres.
  • L’Ecole peut s’efforcer de diminuer la violence en développant la capacité de se confronter aux désaccords par la parole ou en enseignant aux élèves qu’il peut arriver que certains phénomènes n’aient pas de responsable, ce qui limite la recherche de boucs-émissaires ».

Nous pouvons lui répondre que la résolution des problèmes ne peut se dispenser de l’analyse de leur origine. Et  pour aller au bout du raisonnement, il faudrait envisager qu’une implication des enfants dans l’action collective s’impose totalement… ». Denis Meuret l’évoque cependant ici : « Ce que devrait faire une Ecole vraiment mobilisée contre le réchauffement devrait être décidé à partir d’une consultation incluant, dans tous les pays, chercheurs, enseignants, et bien sûr élèves ».

Notre Collectif propose dans ce site, une Convention citoyenne pour l’Education. Des mesures pour l’éducation, ont même été envisagées en 2020 par la Convention citoyenne pour le climat dont voici quelques extraits :

  • « Enseigner la réflexion critique, créative et tournée vers l’avenir (…) dans un monde complexe et en constante mutation ».
  • « L’apprentissage doit s’appuyer sur l’action ».
  • « Il faut structurer le travail de groupe de telle sorte que chaque élève participe activement à la réalisation d’objectifs communs ».
  • « Transformer l’enceinte de l’école en laboratoire pédagogique : offrir aux élèves la possibilité d’examiner, de créer et d’apprécier les systèmes qui rendent l’établissement plus respectueux de l’environnement ».

On sait ce qu’il en a été des mesures prévues par la Convention citoyenne pour le climat. Alors, que penser en cette rentrée de l’éducation au développement durable préconisée par le ministère ? « L’éducation au développement durable (EDD) permet d’appréhender la complexité du monde dans ses dimensions scientifiques, éthiques et civiques. Transversale, elle figure dans les programmes d’enseignement. Enseignants et personnels d’encadrement y sont formés et l’intègrent dans le fonctionnement des établissements. […] « Les éco-délégués sont des acteurs essentiels de l’EDD au sein de l’établissement ».

Lire ici sur notre site.

L’article de Denis Meuret est à lire dans son intégralité ici : Contribution au Collectif d’interpellation du curriculum – CICUR: « Les personnes qui se sont assemblées pour produire ce manifeste ont conscience d’aborder une question qui, dans sa globalité, n’est pas posée dans le débat ordinaire sur l’éducation, ni au plan politique, ni par les praticiens, ni par les citoyens, ni même souvent par les chercheurs : celle des contenus scolaires et de ce que l’école est censée enseigner et faire apprendre ».

Et lire ce que préconise le ministère de l’Education nationale. BO de la rentrée 2022 : S’engager pour l’environnement et le développement durable 

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Septembre 2022 : c’est la rentrée des classes.

A lire ci-dessous : des articles sur le sujet

ARTICLES RECENTS

Scolariser la maternelle ?

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FLUENCE : ramage, plumage et pilotage

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« Vous avez dit fluence ?  » Entre question(s) et débat

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L’ensemble des articles est à lire dans le BLOG

Bibiographie, sitographie

Dans cette rubrique : Des textes, des citations tirées de livres ou de sites à lire et partager. Cliquer ici pour aller sur la Page en haut du site et accéder à tous les documents.

Réflexions d’Albert Jacquard sur la « réussite »

Les enfants de Barbiana. Lettre à une enseignante

« Édité pour la première en français en 1968, épuisé depuis la fin des années 1970, ce classique oublié rappelle la relégation toujours d’actualité des enfants pauvres. Mais ici la critique de l’école reproductrice d’un ordre social injuste est formulée par ceux qui le subissent. Il vient d’être réédité le 19 août 2022.

Extrait de l’avant-propos de Pier Paolo Pasolini

« C’est un livre qui m’a immensément plu parce qu’il m’a tenu constamment en haleine, entre éclats de rire, véritables, physiques, et nœuds à répétition dans la gorge. C’est ce qu’on ressent devant des livres qui redécouvrent quelque chose de manière inédite et neuve, et qui offrent comme un sens de vertige, de liberté, par leur jugement du monde qui nous entoure. Avec ce livre, je me suis retrouvé plongé dans l’un des plus beaux que j’ai lu ces dernières années : un texte extraordinaire, pour des raisons littéraires aussi. On y trouve d’ailleurs l’une des plus belles définitions de la littérature que j’ai jamais lues : la poésie serait une haine qui, une fois examinée en profondeur et clarifiée, devient de l’amour ».

Extrait de la préface de Laurence De Cock

« Les élèves de Barbiana rappellent l’école publique à l’ordre parce qu’elle n’accomplit pas sa mission, réclamant une institution qui se préoccupe davantage de ceux dont les parents n’ont ni l’argent ni la culture qui leur permettent de compenser l’absence d’éducation scolaire. La France reste l’un des pays européens au système éducatif le plus inégalitaire, c’est-à-dire celui dans lequel le poids des origines sociales pèse le plus lourd. Dit autrement, l’école française est aussi performante pour faire réussir les élèves les plus socialement favorisés qu’orienter les enfants des milieux populaires dans des voies de relégation. C’est précisément sur ce point que cette réédition est salutaire : en redonnant à voir l’urgence de transformer l’école publique au prisme des besoins des enfants des catégories populaires ».

Lire ici sur le site de l’éditeur.

Lire aussi ce texte dans le site de Philippe Meirieu.

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Daniel Pennac – « Chagrin d’école » 11 octobre 2007

Son autobiographie où il parle des enfants malmenés à l’école comme il le fut : le texte est très dur comme a été dure son enfance d’écolier pauvre…

Aucun avenir.
Des enfants qui ne deviendront pas.
Des enfants désespérants.
Écolier, puis collégien, puis lycéen, j’y croyais dur comme fer moi aussi à cette existence sans avenir.
C’est même la toute première chose dont un mauvais élève se persuade.
– Avec des notes pareilles qu’est-ce que tu peux espérer ?
– Tu t’imagines que tu vas passer en sixième ?
(En cinquième, en quatrième, en troisième, en seconde, en première…)
– Combien de chances, au bac, d’après vous, faites-moi plaisir, calculez vos chances vous-même, sur cent, combien ?
Ou cette directrice de collège, dans un vrai cri de joie :
– Vous, Pennacchioni, le BEPC vous ne l’aurez jamais ! Vous m’entendez ? Jamais !
Elle en vibrait.
En tout cas je ne deviendrai pas comme toi, vieille folle ! Je ne serai jamais prof, araignée engluée dans ta propre toile, garde-chiourme vissée à ton bureau jusqu’à la fin de tes jours. Jamais ! Nous autres les élèves nous passons, vous restez ! Nous sommes libres et vous en avez pris pour perpète. Nous, les mauvais, nous n’allons nulle part mais au moins nous y allons ! L’estrade ne sera pas l’enclos minable de notre vie !
Mépris pour mépris je me raccrochais à ce méchant réconfort : nous passons, les profs restent : c’est une conversation fréquente chez les élèves de fond de classe. Les cancres se nourrissent de mots.

Actualités

Nous souhaitons publier sous cette rubrique des articles ayant trait aux possibilités et aux difficultés du changement de paradigme en éducation que propose notre APPEL et des articles en rapport avec les thèmes de la brochure « EDUCATION UN BIEN COMMUN ».   

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Rentrée 2022

S’engager pour l’environnement et le développement durable ?

Voici l’extrait de la circulaire nationale de rentrée 2022 :

Lire ici : Circulaire de rentrée 2022.

Rentrée 2022

L’école doit assumer d’authentiques finalités démocratiques et être au clair avec les défis planétaires : « Contre l’école injuste » 

Depuis la massification de l’Ecole à partir des années soixante qui a été un succès (maintenant 80% d’une classe d’âge au niveau du bac toutes sections confondues), qui s’est interrogé sur les finalités démocratiques de l’Ecole ? Car l’heure n’est plus à la massification mais à sa démocratisation. Et qui a interrogé les savoirs « traditionnels » qui se sont accumulés sans réflexion, parfois sans queue ni tête ? Qui a posé la question des nouveaux savoirs à mettre enfin au clair pour leur donner sens et les faire acquérir aux élèves afin de répondre aux défis planétaires actuels ?

Philippe Champy, ancien ingénieur de recherche à l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP), a été initié aux diverses approches de la recherche en éducation. Il a longtemps dirigé les éditions Retz avant d’intervenir de façon critique, dans ses écrits et conférences, sur la politique scolaire française. Jean-François Gauthier, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, a enseigné à plusieurs niveaux scolaires et universitaires avant de se spécialiser dans la comparaison des politiques éducatives dans le monde et d’être reconnu internationalement pour ses travaux sur les contenus d’enseignement. Ils publient en cette rentrée : « Contre l’école injuste », « Questionner l’imaginaire scolaire, discerner les pièges, repenser les savoirs à enseigner ». Quelques citations :

« Pouvez-vous expliquer en quoi et pourquoi l’École est injuste ?

Notre École est injuste à deux titres au moins, l’un assez connu et l’autre encore laissé dans l’ombre. Ce qui est connu, c’est ce que révèlent aussi bien les études sociologiques et historiques que les évaluations officielles : l’École reproduit voire renforce les inégalités sociales et culturelles entre élèves au lieu de les diminuer. Les dispositifs mis en œuvre pour éviter ce biais structurel n’ont qu’un impact marginal. L’injustice ici est de faire croire à une « égalité des chances » dans la compétition scolaire alors que les dés sont pipés de multiples façons.

Ce qui est moins connu, c’est que les savoirs jouent aussi un rôle déterminant dans le tri injuste des élèves » […]

« Pourquoi considérez-vous que notre système éducatif est devenu indifférent aux savoirs ?

Regardons ce qu’enseigne l’École : qui en décide ? quelles en sont les finalités d’ensemble ? Déjà là on ne le sait pas, aucun texte ne le définit, on se trouve face à un immense impensé, et du coup à un invraisemblable désordre, fait d’un « socle commun », plus ou moins abandonné, de quantité d’injonctions ministérielles d’enseigner des objets éducatifs divers (éducation à la citoyenneté, au développement durable, etc.) et de l’ensemble des programmes des disciplines scolaires.

Jamais par exemple on ne s’interroge sur les savoirs qui seraient simplement nécessaires aux élèves, pour vivre, pour se repérer dans les complexités du monde. Beaucoup de savoirs que l’École enseigne ne servent à rien, sont oubliés sans que personne ne s’en soucie, parce que l’essentiel de l’attention de l’École est ailleurs, dans les procédures permanentes de sélection et de tri » […] Lire ici sur le site de l’éditeur.

Philippe Meirieu a publié une note de lecture rédigée par Charles Hadji, Professeur honoraire de l’Université Grenoble Alpes : « Sur le problème lancinant de la démocratisation de l’enseignement en France, Philippe Champy et Roger-François Gauthier viennent de publier (chez ESF sciences humaines) un ouvrage relativement petit par sa taille, mais certainement très important par son contenu, et qui mérite de retenir l’attention de tous ceux qui sont concernés par ce problème, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens français !  Car il propose une perspective qui pourrait s’avérer révolutionnaire. Le défi est de taille : il s’agit de lutter contre « une inégalité anthropologiquement inacceptable d’accès aux savoirs » (p. 89). » Lire l’intégralité de la note de lecture de Charles Hadj ici.

Août 2022

Apprendre à passer des évaluations au lieu d’apprendre : dès la maternelle ?!

Un exemple de production éditoriale de la rentrée : édifiant !

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10 août 2022

« Le besoin est urgent de faire de l’enfance une priorité nationale »

« Face à une situation alarmante, aggravée par la crise sanitaire, un collectif de magistrats, de médecins, de responsables d’associations défend, dans une tribune au « Monde », la création d’une délégation aux droits de l’enfant à l’Assemblée nationale, afin de porter dans la durée une pensée politique globale sur l’enfance […]

« Le président de la République s’est engagé, le 20 avril, à ce que l’enfance soit au cœur de son quinquennat. Nous demandons aujourd’hui de passer de la parole aux actes. En ce sens, nous soutenons la création d’une délégation aux droits de l’enfant au sein de l’Assemblée nationale, comme demandé par les députés (socialistes, Nouvelle Union populaire écologique et sociale, Nupes) Isabelle Santiago et Boris Vallaud à la présidente de l’Assemblée nationale […]

« […] en France, au moins 50 000 mineurs sont victimes de maltraitance par an. Toujours en France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, 300 000 enfants bénéficient d’une mesure de protection de l’enfance, un enfant sur dix est victime de violences à l’école. Derrière ces chiffres, rappelés dans chaque rapport et étude, ce sont des vies d’enfants qu’il est question […] Lire ici sur la page du Monde. (réservé aux abonnés).

Juillet 2022

Au printemps dernier, le 13 mai, l’appel à déserter par les étudiants d’AgroParisTech a été vu sur youtube, plus de 12 millions de fois. Partout, des jeunes et des moins jeunes questionnent le travail. Certains bifurquent pour inventer, ailleurs, une vie qu’ils et elles estiment plus riche.
Le site de Reporterre a consacré une enquête en trois volets sur ce phénomène : « Dans le monde occidental, des millions de personnes quittent leur travail. L’offensive néolibérale, la catastrophe écologique et la pandémie ont attisé cette fugue massive ». Premier volet : « La grande démission ». Second volet : « La désertion, germe d’une contre-société » » et le troisième :« De l’esclave au prolétaire, «la désertion n’est pas qu’une histoire bourgeoise» ».

Reporterre revient, dans une série d’été, sur cette vague. Pour la questionner. Car il n’est pas si facile de tout plaquer. Quelques-uns y parviennent, certains galèrent, d’autres abandonnent.
À travers des portraits et des entretiens, nous nous demanderons : comment faire de la désertion une lame de fond, un raz-de-marée ?« 

La vidéo de l’Appel à déserter des étudiants d’AgroParisTech.

30 juin 2022

Les inégalités filles-garçons vues par les enfants

“Il y a plein de gens qui disent que la place de la femme, c’est à la cuisine et tout, et que les hommes, ils doivent partir travailler. Ça ne se fait pas tout ça !” Brut a interrogé plusieurs enfants et adolescents ayant entre 8 et 19 ans. Et voici ce qu’ils pensent de l’égalité fille-garçon. “Les garçons, ils trouvent que les filles, c’est leur boniche. Ils disent ‘va me chercher ça et nananinanana…’”, explique Ariana, 8 ans ». Voici leurs réponses ».

13 juin 2022

Pap Ndiaye annonce de « grands débats » à la rentrée : pour changer l’Ecole ?

Sur le site vousnousils l’emag de l’éducation : « L’objectif, pour le ministre, est « non pas de faire un Grenelle de l’éducation, une grand-messe à Paris, mais plutôt au plus près des demandes locales et du terrain. » Enseignants, personnels administratifs, élèves et parents d’élèves, élus et associations devraient être invités à y participer ». […] « A Poitiers, le ministre a évoqué les « malentendus » du gouvernement précédent avec les personnels de l’éducation, liés pour lui à « des questions de délimitation de responsabilité et des questions budgétaires. » Des malentendus qu’il entend régler en étant un « ministre de terrain. » A voir donc à la rentrée ! Lire sur cette page.

3 juin 2022

Pour que l’Ecole n’exclut plus les pauvres !

« L’école doit cesser de privilégier les intérêts particuliers des familles favorisées. C’est le message fort lancé par Jean-Paul Delahaye, ancien conseiller spécial et DGESCO (directeur général de l’enseignement scolaire) de Vincent Peillon au ministère de l’Éducation nationale, alors que Pap Ndiaye vient d’en être nommé ministre ». « 

Article réservé aux abonnés mais le début est parlant surtout lorsque l’on connaît Jean-Paul Delahaye qui a toujours dénoncé les inégalités à l’école. Ce qu’il dit de la question des rythmes scolaires est d’une immense pertinence.

« Vous évoquez une “lutte des classes” au sein du système éducatif. Qu’entendez-vous par là ?

Regardons les choses en face : les inégalités à l’école ne nuisent pas à tout le monde. Il existe bien un clivage entre les familles dont les enfants réussissent, et qui n’ont donc pas intérêt à ce que le système change, quel que soit leur bord politique, et les parents d’origine modeste, qui auraient au contraire besoin de transformations. Les premiers ont des relais politiques à la différence des seconds. Cette lutte des classes se traduit par exemple dans le débat sur les rythmes scolaires. En 2017, le ministère de l’Éducation nationale [ndlr : le socialiste Vincent Peillon qui n’est resté aux manettes que quelques mois] avait adressé un questionnaire aux parents à ce propos. Les couches moyennes et favorisées plébiscitaient la semaine de quatre jours car, le mercredi, leurs enfants sont au poney-club, au conservatoire ou dans une officine de soutien scolaire privée. Quant aux familles populaires, elles affichaient une nette préférence pour la semaine de quatre jours et demi. Au lieu d’écouter ces dernières, on a le plus souvent privilégié l’intérêt particulier sur l’intérêt général. Sauf heureusement dans certaines communes qui tiennent bon, mais qui représentent une toute petite minorité, comme Paris, Avignon, ou quelques grandes villes de l’ouest de la France ».

Ndlr : La semaine de quatre jours et demie = neuf demi journées, date du décret de 2013 qui peut être aménagé par questionnaire auprès des parents et devenir la semaine de quatre jours.

Article réservé aux abonnés sur le site de Télérama.

Mai 2022

Retour sur un rapport d’avril 2022 : L’enseignement en CM au scanner de l’IGESR : le leurre des « fondamentaux »

Sur son blog de Médiapart, Jean-Pierre Véran, formateur, revient sur les conclusions du rapport de l’IGESR (L’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche): « Nous ne reprendrons ici que quelques éléments susceptibles de nourrir une réflexion plus large sur l’école française ». « Après cinq ans de focalisation obsessionnelle sur les enseignements fondamentaux à l’école élémentaire, un rapport de l’IGESR dresse un état des lieux riche d’enseignements sur les effets induits de ce choix politique. On ne peut que souhaiter une autre politique des savoirs ». Le dernier ministre de l’éducation J.M. Blanquer, comme on l’a vu et déploré pendant cinq ans, a fondé toute sa politique du primaire au secondaire sur les fameux « fondamentaux », français et mathématiques » au détriment – comme on le voit dans l’article – sur les apprentissages en EPS, arts plastiques et technologie, considérés comme secondaires.

Un exemple : l’enseignement du français tel qu’il est mis en oeuvre au CM2 d’après le rapport : « En français, par exemple, on s’attache plus au décodage et à la grammaire qu’à la compréhension de ce qu’on lit ou à l’expression écrite personnelle ». Et on s’étonne ensuite que les élèves ne maîtrisent pas la lecture (« Lire c’est comprendre »), encore moins l’écriture malgré l’inculcation systématique de règles parfois absurdes, en orthographe, syntaxe, grammaire au lieu de se focaliser sur l’usage que seul permettrait un apprentissage de la lecture plus adéquat.

Lire l’article ici.

On peut lire le rapport dans son intégralité sur le site ministériel.

Au sujet de l’apprentissage de la lecture au primaire, lire aussi l’article de blog d’Eveline Charmeux : « La lecture, saison 13 (ép.3) : savoir comprendre ce qu’on lit ».

20 mai 2022

Décès d’André Antibi, l’inventeur de la « constante macabre » : une grande perte pour l’éducation

« Alors que la lutte contre l’échec scolaire reste une priorité pour l’école française, elle perd un de ses plus ardents combattants avec le décès d’André Antibi. Père de la « constante macabre », animateur infatigable du MCLCM [ndlr : Mouvement Contre la Constante Macabre], André Antibi a défendu jusqu’au bout sa vision pédagogique. Il s’est éteint le 20 mai 2022 à l’âge de 77 ans au terme d’une vie bien remplie où il aura fait preuve de talents exceptionnels comme mathématicien, pédagogue, écrivain et musicien ». « La constante macabre, mise en évidence par André Antibi, se traduit par le fait que les enseignants semblent obligés, pour être crédibles, de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes, même dans les classes de bon niveau ». « Les résultats sont connus : sentiment d’injustice chez les élèves et aigreur des relations entre professeurs et élèves. Surtout, perte de confiance en soi des élèves, un phénomène qui affecte particulièrement les élèves français selon les enquêtes internationales ». Lire sur le site du Café Pédagogique.

13 mai 2022

Appel à déserter de huit jeunes ingénieurs d’AgroParisTech 2022

« Dans un discours prononcé lors de la cérémonie de remise des diplômes, des étudiants de la prestigieuse école d’agronomie ont fustigé leur formation et appelé leurs camarades à tourner le dos à leurs prestigieuses carrières pour s’impliquer dans des projets compatibles avec la lutte contre le changement climatique« . « Dénonçant une école dont la formation participe «aux ravages écologiques et sociaux en cours», ce collectif appelé «Des agros qui bifurquent» clame son rejet des notions de développement durable, de croissance verte ou encore de neutralité des sciences ». Lire la suite sur la page de Libération.

Consulter la vidéo de la remise des diplômes sur youtube.

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ILS L’ONT FAIT

RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX

Le 13 Mai 2020 a été créé le Conseil National de la Nouvelle Résistance CNNR Voir la vidéo.

En ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, nous publions RÉSISTONS ENSEMBLE, POUR QUE RENAISSENT DES JOURS HEUREUX – un ouvrage préfacé par Denis Robert qui nous propose les contributions d’une quarantaine de personnalités. Un texte pour apprendre d’hier pour agir demain. Disponible gratuitement ici. Téléchargeable.

Préface de Denis Robert : « Tout est parti d’un vieux militant Raymond Millot, 93 ans, qui rêvait de refaire le coup « des jours heureux ». Il nous a écrit et envoyé un texte […] Il parle d’un projet visant à repenser le modèle éducatif. […]
Denis Robert est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, il est notamment connu pour son enquête sur la société Clearstream. Il est depuis 2019, le directeur de la rédaction du Média. Artiste prolifique, il est aussi plasticien et l’auteur d’une dizaine de romans et autant d’essais. »

Raymond Millot se définit lui-même comme libertaire, féministe, internationaliste, autodidacte. Il a été charpentier, électricien, agent technique, instituteur (école expérimentale), conseiller pédagogique, coordinateur de la recherche-action (école ouverte/société éducatrice) à La Villeneuve de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Une voie communautaire ; Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : Émancipation, avenir d’une utopie, et co-auteur de : À la recherche de l’école de demain ; Écoles en rupture ; Vivre à l’école en citoyen. 

Cliquer ici pour accéder au site du CNNR (Conseil National de la Nouvelle Résistance).

« Déclaration » du Conseil National pour la Nouvelle Résistance, CNNR, point 5 : « Les biens communs sont l’air, l’eau, la biodiversité, la santé, l’éducation».

27 mars 2020

18 organisations syndicales, associatives et environnementales signent une tribune  « Plus jamais ça ! Préparons le « jour d’après » Lire ici.

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Où en sont les écoles expérimentales aujourd’hui ?

Des photos et images d’expériences alternatives, de projets émancipateurs

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Les écoles (et collège) de la Villeneuve de Grenoble

Des expérimentations ont été réalisées à l’intérieur du système éducatif et du Service public depuis plusieurs années. Certaines n’ont pas résisté à la pression de l’administration et ont disparu comme les écoles de la Villeneuve de Grenoble (avec un collège) qui ont vécu des années soixante-dix aux années deux mille. Et ce, malgré les éloges de l’administration qui n’était pas à une contradiction près comme on le voit sur ce document où sont énoncées les conditions propices à une transformation réelle de l’Ecole, qui peuvent être encore utiles aujourd’hui. Ces éloges ( exceptionnels) venant de l’institution témoignent du fait qu’il ne s’agit pas d’un mythe :

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L’école Vitruve à Paris

Certaines innovations sont toujours vigoureuses comme l’école Vitruve à Paris : on peut lire sur la page d’accueil de son site « L’école Vitruve est une école publique un peu particulière. Basée sur un fonctionnement par projets, elle a pour objectif de permettre à chaque individu qui la compose, enfant comme adulte, de trouver sa place et d’agir dans le collectif. Sa devise : C’est à plusieurs qu’on apprend tout seul ».

« Située dans le 19ème arrondissement, cette école publique est une « expérimentation, qui veille à se remettre en question et à se renouveler, et qui demeure hors norme, atypique et originale ». Une originalité qui porte sur l’organisation pédagogique de l’école et sur la coopération avec les partenaires du système éducatif dans le but de mieux lutter contre l’échec scolaire. Son évaluation, menée entre mars 2018 et juin 2019, doit permettre le renouvellement du statut particulier de cette école ô combien atypique… » Sur le site du Café Pédagogique (cliquer sur la photo).

Ecole Vitruve à Paris

L’école Vitruve participe depuis plusieurs années à la FESPI (fédération des établissements scolaires publics innovants).

Yves Reuter : « […] au travers des études qui existent, les résultats quant aux apprentissages purement scolaires sont au moins identiques aux autres écoles. Là où les résultats sont nettement meilleurs, c’est au niveau des compétences psycho-sociales et de citoyenneté. »

« Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais de faire bouger l’éducation nationale et d’encourager différentes initiatives prises sur le terrain. Et puis surtout, il faut former les enseignants. Bien souvent en France, on reforme mais on ne forme pas. Quand on veut généraliser trop vite, quand les enseignants ne sont pas convaincus, cela ne marche pas.  Il faut faire connaître ce type de pratiques pour que les gens s’en inspirent, il faut socialiser. Chacun en fera ce qu’il souhaite. »

Rapport d’Yves Reuter.

Lire ici « En sortant de l’école » de Jean Foucambert sur l’école Vitruve.

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Le lycée auto-géré de Paris

Le lycée autogéré de Paris (LAP) est un lycée expérimental créé en 1982 sous le ministre de l’Éducation nationale Alain Savary. Des enseignants et des jeunes en sont les fondateurs. Il a été créé pour offrir une alternative à la pédagogie traditionnelle.

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Le collège Clisthène

Le collège Clisthène à Bordeaux date de 2002.

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En Belgique

Il faut retenir les expériences belges des écoles publiques sous la houlette de l’inspecteur Charles Pepinster.

Septembre 2020 : Une septième école publique à pédagogie du chef-d’oeuvre en Belgique

Une école publique au-delà de Montessori, Decroly, Freinet …

Un livre pour en savoir plus : « Du chef-d’oeuvre pédagogique à la pédagogie du chef-d’oeuvre » Ed. Chronique Sociale, éditions du GBEN collectif 

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Lire ici le compte rendu de toutes ces innovations.

2 réflexions au sujet de « Accueil »

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